Nous entrerons dans la carrière: De la Résistance à l’exercice du pouvoir PDF

Il écrit ainsi à sa nous entrerons dans la carrière: De la Résistance à l’exercice du pouvoir PDF, le 13 mars 1942 :  j’ai vu le maréchal au théâtre il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. D’autres gaullistes, rencontrés par la suite, auront une bien meilleure impression de François Mitterrand, à l’instar de Philippe Dechartre, de son vrai nom Jean Duprat-Geneau, adjoint de Michel Cailliau. André Masson, un partisan de la collaboration.


La Libération a-t-elle été « trahie » – comme nombre de résistants l’ont déploré ? Le dynamisme de la France libre et des maquis n’a-t-il pas été gâché en 1944 et dans les années suivantes ? Les combattants de l’armée des ombres rêvaient d’une transformation en profondeur de la société française, et la Ive République a paru continuer la IIIe.Pourtant, il serait trop simple de parler – à la manière de Péguy – d’une « mystique » de la Résistance qui se serait dégradée en « politique » de la Libération.Une quinzaine de grands témoins, représentant les grandes tendances de la République, de Michel Debré à François Mitterrand, de Georges Séguy à Pierre-Henri Teitgen, dressent ici un bilan, parfois contradictoire, souvent surprenant, de l’héritage dans la vie politique contemporaine.Avec la participation de Claude Bourdet, Jacques Chaban-Delmas, Michel Debré, André Dewavrin, Pierre Hervé, Daniel Mayer, Pierre Messmer, François Mitterrand, Christian Pineau, René Pleven, Gaston Plissonnier, Maurice Schumann, Georges Séguy, Pierre-Henri Teitgen.

Il conserve cependant un poste à la tête des centres d’entraides. En mars, Mitterrand rencontre Henri Frenay et le convainc aisément de travailler avec lui. L’activité du RNPG se déplace, au cours de l’année 1943, de la fourniture de faux papiers vers la fourniture de renseignements à la France libre. Selon Pierre de Bénouville,  François Mitterrand avait réussi à mettre sur pied un véritable réseau de renseignement dans les camps.

Le 10 juillet, François Mitterrand et le militant communiste Piatzook sont les auteurs d’un coup d’éclat lors d’une grande réunion publique à Paris, salle Wagram, consacrée à la  relève  des prisonniers par les ouvriers. Le général demande que les organisations de prisonniers fusionnent sous l’égide de M. Mais Mitterrand refuse la tutelle du mouvement de Michel Cailliau. Finalement, de Gaulle accepte les conditions de François Mitterrand.

Dans ses Mémoires de guerre, tome 3, de Gaulle cite nommément Mitterrand parmi ces chargés de mission qui  nous tenaient informés de tout . Décembre 1943 à la demande de Mitterrand, Jacques Paris et Jean Munier exécutent le franciste Henri Marlin qui s’apprêtait à lancer des actions commandos contre les maquis, ceux-ci trouveront refuge chez le père de Mitterrand. D’après ses mémoires, il a lui-même organisé ce mouvement avec ses proches durant la période où officiellement il travaillait pour le régime de Vichy, ce qui lui permettait de tout connaître des prisonniers de retour en France. Il participe à la libération de Paris en août 1944. Participant à la demande du général Lewis à la libération des camps nazis, il découvre par hasard Robert Antelme qu’il sauve du typhus.

Il est nommé par Charles de Gaulle secrétaire général aux Prisonniers de guerre dans le gouvernement des secrétaires généraux, qui assure pendant quelques semaines l’intérim, à Paris, du gouvernement provisoire. L’ascension de la roche de Solutré effectuée chaque année depuis 1946, témoigne de l’attachement de François Mitterrand à ses amis résistants. En 1984, François Mitterrand fut accusé de collaboration avec le régime de Vichy par les députés François d’Aubert, Alain Madelin et Jacques Toubon. Les prisonniers de guerre dans l’Histoire. Contacts entre peuples et cultures, Privat, Toulouse, 2003, p. Le Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre occupait alors le  Castel français , un hôtel particulier au 1, rue Hubert-Colombier dans le Vieux Vichy. François Mitterrand ou la tentation de l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1977, 333 p.