Oeuvres complètes : Edition complète et définitive PDF

Mac Orlan vécut à Montmartre, où il se lia d’amitié avec Guillaume Apollinaire, Francis Carco ou encore Roland Dorgelès. Témoin attentif de son temps, fasciné par les techniques modernes et les nouveaux moyens de communication, mais se tenant autant que faire se pouvait à distance des vicissitudes de l’histoire, il forgea la notion de  fantastique social  pour définir ce qui lui apparaissait comme étant l’envers trouble et mystérieux de son époque. Pierre Mac Orlan fit sa moisson de souvenirs. Pierre Dumarchey, qui adopta une vingtaine d’années plus tard le pseudonyme de  Mac Orlan , naquit à Péronne le 26 oeuvres complètes : Edition complète et définitive PDF 1882.


Maurice Genevoix fait allusion à l’élève Pierre Dumarchey,  jeune rétif  confié par son oncle à un directeur d’école de Châteauneuf-sur-Loire, le père Puy. C’est en ce moment, maintenant qu’il n’existe plus et que je suis moi-même un homme âgé, qu’un équilibre affectueux s’établit entre nous deux. Aujourd’hui, je pense souvent à lui en prononçant les mots que j’eusse toujours voulu dire quand il en était temps. C’est à cette heure que je désirerais accorder nos témoignages et dire comment, par des routes différentes, nous nous sommes rejoints. Mais, plus que la littérature, deux passions dominaient alors l’adolescent : Aristide Bruant et le rugby à XV. En attendant, les médiocres résultats scolaires du jeune Dumarchey au lycée d’Orléans incitèrent son oncle à l’envoyer à Rouen, pour intégrer cette École normale d’instituteurs dont Mac Orlan garderait des souvenirs essentiellement sportifs.

Il y étudia durant l’année scolaire 1898-1899. Pierre Dumarchey arriva à Paris au cours de l’hiver 1899. Mac Orlan donnerait dans un essai de 1929 quelques précisions sur cette vocation artistique :  J’aimais la peinture et les arts en général, écrivait-il dans Rouen, non pas tant pour la somme d’émotion qu’ils pouvaient me procurer que pour la situation sociale indépendante qu’ils offraient à ceux qui les pratiquaient. Il ajouta :  La peinture me plaisait parce que cet art précisait, dans mes heures de méditation à jeun, un atelier avec toutes les idées de la liberté sociale que ce mot éveillait en moi.

Il peignit à cette époque quelques tableaux à sujets sportifs, qui depuis ont été perdus, sans parvenir à vivre de son pinceau. Le jeune homme fit à cette époque plusieurs allers et retours entre Paris et Rouen, d’autant plus difficiles à dater que Mac Orlan livrerait dans ses récits ultérieurs des versions divergentes sur la chronologie de cette époque de sa vie. Pierre Dumarchey une période de vaches maigres. Petit Rouennais, avec lequel il fit la rencontre d’un personnage étrange et douteux connu sous le nom de Star. La fréquentation de cet homme pouvait être dangereuse, indiquerait plus tard Mac Orlan, tant il avait un don particulier pour entraîner son entourage dans les situations scabreuses. Après avoir perdu son emploi d’assistant d’imprimerie, Pierre Dumarchey retourna à Montmartre en 1901, où il retrouva ses compagnons de l’année précédente. Il vécut aussi, en 1910, à l’hôtel Bouscarat, place du Tertre, où logeaient Jules Depaquit et Gaston Couté.

Publié en volume au printemps 1914, ce roman passa pourtant à peu près inaperçu : trois mois plus tard, la guerre était déclarée. Il ne retourna plus au front, et fut décoré de la Croix de guerre. Outre ses activités d’écrivain et de reporter, il devint éditeur : aux éditions de la Banderole, à partir de 1920, ainsi qu’aux Éditions d’Art de la Renaissance du Livre, de 1921 à 1925. Blaise Cendrars, Mac Orlan introduisit dans sa poésie le vocabulaire de la modernité technique, évoquant la publicité, le phonographe, la T. Article détaillé : Le Mystère de la malle no 1.