Répertoire des thèses françaises relatives à la musique (1810-2011) PDF

Titulaire de nombreuses décorations pour ses actes héroïques durant répertoire des thèses françaises relatives à la musique (1810-2011) PDF Seconde Guerre mondiale, elle est la deuxième femme à devenir Grand-croix de la Légion d’Honneur après Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Dès l’âge de huit ans, Germaine est envoyée avec sa sœur Françoise en pension à l’institution Jeanne d’Arc de Clermont-Ferrand. Je ne mettais en doute l’existence de deux monstres sans visage : l’Allemand et la Mort. Germaine Tillion accompagne Thérèse Rivière chef de mission et directrice du département  Afrique Blanche et Levant , au Musée d’ethnographie du Trocadéro.


Fruit de trente ans de travail, voici réunis les intitulés de quelques 3 400 thèses françaises relatives à la musique, conduites à soutenance par plus de 1 200 chercheurs provenant de toutes les disciplines : arts, droit, lettres, médecine, sciences… Précédées d’une introduction historique et pourvues d’un quadruple index (directeurs de recherche, dates, lieux, matières), elles montrent ainsi comment – de 1810 à 2011 – s’est peu à peu constituée puis renforcée dans les universités françaises une discipline installée aujourd’hui dans un quart de ces établissements : la musicologie, véritable interface entre maintes spécialités.

70 km d’Arris, il faut plusieurs heures à cheval pour arriver en ces lieux très isolés. Sahara en hiver et les hauteurs en été. Au premier abord, elle a l’impression qu’il n’existe pas de problèmes majeurs dans les relations entre Français et musulmans. En France, en 1938, elle apprend l’existence du mouvement formé autour de Messali Hadj.

Paris en 1938 à la demande de William Marçais et du commandant Montagne. Durant son séjour en France en 1937-1938, elle a de nouveau un contact avec l’Allemagne nazie, en Bavière, où elle passe quelques jours. Fréquentant régulièrement le Musée de l’Homme, elle fait la connaissance d’un des sous-directeurs, l’ethnologue Jacques Soustelle. Kebach le 21 mai et arrive à Paris le 9 juin, en pleine débâcle de l’armée française. Le réseau est démantelé en 1941 : arrestations en janvier-mars de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et d’autres personnes du Musée de l’Homme, puis en juillet de Paul Hauet et de Charles Dutheil de La Rochère.

Inculpée pour cinq chefs d’accusation, elle est transférée à Fresnes, où en janvier 1943, elle apprend l’arrestation de sa mère. Fresnes, elle obtient la disposition de sa documentation et poursuit la rédaction de sa thèse. Kommando de travail, mais  disponibles  pour les pires corvées, elle réussit à échapper pendant plusieurs mois à tout travail pénible, et utilise toutes ses capacités pour comprendre le monde dans lequel elle se trouve. En mars 1944, elle fait clandestinement une conférence pour quelques-unes des déportées françaises. Elle fait la connaissance de Margarete Buber-Neumann, qui dès cette époque, lui apprend ce qu’est le système des camps de travail forcé soviétique. En octobre 1944, elle écrit, sur un cahier soigneusement caché, une opérette Le Verfügbar aux Enfers.

Germaine Tillion y mêle des textes relatant avec humour les dures conditions de détention et des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire. Puis un événement inattendu a lieu : la tentative de Himmler de négocier son avenir avec les puissances occidentales. Début avril, 300 Françaises sont évacuées par la Croix-Rouge internationale, mais les NN sont exclues. Göteborg en Suède où elles sont prises en charge par un établissement hospitalier. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l’opérette, etc. Dès le début du séjour à Göteborg, Germaine Tillion lance un travail de recherche sur le camp de Ravensbrück à travers un questionnaire qu’elle utilisera ensuite pendant plusieurs années.