Maïmonide et la pensée juive PDF

Talmudiste, commentateur de la Mishna, jurisconsulte et décisionnaire, il est l’auteur du Mishné Torah, l’un des plus importants codes de maïmonide et la pensée juive PDF juive. Statue de Maïmonide dans l’ancienne Juderia de Cordoue. Son père, Rabbi Maïmon est une autorité respectée, consultée de part et d’autre de la communauté juive arabophone, qui assume après la mort de son épouse, le parentage de Moïse. La maison de la famille Maïmoun à Fès.


Retracer les premiers développements de la philosophie juive médiévale avant l’ère maïmonidienne, exposer succinctement les grandes doctrines du Sage du Vieux Caire (Fostat) sur Dieu, l’univers et l’homme, esquisser, enfin, le retentissement de cette œuvre gigantesque qui couvre l’ensemble du penser et du vécu juifs pour comprendre comment le rationalisme maïmonidien a-t-il pu être ignoré durant près de quatre siècles. En tentant d’apporter des réponses à toutes ces questions, ce livre aboutit aussi à la philosophie juive du début de ce siècle, avec la science du judaïsme, et les grands représentants du rationalisme juif, Hermann Cohen et Léo Baeck.

La famille Ibn Abdallah, qui comprend désormais un fils David et une fille dont nous ne connaissons pas le nom, erre dans le sud de l’Espagne pendant dix ans avant de rejoindre Fès au Maroc. Yehouda Hacohen Ibn Shoushan, directeur de l’académie talmudique locale, meure en martyr pour avoir refusé la conversion à l’islam. La famille fait route vers la terre d’Israël dix jours plus tard. Rabbi Maïmon meurt à Alexandrie et son corps est rapatrié à Tibériade où il est enterré. Vers 1177, le jeune frère de Maïmonide, déjà marié et père d’une fille, se rend sur les instructions de son frère au port d’Aidab, au Soudan.

Peu impressionné par ce qu’il y trouve, il décide de tenter sa chance aux Indes mais l’embarcation qui l’y emmène sombre corps et biens. Il meurt à Fostat, mais est enterré à Tibériade, aux côtés de son père. Son fils Avraham Maïmonide devient également médecin et philosophe. Sa première grande œuvre est le Commentaire sur la Mishna. Comme philosophe, il introduit la logique aristotélicienne dans la pensée juive et ouvre des pistes dans les domaines de la psychologie et de l’éthique.

Nommant son grand-œuvre d’après un verset du Deutéronome, Maïmonide, se basant sur les travaux du Rif, rassemble, avec une grande systématisation, toutes les décisions halakhiques et législatives dispersées dans le Talmud, et y joint les opinions des Gueonim. Maïmonide enseignant la « Mesure de l’homme ». Enluminure dans un manuscrit hébraïque de 1347. Rédigé en hébreu, son ambition avouée est de permettre à tout Juif de connaître la conduite à tenir, quand bien même il ignorerait tout de la Torah ou du Talmud. Cependant, il ne faut pas y voir d’attaque au sens propre.

En faisant des objections aux positions de Maïmonide, RabaD ne veut ni remettre son avis en doute, ni exposer ses opinions personnelles. Sa critique se trouve en marge de pratiquement toutes les éditions du Mishné Torah. Le Guide des Egarés en arabe, v. Il faut donc nécessairement examiner les êtres dans leur réalité, afin que de chaque branche de science, nous puissions tirer des principes vrais et certains pour nous servir dans nos recherches métaphysiques. Davantage éduqué dans la lecture des travaux des grands penseurs musulmans que dans le contact personnel avec leurs auteurs, il développa, outre une connaissance intime de la philosophie arabe, une maîtrise des doctrines d’Aristote.

Toute son œuvre vise à réconcilier la philosophie aristotélicienne et la science avec les enseignements de la tradition juive. Commentaires de la Mishnah en judo-arabe par Maïmonide. Ils furent néanmoins rapidement considérés comme fondamentaux, et ont été versifiés sous forme de l’hymne Ygdal. Je crois d’une foi entière que le Créateur, que Son Nom soit béni, est le Créateur et Maître de toutes les créatures, et que Lui seul fit, fait, fera toutes choses. Dieu peut tout, sait tout, et Il n’a pas de limite – Il Est sans limites, et aucune limite ne L’entrave, ce qui explique qu’Il puisse S’occuper du monde et de chacun simultanément. Lui seul fut, est, sera notre Dieu.

Il Est non pas Un et Unique, mais l’Un et l’Unique – fondement du monothéisme, pour lequel non seulement il n’y a qu’Un Créateur du monde, mais en outre, Il ne fait qu’Un avec le Dieu providentiel garant de la morale, et du libre arbitre de l’homme. Il est libre de toute représentation et propriété anthropomorphique, et qu’Il n’a aucune ressemblance. Je crois d’une foi entière que le Créateur, que Son Nom soit béni, est le premier et le dernier . Il est antérieur au monde, lequel n’est donc pas éternel, contrairement à ce que pense Aristote.