Neuropsychologie du développement PDF

Discipline carrefour née principalement de l’interaction entre neurologie et psychologie, la neuropsychologie profite de l’engouement actuel pour les neurosciences neuropsychologie du développement PDF est aujourd’hui en plein essor. La phrénologie présentait des lacunes méthodologiques qui en limitaient fortement la valeur scientifique : elle n’a finalement abouti à aucune connaissance sur l’esprit. Or ce localisationnisme, très longtemps débattu depuis la controverse entre Gall et Flourens, est sans doute le fondement le plus essentiel de la neuropsychologie, même s’il est aujourd’hui modéré par l’accent mis sur la notion de réseau cérébral distribué. Elle aura eu une influence importante sur les travaux expérimentaux qui constitueront les bases scientifiques et théoriques de la neuropsychologie.


La neuropsychologie du développement est une discipline nouvelle en neurosciences, qui connaît un essor très rapide depuis ces dernières années. L’ouvrage de C. M.-J. Braun, qui vient combler une lacune importante en langue française, couvre l’ensemble de la discipline. Il est divisé en deux grandes parties, aux objectifs très distincts. La première comporte 15 chapitres qui introduisent la neuropsychologie du développement et décrivent les rapports cerveau-comportement : ils traitent des domaines du développement normal et pathologique pré et post natal, préscolaire, scolaire, pubertaire et adolescent. Ils détaillent les questions spéciales du développement des asymétries cérébrales, des différences neuropsychologiques entre les sexes, du développement normal des principales fonctions psychologiques (sommeil, alimentation, motricité, intégration sensori-motrice, langage, mémoire, intelligence, affectivité, moralité, fonctions exécutives), de l’évolution des syndromes neuropsychologiques, de l’effet sur le développement des lésions cérébrales selon le type de lésion, de l’hérédité normale et pathologique des traits et systèmes neuropsychologiques, et aussi, des mécanismes et dysfonctions congénitales non héréditaires.

Toutefois, parallèlement puis en réaction au localisationnisme, se développe une théorie holistique du cerveau. Même si les travaux pionniers des localisationnistes étaient critiquables, le raffinement des théories psychologiques et l’accumulation d’observations anatomo-cliniques précises conduisent à abandonner les versions les plus radicales du holisme tant il devient indubitable que le cerveau obéit à une certaine organisation fonctionnelle. Cela conduit les chercheurs et cliniciens à s’intéresser à certains aspects du comportement jusqu’alors négligés comme les modifications du comportement sexuel ou encore les altérations du jugement moral consécutives à une lésion cérébrale. Comme discipline scientifique, la neuropsychologie s’attache donc à découvrir le siège cérébral des fonctions mentales telles que l’attention, la mémoire, etc.

Comme discipline cognitive, son rôle est aussi de fournir des arguments expérimentaux aux modèles cognitivistes, et en d’autres termes, de vérifier ou de révoquer, par la pratique, des théories sur le fonctionnement mental humain et animal. Les tests neuropsychologiques sont le premier outil des neuropsychologues, qu’ils soient cliniciens ou chercheurs. Beaucoup de neuropsychologues participent également à de nombreux protocoles de recherches, la plupart du temps sur des sujets concernant la recherche appliquée, comme l’élaboration de nouveaux tests. Enfin certains médecins neurologues et orthophonistes participent également à la recherche en neuropsychologie. La neuropsychologie est avant tout une discipline clinique qui s’exerce sous de multiples facettes et dans de multiples structures ou institutions.

Le neuropsychologue exerce donc généralement en établissement public ou privé et dans une moindre mesure en cabinet libéral. On pourra trouver des neuropsychologues dans les services de gériatrie, de Médecine Physique et Réadaptation, ainsi que dans certaines maisons de retraite. Les psychologues neuropsychologues exerçant en libéral constituent une minorité. Enfin, certains neuropsychologues sont salariés d’entreprises pharmaceutiques et sont ainsi chargés d’apprécier les effets neurologiques et neuropsychologiques d’un médicament avant qu’il ne soit lancé sur le marché. Dans tous les cas, le neuropsychologue ne doit pas être considéré comme un technicien dont le travail se réduit à faire passer des tests.

Il doit présenter un bagage important de connaissances et de compétences sur le fonctionnement normal et pathologique du système cognitif ainsi que son organisation. Les tests neuropsychologiques constituent le premier moyen d’investigation du neuropsychologue. Une impressionnante quantité de tests existe pour permettre l’évaluation neuropsychologique chez un patient. Ces tests visent à explorer les capacités cognitives d’un individu de la manière la plus large et la plus précise qui soit, ceci afin d’identifier précisément son état pathologique ou non. L’observation clinique est également au centre de l’investigation. Le neuropsychologue est un clinicien, il ne se contente pas d’analyser les résultats du patient à ses tests mais peut juger le comportement de ce dernier, en étant apte à apprécier une sémiologie plus ou moins flagrante lors de l’entretien neuropsychologique.

