Violence à l’école : un défi mondial ? PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Sauter à la navigation Sauter à la recherche L’Éducation nouvelle est un courant pédagogique qui défend le principe d’une participation active des individus à violence à l’école : un défi mondial ? PDF propre formation.


La violence en milieu scolaire est devenue une préoccupation mondiale. Enjeu éducatif et politique majeur, elle est malheureusement loin d’être abordée comme il le faudrait pour affronter positivement ce mal planétaire, où il y va de notre avenir culturel et démocratique ; elle alimente tout un discours de la « décadence » qui sert d’alibi à de menaçantes entreprises de régression.

L’auteur de ce livre fait litière, avec un humour ravageur, de ces récupérations et de leurs atours pseudo-scientifiques. Expert reconnu, esprit indépendant, il ne s’installe pas davantage dans la posture symétrique, bien pensante mais surréaliste, de négation du problème : à aucun moment il n’oublie l’oppression vécue par les victimes.

Son propos est de fournir à chacun, enseignant, responsable politique ou simple citoyen, une présentation objective du phénomène pris dans sa complexité et sous toutes ses dimensions. Une expérience de terrain de plus de vingt ans, en Europe, en Amérique et en Afrique, le savoir théorique constitué au fil de ses recherches par lui et son équipe, une synthèse approfondie de la littérature scientifique mondiale sont les gages de son sérieux.

Ce tableau ouvre sur les stratégies possibles pour faire face de manière pragmatique, efficace et motivée au problème. L’accent est mis sur l’importance du dialogue Nord/Sud, qui seul permettra ce renouvellement d’approche qu’exige sa « mondialisation ».

De lecture captivante, aussi constamment rigoureux qu’utilement illustré d’anecdotes significatives et de tranches de vie, cet ouvrage est un exemple parfait de science engagée.

Éric Debarbieux, docteur en philosophie, est professeur en sciences de l’éducation à l’université de Bordeaux. Éducateur ou instituteur auprès d’enfants et d’adolescents en difficulté durant plus de dix-huit ans, il s’est imposé par ses travaux sur la violence à l’école. Il dirige l’Observatoire International de la Violence à l’École.

Sous la direction de René La Borderie.

Préface d’Égide Royer.

La violence manipulée . Quantifier la violence : pour une critique des chiffres administratifs. La violence ordinaire : définition et conséquences. Comprendre la violence. Agir contre la violence. Défi mondial, échec français ? Postface. Pour une fédération des recherches sur la violence à l’école : l’Observatoire international de la violence à l’école.

L’éducation nouvelle s’appuie sur les principes de la pédagogie active et la confiance dans les ressources propres à chacun. Elle prône un apprentissage à partir du réel et du libre choix des activités. Cependant, l’éducation nouvelle ne se limite pas à un enseignement par des méthodes actives venant se substituer à l’enseignement magistral. Elle estime que l’éducation ne peut isoler l’enseignement des matières académiques des autres champs de l’éducatif, et attache une importance égale à tous les domaines : intellectuels, artistiques, mais également physiques, manuels et sociaux. C’est une éducation globale, où est important le milieu de vie élaboré par l’école. L’apprentissage de la vie sociale est essentiel : depuis le  self-government  de Summerhill aux conseils coopératifs de la pédagogie institutionnelle, le respect de l’enfant implique qu’il soit partie prenante des règlements qui régissent sa vie.

Cette pédagogie a été historiquement expérimentée dans des lieux où les enfants vivaient en permanence : orphelinats et internats. Adolphe Ferrière estimait en 1919 qu’une école nouvelle était nécessairement un internat situé à la campagne. De nos jours, pour atteindre ces mêmes objectifs, elle associe étroitement les parents à la vie de l’école. On trouvera chez ces pédagogues des références à Rabelais et son abbaye de Thélème, à Montaigne, à Comenius.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. The Modern School de Francisco Ferrer, traduit par Voltairine de Cleyre en 1909. Ce mouvement, de caractère international, est marqué dès 1889 par l’ouverture de l’École d’Abbotsholme, en Angleterre. Elle est suivie quelques années plus tard par celle de l’école de Bedales, qui pose le principe de la coéducation des deux sexes : c’est la première école mixte anglaise. Ces écoles sont des internats à la campagne qui ont pour point commun de s’adresser à une élite. Aux États-Unis, John Dewey ouvre en 1896 un laboratoire d’études sur la psychologie appliquée pour mieux comprendre la pédagogie, science appliquée de la psychologie.

Le mouvement européen s’enrichit en 1910 avec l’ouverture de l’Odenwaldschule par Paul Geheeb en Allemagne. En Pologne, Janusz Korczak crée en 1912 son premier orphelinat  Dom Sierot  organisé en république d’enfants. La Première Guerre mondiale marque profondément les pédagogues engagés dans ces expérimentations. Il avait semblé alors que pour assurer au monde un avenir de paix, rien ne pouvait être plus efficace que de développer dans les jeunes générations le respect de la personne humaine par une éducation appropriée. En 1919 commence en Allemagne l’expérience des écoles libertaires de Hambourg, tandis qu’en marge du mouvement, Rudolf Steiner ouvre la première école Waldorf. En 1921, la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle est créée, sur la base de la charte de l’éducation nouvelle rédigée en 1915 par Adolphe Ferrière.