Thèbes 1250 av. J.-C. : Ramsès II et le Rêve du pouvoir absolu PDF

Cette bataille s’est déroulée aux abords de Qadesh, dans le sud de l’actuelle Syrie. Son résultat thèbes 1250 av. J.-C. : Ramsès II et le Rêve du pouvoir absolu PDF discuté parce qu’il semble indécis. Grâce à la précision des sources égyptiennes, elle est devenue un objet d’étude pour nombre d’amateurs, chercheurs spécialistes en sciences militaires et historiens.


L’absence de comptes rendus hittites de la bataille laisse cependant un point de vue biaisé sur celle-ci. Il s’agit d’un long texte, dont subsistent huit copies en différents temples ainsi que d’autres sur des papyri. Séthi Ier qui a fait représenter sa victoire sur les Hittites sur les murs de Karnak. Parmi les différentes campagnes de Ramsès mises en image sur les murs, celle de Qadesh est la plus attestée. Ces scènes narratives remarquables visent avant tout à magnifier les exploits du roi, tout comme les textes, mais elles apportent des représentations vivantes et dramatiques des événements comme la bastonnade des patrouilleurs hittites capturés ou encore la situation pathétique des vaincus lorsqu’ils sont repoussés vers les zones marécageuses et se noient.

Elles rapportent des faits délaissés par les textes, comme le rôle des Na’arin. Aucun texte hittite décrivant la bataille de Qadesh n’est connu. La situation géopolitique du Moyen-Orient vers 1300 av. Articles connexes : Nouvel Empire égyptien et Histoire des Hittites.

Les deux pays se disputent la domination sur plusieurs principautés de Syrie, région riche mais fragmentée politiquement, ce qui facilite les intrusions des grands royaumes voisins qui se la disputent depuis plus de deux siècles. L’équilibre est vraiment rompu par les campagnes du monarque hittite Suppiluliuma Ier contre le Mitanni dans les années 1340-1330 av. Les conflits, menés par les fils du roi hittite vieillissant, ne donnent pas lieu à des résultats significatifs. La réplique égyptienne aux progrès hittites ne vient qu’avec Horemheb, considéré comme le dernier pharaon de la XVIIIe dynastie. Séthi Ier au combat, du temple d’Amon-Rê de Karnak. Mais la situation change, et les Hittites sont désormais sur la défensive face aux Égyptiens.

Il commémore sa victoire contre les Hittites par une inscription accompagnée de relief dans un temple de Karnak. Anatolie occidentale où il doit mater des rébellions jugées sans doute plus menaçantes que la situation en Syrie, en dépit du fait que son autre adversaire dans la région, l’Assyrie, progresse également. Amurru est resté dans le camp égyptien, mais Muwatalli accentue la pression pour le faire revenir dans son camp. Les trois premières années de règne du nouveau pharaon sont consacrées à des affaires internes, puis il passe à l’action en 1275 av.

Les deux adversaires préparent leurs troupes pour l’année suivante, et c’est à ce moment que débutent les récits de la bataille de Qadesh laissés par Ramsès. La Syrie à l’époque de la bataille de Qadesh. Les textes égyptiens ne mentionnent pas explicitement cet objectif : si c’était bien le but de Ramsès, il est logique qu’il n’apparaisse pas dans les textes à sa gloire, n’ayant pas été rempli. C’est donc une ville de carrefour. Mais le seul objectif explicitement connu à cette bataille est celui des Hittites, l’Amurru.

Ce royaume est situé vers le nord-ouest, autour du Djébel Ansariyé, et le long du littoral. C’est un ancien vassal de l’Égypte passé dans le camp hittite, puis à nouveau dans celui de l’Égypte. Amurru l’a trahi et lui a dit :  D’hommes libres nous sommes devenus des vassaux. Mais désormais nous ne sommes plus tes vassaux ! Et ils ont suivi le roi d’Égypte. Alors Muwatalli, le frère du père de Mon Soleil, et le roi d’Égypte se sont affrontés pour le peuple de l’Amurru. Il s’agit logiquement pour les Hittites de récupérer un vassal perdu.