Une intention de salut : Essais sur la poésie française moderne PDF

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Comment participer à ce que la vie a de divin si on ne croit plus en Dieu ? Comment lui donner une signification, si on la sent privée du fondement ontologique qui autrefois lui garantissait sa cohérence? Que deviennent enfin lespérance, et surtout la charité, dans un monde où la foi ne semble plus praticable ? Voici les questions que ce livre propose daborder, en étudiant cinq réponses apportées par la poésie moderne à la crise métaphysique quelle se voit contrainte daffronter. Celle de Baudelaire, dont le rapport à la tradition chrétienne est resté profondément ambigu. Celle de Rimbaud, dont le projet poétique a remis en cause cette tradition au nom dune réinvention de lamour et dune réintégration de lêtre. Celle de Claudel, seul à avoir vécu la foi sans équivoque, mais au prix dun refus péremptoire de bien des aspects de la pensée moderne. Celles, pour finir, de Louis-René des Forêts et dYves Bonnefoy, conscients lun et lautre de venir « après les dieux », ce dernier pourtant voulant identifier poésie et espoir, et affirmant avec insistance que « lacte vraiment moderne est de vouloir fonder une vie divine sans Dieu ».

La représentation de Dieu et la façon de nommer Dieu varient en fonction des époques et systèmes de croyances. Articles détaillés : Noms de Dieu dans le judaïsme et Noms de Dieu en islam. Zeus dont le génitif est Dios. Dans ce texte, le terme désigne avec une majuscule la divinité du monothéisme chrétien.

Ce Codex est une copie de la traduction de la Bible effectuée selon l’alphabet inventé par l’évêque Wulfila deux siècles plus tôt. Seigneur  donné dans la plupart des religions chrétiennes aussi bien à Dieu qu’à Jésus. C’est en particulier le cas de ceux qui s’inscrivent dans une approche apophatique. Nous ne savons pas ce qu’est Dieu.

Dieu lui-même ignore ce qu’il est parce qu’il n’est pas quelque chose. Littéralement Dieu n’est pas, parce qu’il transcende l’être. Transcendant, notre discours se réduit à proportion de notre montée. Arrivés au terme nous serons totalement muets et entièrement unis à l’Indicible. Pseudo-Denys l’Aréopagite, De la théologie mystique. Akhenaton est le cadre d’une brève révolution monothéiste fondée sur le culte d’Aton dont la portée réelle est discutée.

Citant à ce propos Marcel Gauchet, l’historienne souligne la nécessité d’une  extraterritorialité  religieuse pour le peuple juif : celui-ci peut alors s’affranchir du pouvoir impérial et du  culte de souverains puissants aisément divinisés par leurs sujets . Entités et réintroduisant des divinités antérieures dans une évolution qui peut faire penser à l’Égypte et diverge radicalement de celle du yahwisme judaïque. L’émergence du monothéisme judaïque  exclusif  est liée à la crise de l’Exil. Non seulement la défaite n’est pas due à l’abandon par YHWH, mais c’est au contraire l’occasion de le présenter comme seul et unique Dieu : dans les récits que les intellectuels judéens écrivent alors, la destruction de Jérusalem, loin d’être un signe de faiblesse de YHWH, montre la puissance de celui qui a instrumentalisé les Babyloniens pour punir ses rois et son peuple qui n’ont pas respecté ses commandements. Article détaillé : Le problème du Dieu unique et la philosophie.

Dieu comme le principe créateur, selon l’analyse de Mireille Hadas-Lebel :  Chez les Grecs, l’idée d’un principe unique qui anime le monde relevait de la philosophie. Ce Dieu n’était cependant pas un principe abstrait, mais une force tutélaire : roi, père, juge qui veillait sur les Hommes et exigeait d’eux un comportement moral dont aucune divinité de l’Olympe ni de l’Orient antique ne pouvait donner l’exemple. Les religions abrahamiques sont monothéistes, elles affirment l’existence d’un Dieu unique et transcendant. Au Moyen Âge, sous l’impulsion de la pensée arabe et grecque, la pensée juive élabore une théologie d’où ressort, entre autres, un principe énoncé par Saadia Gaon :  la pensée humaine, don de Dieu, est valide et source de vérité à l’égal de la Révélation . Dans la Bible, Dieu est décrit en termes psychologiques : coléreux, content, triste, déçu, ayant de la pitié, aimant ou haïssant. La Kabbale distingue le  Dieu en soi, caché dans la profondeur de son être  et le Dieu révélé qui se manifeste à travers sa création et de qui, seulement, on peut dire quelque chose, tout en mettant l’accent sur l’unité de ces deux aspects.

Dans cette tradition, on insiste sur la présence de Dieu dans l’ensemble de sa création, disant que la Torah est l’incarnation vivante de la sagesse divine. David Hume et de Kant, les théologies judaïques se sont tournées vers la raison pratique et l’idéalisme moral pour parler de Dieu. Elle est l’œuvre des Pères de l’Église, notamment Augustin d’Hippone. Dieu lumière intérieure qui  travaille  les humains au plus intime de leur être.

Dans le christianisme deux conceptions de Dieu, celle de la religion et celle de la philosophie, tantôt cohabitent comme c’est le cas chez Augustin d’Hippone, tantôt sont séparées. La conception de Dieu dans le christianisme doit faire face à un certain nombre de questionnements. Tout d’abord il faut répondre à la question du mal. Cela donnera lieu à un certain nombre de théodicées. Ils vont aussi devoir se situer face à la transcendance divine.

Sur ce point, il existe des divergences. Pour Augustin d’Hippone et les pères cappadociens tels que Grégoire de Nysse ou Grégoire de Nazianze Dieu est très transcendant c’est-à-dire bien au-dessus des hommes. Dieu sont relativement accessibles à la pensée humaine. Chez Augustin, la rédemption n’est pas purement mécanique car elle est déterminée par le mystère de la Grâce.