Mon jardin à la mode d’autrefois : Potagers et jardins d’agrément : méthodes et techniques pour jardiner simplement PDF

Je reproduis avec l’aimable autorisation de Christophe Gatineau, cet article qu’il vient de publier dans son blog le jardin vivant. Ensuite parce qu’il pose ici des questions qui ne sont pas assez débattues, à mon sens dans le jardinage bio et la permaculture où la mon jardin à la mode d’autrefois : Potagers et jardins d’agrément : méthodes et techniques pour jardiner simplement PDF commence à s’ériger en dogme. Il y a quelques années, je vous avais posé la question jardinez vous sur butte ? Question à laquelle vous avez été nombreux à me répondre et suite à laquelle  Jacques Subra avait écrit cet article très instructif : Un jardin, oui, mais lequel ?


« Un sol de bonne qualité contient beaucoup de vers de terre ». Le saviez-vous ? Peut-être pas. Pourtant, avant que paysagistes et agent d’entretien ne prennent en charge tous nos espaces extérieurs, c’était une information connue de tous. Quand savoir-faire et astuces se transmettaient de père en fils, de nombreux jardins prospéraient grâce au soins emplis de bon sens de jardiniers amateurs. Ce guide pratique vous permettra de redécouvrir toutes ces astuces, par exemple comment : cultiver des variétés anciennes de légumes et de fleurs ; conserver les graines pour les prochains semis ; économiser vos efforts en choisissant des espèces demandant peu d’entretien ; éloigner les nuisibles grâce aux plantes aromatiques ; fabriquer votre propre compost et construire un composteur en matériaux recyclés ; économiser l’eau, construire un châssis pour protéger les plantes du gel, et plus encore… Avec Mon jardin à la mode d’autrefois, retrouvez un mode de vie plus sain et moins onéreux – qui ne vous demandera ni outillage élaboré, ni effort trop prononcé. Vous ne tarderez pas à découvrir que les astuces d’autrefois ne se démodent jamais !

Là encore, je vous invite à partager en bas de cet article, votre expérience et votre point de vue par rapport à ce qu’écrit Christophe dont je partage le point de vue sur ce sujet. Vue en coupe d’une butte contenant du bois. Les buttes, c’est beaucoup de travail. Quant à Moilamain, un des phares de la permaculture en France, il soutient que les buttes ont été greffées par hasard à la permaculture par Emilia Hazelip dans le courant des années 80 ! Et quand je lui pose la question : la butte élève-t-elle la permaculture ?

Très sincèrement, la culture sur butte est un détail de peu d’importance pour ceux qui ont une bonne connaissance du concept de permaculture inventé par Bill Mollison. Mais ils ne connaissent pas grand-chose aux mécanismes du sol et de la fertilité. Et l’amalgame perdure, renforcé par une vidéo présentant la méthode de Philip Forrer qui enterre du bois pourri dans ses buttes. Claude Bourguignon renchérit aux 2èmes assises de la biodiversité en 2012. La grande bêtise de l’agriculture, c’est de labourer et mettre la matière organique sous les racines. Donc le temps que les racines arrivent, c’est minéralisé. Et que fait-on dans une butte de permaculture ?

La technique du labour consiste à mettre la matière organique dans le sous-sol et on ne peut pas avoir de décomposition de la matière végétale en profondeur parce qu’il faut de l’oxygène. Traditionnellement, les buttes de culture étaient nourries par l’apport régulier de matière organique fraîche déposée à leur surface. De plus, ces buttes modernes sont édifiées sur des bois de récupération type palettes, bois vert, bois pourri ou troncs d’arbres alors que traditionnellement, le bois était proscrit parce qu’une butte auto-fertile imite l’écosystème forestier. Pour commencer, la butte est toujours une réponse esthétique ou mécanique au milieu. Et pour continuer, la construction de la butte dégrade toujours le sol en mélangeant tous les horizons. Après, il faut le temps d’aggrader ce qui est dégradé par l’apport de matière organique à sa surface.

Il serait intéressant de mesurer quelques années après le potentiel redox et le pH de ces buttes. Parce que le sol, cette partie de la Terre où prospèrent les racines du monde végétal et que j’appelle la racino-sphère, n’était pas au départ de la Terre contrairement à une idée reçue ! Ce sol nourricier est né conjointement avec le développement du monde vivant. Pour conclure, existe-t-il un seul avantage à enfouir la matière organique dans une butte comme dans un labour ?