Le discours des proches, de la famille notamment, permet de dater plus précisément l’apparition des troubles et de juger de manière plus objective de l’impact de ceux-ci dans la vie quotidienne du patient. En France, le titre de neuropsychologue n’est pas encore reconnu en tant que tel. Le neuropsychologue est avant tout un psychologue spécialisé en neuropsychologie. Il accède à ce titre par un cursus Licence – Master en Psychologie. La profession y est de ce fait plus valorisée qu’en Europe.

Dans la province du Québec, le psychologue est habilité à évaluer les troubles neuropsychologiques lorsqu’une attestation de formation lui est délivrée par l’Ordre des psychologues du Québec. Seuls les détenteurs de l’attestation peuvent s’identifier comme neuropsychologues. Manuel de neuropsychologie, Paris, Dunod, coll. La neuropsychologie cognitive, Paris, PUF, coll. L’homme thermomètre : le cerveau en pièces détachées, Odile Jacob, coll. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 24 novembre 2018 à 06:34.

Discipline carrefour née principalement de l’interaction entre neurologie et psychologie, la neuropsychologie profite de l’engouement actuel pour les neurosciences et est aujourd’hui en plein essor. La phrénologie présentait des lacunes méthodologiques qui en limitaient fortement la valeur scientifique : elle n’a finalement abouti à aucune connaissance sur l’esprit. Or ce localisationnisme, très longtemps débattu depuis la controverse entre Gall et Flourens, est sans doute le fondement le plus essentiel de la neuropsychologie, même s’il est aujourd’hui modéré par l’accent mis sur la notion de réseau cérébral distribué. Elle aura eu une influence importante sur les travaux expérimentaux qui constitueront les bases scientifiques et théoriques de la neuropsychologie. Toutefois, parallèlement puis en réaction au localisationnisme, se développe une théorie holistique du cerveau.

Même si les travaux pionniers des localisationnistes étaient critiquables, le raffinement des théories psychologiques et l’accumulation d’observations anatomo-cliniques précises conduisent à abandonner les versions les plus radicales du holisme tant il devient indubitable que le cerveau obéit à une certaine organisation fonctionnelle. Cela conduit les chercheurs et cliniciens à s’intéresser à certains aspects du comportement jusqu’alors négligés comme les modifications du comportement sexuel ou encore les altérations du jugement moral consécutives à une lésion cérébrale. Comme discipline scientifique, la neuropsychologie s’attache donc à découvrir le siège cérébral des fonctions mentales telles que l’attention, la mémoire, etc. Comme discipline cognitive, son rôle est aussi de fournir des arguments expérimentaux aux modèles cognitivistes, et en d’autres termes, de vérifier ou de révoquer, par la pratique, des théories sur le fonctionnement mental humain et animal. Les tests neuropsychologiques sont le premier outil des neuropsychologues, qu’ils soient cliniciens ou chercheurs. Beaucoup de neuropsychologues participent également à de nombreux protocoles de recherches, la plupart du temps sur des sujets concernant la recherche appliquée, comme l’élaboration de nouveaux tests.

Enfin certains médecins neurologues et orthophonistes participent également à la recherche en neuropsychologie. La neuropsychologie est avant tout une discipline clinique qui s’exerce sous de multiples facettes et dans de multiples structures ou institutions. Le neuropsychologue exerce donc généralement en établissement public ou privé et dans une moindre mesure en cabinet libéral. On pourra trouver des neuropsychologues dans les services de gériatrie, de Médecine Physique et Réadaptation, ainsi que dans certaines maisons de retraite. Les psychologues neuropsychologues exerçant en libéral constituent une minorité. Enfin, certains neuropsychologues sont salariés d’entreprises pharmaceutiques et sont ainsi chargés d’apprécier les effets neurologiques et neuropsychologiques d’un médicament avant qu’il ne soit lancé sur le marché. Dans tous les cas, le neuropsychologue ne doit pas être considéré comme un technicien dont le travail se réduit à faire passer des tests.

Il doit présenter un bagage important de connaissances et de compétences sur le fonctionnement normal et pathologique du système cognitif ainsi que son organisation. Les tests neuropsychologiques constituent le premier moyen d’investigation du neuropsychologue. Une impressionnante quantité de tests existe pour permettre l’évaluation neuropsychologique chez un patient. Ces tests visent à explorer les capacités cognitives d’un individu de la manière la plus large et la plus précise qui soit, ceci afin d’identifier précisément son état pathologique ou non. L’observation clinique est également au centre de l’investigation. Le neuropsychologue est un clinicien, il ne se contente pas d’analyser les résultats du patient à ses tests mais peut juger le comportement de ce dernier, en étant apte à apprécier une sémiologie plus ou moins flagrante lors de l’entretien neuropsychologique. Le discours des proches, de la famille notamment, permet de dater plus précisément l’apparition des troubles et de juger de manière plus objective de l’impact de ceux-ci dans la vie quotidienne du patient.