Pourquoi les jeunes abandonnent-ils le judo ? PDF

Pourquoi les jeunes abandonnent-ils le judo ? PDF ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Shōtoku, Minamoto no Yorimitsu et Hachiman Tarō Minamoto no Yoshiie.


L’abandon sportif est un phénomène touchant toutes les disciplines. La Fédération Francophone Belge de Judo (FFBJ) n’échappe pas à ce problème. À travers l’analyse des causes de ces abandons, l’auteur met en lumière des éléments sur lesquels il serait possible d’agir pour limiter ce constat. Pour ce faire, une enquête a été réalisée auprès de judokas ayant abandonné le judo au cours des années 2005 et 2006. Trois questionnaires ont été utilisés : le premier tente de cerner les principales raisons qui ont poussé ces ex-pratiquants à arrêter le judo ; les deux autres s’intéressent à deux processus psychologiques qui pourraient expliquer l’abandon : les buts d’accomplissement et le climat motivationnel. Ces deux théories motivationnelles ont été choisies car elles permettraient de faire un lien entre les raisons d’abandon invoquées par les sujets, et les caractéristiques qui leur sont propres (les buts d’accomplissement) ainsi que le climat dans lequel se déroulait l’activité.

Le bouddhisme fait de l’interdiction de tuer des êtres vivants l’un de ses grands principes ». Les différentes éditions du Dit des Heiké apportent un éclairage sur la notion de voie. Parmi les classes existaient les bushi, sous-officiers et officiers inférieurs, et les buke, officiers supérieurs appartenant à la noblesse. Les samouraïs font partie de la catégorie des buke, et leur code est le buke-shô-hatto. Mencius fut également une grande source d’inspiration pour le bushido. Notons que le bushido n’est pas le premier  code de chevalerie  du Japon médiéval. Toutefois, si certains confondent les deux, d’autres font l’erreur de commettre la démarche inverse !

En effet, le bushido se trouve dans la continuité de kyuba-no-michi, il s’est structuré au fil des siècles, de même que le stoïcisme de Sénèque était nécessairement différent de celui de Zénon. Ainsi, à l’époque de la guerre de Genpei et du bakufu Minamoto, on parlait de  Voie de l’Arc et du Cheval , simplement parce que c’était la façon traditionnelle de combattre des samouraïs. Toutefois, la guerre au Japon évolua progressivement. Si déjà à l’époque de Yoshiie, des sièges existaient, le combat en mêlée prit de plus en plus d’importance en même temps que l’on augmentait le nombre de soldats ou que déclinait l’importance de l’arc.

Dès l’époque Kamakura, l’importance du sabre, puis celle de la lance s’affirmèrent. Ceux qui n’étaient pas devenus rōnin travaillèrent dans des châteaux ou en milieu urbain. Les goshi, les samouraïs campagnards et soldat-paysans, étaient la norme avant la réforme de Oda Nobunaga, qui força ses samouraïs à vivre en ville afin de les mobiliser plus rapidement et plus facilement pour des expéditions militaires. Par la suite, cette façon de faire s’étendit à tout le pays et les Tokugawa firent du Japon une culture urbaine et sophistiquée.

Les arts martiaux étaient devenus en grande partie inutile. Si on remonte plus loin encore, on trouve une abondance de héros et de guerriers légendaires, généraux ou simples samouraïs. Ainsi donc, aux yeux d’un homme de la vieille école comme Yamamoto Jocho Tsunetomo, leurs descendants de l’époque Edo sont plutôt gâtés et font la fine bouche. Le katana doit être manié par un maître capable de déterminer les capacités de l’arme sans qu’elles subissent l’influence de l’utilisateur. En fait, les daimyos rejettent le tameshigiri qu’ils trouvent barbare. Même cet exercice est nécessaire, ils l’évitent et le confient à des experts de bas rang social.

En matière d’arts martiaux et d’attitude vigilante, les seigneurs ne montrent pas vraiment l’exemple, mais les samouraïs de plus bas rang doivent s’en accommoder et servir de leur mieux. Le bushido s’épanouit sur les champs de batailles, et dans un monde en paix, il est coupé de ses racines. Et c’est aussi cela, la problématique au cœur du bushido : qui servir et comment le faire au mieux ? C’est dans ce contexte que le bushido est théorisé, tantôt par initiative individuelle, tantôt par des  théoriciens du régime  tels que Hayashi Razan, Taira Shigetsuke ou encore le moine Nankobō Tenkai, proche conseiller de Tokugawa Ieyasu. En fait, les samouraïs en armure préféraient très souvent le tachi et le tantō, et pendant l’époque Sengoku, les samouraïs préféraient le katateuchi au wakizashi. Motoori Norinaga, grand spécialiste de la  Voie des dieux . Cette rédaction du bushido, les ouvrages et les codes de conduites rédigés à cette époque, visent non pas à créer mais à maintenir et à réguler, et théoriser sur ce que devrait être le guerrier samouraï, sa forme et son attitude idéale, ce qui longtemps avait été laissé non écrit par leurs ancêtres.

Dans ce genre de détails révélateurs de l’essence du bushido, on ne peut que constater à quel point il est similaire au kyuba no michi des ancêtres. Un autre exemple lié aux lois somptuaires des samouraïs sont les chignons mage. Japonais adoptèrent le chignon, dont la forme se modifia au fil du temps. Sengoku, les samouraïs étaient en guerre perpétuelle et n’avaient donc pas le temps de se raser les cheveux. L’une des modes dominantes consistait à garder le sakayaki en permanence, ils étaient ainsi toujours prêts à guerroyer.