Meret Oppenheim : Rétrospective PDF

Meret Oppenheim naît à Berlin d’un père allemand et d’une mère suisse, Eva Wenger, sœur de la peintre et cantatrice Ruth Meret Oppenheim : Rétrospective PDF une des épouses de Hermann Hesse. Meret Oppenheim a une sœur, Kristin, née en 1915, ainsi qu’un frère, Burkhard, né en 1919. Elle quitte l’école à dix-sept ans pour apprendre la peinture.


Organisé selon un parti-pris thématique, agrémenté d’une biographie, d’une bibliographie, et d’un index, ce livre constitue l’ouvrage de référence en français sur l’oeuvre de Meret Oppenheim que tous les amoureux du surréalisme attendaient.

En 1932, elle se rend à Paris et fréquente irrégulièrement l’Académie de la Grande Chaumière. En 1933, Alberto Giacometti et Jean Arp l’invitent à exposer au Salon des indépendants avec les surréalistes. En 1936, elle réalise, pour l’exposition surréaliste, l’objet Le Déjeuner en fourrure : une tasse, sa soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure. En 1938, elle voyage en Italie avec la peintre Leonor Fini et l’écrivain André Pieyre de Mandiargues. De retour à Paris en 1939, elle participe à une exposition de meubles fantastiques. En 1945, elle rencontre Wolfgang La Roche.

Ils se marient quatre ans plus tard à Berne où ils s’installent. En 1950 Meret Oppenheim revient à Paris, seule. En 1954, elle se remet à travailler après dix-huit ans d’inactivité artistique. Deux ans plus tard, elle dessine les costumes et les masques pour la pièce de Picasso Le Désir attrapé par la queue mise en scène par Daniel Spoerri et représentée à Berne. En 1959, à l’occasion de la Fête de printemps à Berne, Meret Oppenheim présente Le Festin : un buffet dressé sur le corps d’une femme nue au visage doré.

En 1967, une première rétrospective est organisée à Stockholm. Au cours des années 1974 et 1975, c’est une rétrospective itinérante qui parcourt la Suisse. En 1981, elle publie Sansibar, un recueil de poèmes, aux éditions Fanal, à Bâle. Pour le tirage des cent premiers exemplaires de ce numéro, elle crée la fameuse estampe représentant sa propre main. Cette même année, des rétrospectives sont organisées à Berne, Paris et Francfort.

Elle publie également le recueil de poèmes Husch, husch, der schönste Vokal entleert sich. Elle meurt d’une crise cardiaque à Bâle, alors qu’une controverse est suscitée par la fontaine que la ville de Berne lui a commandée et qui ne plaît pas à tous ses habitants. Son fonds d’archives se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne. Prix de l’art de la ville de Bâle, 1975. Grand Prix de l’art de ville de Berne, 1982.

Le  prix Meret-Oppenheim  est décerné chaque année par l’Office fédéral suisse de la culture depuis 2001. Il s’agit de l’une des rares distinctions expressément destinées à des artistes moins jeunes. L’âge minimal des lauréats est 40 ans. Les donateurs veulent contrer la tendance selon laquelle les artistes plus âgés trouvent difficilement un soutien financier. Plusieurs récipiendaires peuvent se partager le prix. Trente-quatre femmes surréalistes, 1999, Jean-Michel Place, Paris, pages 218 à 227, avec une photographie de Meret Oppenheim réalisée en 1977 par Marion Kalter. Patrick Bade, Man Ray, Parkstone International, 2011, p.

Philippe Dagen,  Meret Oppenheim, en toute liberté , Le Monde, 23-24 février 2014, p. 166 x 49 x 15 cm. L’idée du motif datait de 1933, métamorphosée en une première sculpture en 1959, puis, en 1978, en une seconde. Prix Meret Oppenheim 2014 à quatre représentants de la scène artistique suisse , sur www. Rechercher les pages comportant ce texte.