Oeuvres : Tome 7, Les temps de l’affaire Dreyfus (1897-1899) Volume 2, Octobre 1898-Septembre 1899 PDF

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Les deux volumes consacrés aux Temps de l’affaire Dreyfus sont d’une ampleur exceptionnelle. L’Affaire y occupe une place primordiale : après Les Preuves, sont ici publiés deux ensembles de textes reproduits pour la première fois depuis leur parution dans la presse : les commentaires de Jaurès en avril-mai 1899 sur l’enquête de la Cour de cassation, sa chronique consacrée au procès de Rennes jusqu’à la nouvelle condamnation de Dreyfus et sa grâce. Mais Jaurès s’investit aussi pleinement dans la crise du bâtiment parisien et amorce sur la grève générale un long et mouvant dialogue avec la jeune CGT.Ce tome contient quelques-uns des grands classiques de l’oeuvre jaurésienne : certains ont été repris par Péguy pour son volume Action socialiste, d’autres ont été publiés dans Le Mouvement socialiste, la jeune revue fondée par Hubert Lagardelle, ou par La Revue de Paris de Lavisse et Herr, comme sa longue méditation sur « Socialisme et Liberté ».Confronté aux bouleversements du monde, de la crise de Fashoda au dépècement de la Chine, Jaurès est amené à réagir de manière originale et créatrice. Il aborde une nouvelle période politique avec l’arrivée au pouvoir de Waldeck-Rousseau, la « défense républicaine » et l’entrée de Millerand au gouvernement : ses choix sont ici explicités par les articles parus dans La Petite République, mais aussi dans La Dépêche de Toulouse. Beaucoup de ces textes sont repris dans la presse régionale.L’édition, la présentation et l’annotation de ces volumes sont dues à Eric Cahm, secrétaire de la Société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus, et à Madeleine Rebérioux, présidente de la Société d’études jaurésiennes.

Sa vie et son œuvre ont fait l’objet de nombreuses études historiques. Plaque commémorative apposée au 10, rue Saint-Joseph. Zola enfant avec ses parents, vers 1845. 10, rue Saint-Joseph à Paris, le 2 avril 1840, d’un père italien et d’une mère française. Venise, et d’Émilie Aubert, native de Dourdan. Son père, ingénieur de travaux publics, ancien officier subalterne italien, soumissionne la construction d’un système d’amenée d’eau potable à Aix-en-Provence depuis la montagne Sainte-Victoire.

Les créanciers poursuivent alors la société du canal. En 1851, Mme Aubert se rend à Paris avec son fils pour suivre les actions en justice contre Jules Migeon et les créanciers qui se disputent la Société du canal Zola. Aubert, sa mère, totalement démunie, s’occupe de l’orphelin avec sa grand-mère, Henriette Aubert. Restée proche de son fils jusqu’à sa mort en 1880, elle a fortement influencé son œuvre et sa vie quotidienne. Paul Cézanne qui reste son ami proche jusqu’en 1886. Ce dernier l’initie aux arts graphiques, et plus particulièrement à la peinture. Dès sa prime jeunesse, Émile Zola est passionné par la littérature.

Il accumule les lectures et envisage très tôt le projet d’écrire à titre professionnel. Il considère dès son plus jeune âge l’écriture comme sa véritable vocation. Ses amis d’enfance Paul Cézanne et Jean-Baptistin Baille sont ses premiers lecteurs. Zola quitte Aix en 1858 et rejoint sa mère à Paris, pour y vivre dans de modestes conditions, espérant trouver le succès.

Il complète sa culture humaniste en lisant Molière, Montaigne et Shakespeare, mais pas encore Balzac qui ne l’inspirera que plus tardivement. Zola est recalé par deux fois au baccalauréat ès sciences en 1859. Ces échecs marquent profondément le jeune homme qui se désespère d’avoir déçu sa mère. Il est aussi conscient que, sans diplôme, il va au-devant de graves difficultés matérielles.

Le jeune homme la surnomme lui-même  une fille à parties , c’est-à-dire une prostituée. Il conçoit le projet de  la sortir du ruisseau , en essayant de lui redonner goût au travail, mais cet idéalisme se heurte aux dures réalités de la vie des bas quartiers parisiens. Il tire toutefois de cet échec la substance de son premier roman, La Confession de Claude. D’autres passions s’expriment à ce moment de sa vie. En effet, le monde de la peinture fascine Zola, très proche du mouvement impressionniste, avec des peintres qu’il a sans cesse défendus dans ses chroniques.

Le service des expéditions de la librairie Hachette. Ayant échoué au baccalauréat, Émile Zola affronte sans qualification le marché du travail et entre comme employé aux écritures aux docks de la douane en avril 1860. Hachette, l’idéologie positiviste et anticléricale le marque profondément. Il y apprend de plus toutes les techniques du livre et de sa commercialisation. 1864, Zola fait la connaissance d’Éléonore Alexandrine Meley, qui se fait appeler Gabrielle. Née le 23 mars 1839 à Paris, Alexandrine est la fille d’une petite marchande de dix-sept ans et d’un ouvrier typographe, né à Rouen.

On ne connaît pas l’origine de cette liaison. Mais aucune preuve n’étaie ces affirmations. Zola au Figaro, caricature de Hix, dans Le Grelot du 10 janvier 1881. Dès 1863, Zola collabore épisodiquement, puis régulièrement à partir de 1866, aux rubriques de critique littéraire et artistique de différents journaux. Les quotidiens permettent au jeune homme de publier rapidement ses textes et ainsi de démontrer ses qualités d’écrivain à un large public. Zola met à profit sa connaissance des mondes littéraire et artistique pour rédiger des articles de critique, ce qui lui réussit.

Dès 1866, à 26 ans, il tient deux chroniques dans le journal L’Événement. Zola a publié dans la presse une centaine de contes et tous ses romans en feuilletons. Il pratiquait un journalisme polémique, dans lequel il affichait ses haines, mais aussi ses goûts, mettant en avant ses positions esthétiques, mais aussi politiques. Il maîtrise parfaitement ses interventions journalistiques, utilisant la presse comme un outil de promotion de son œuvre littéraire. 1865, Zola quitte sa mère et emménage avec sa compagne dans le quartier des Batignolles, sur la rive droite, à proximité du faubourg Montmartre, le secteur où se situent les principaux organes de presse.