Les scènes de l’histoire de France : Je m’amuse à les reconnaître PDF

Please forward this error screen to cloud1. Le premier axe de sa pensée est  le culte du Moi  : Barrès affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les  Barbares , c’est-à-dire contre tout ce qui risque de les scènes de l’histoire de France : Je m’amuse à les reconnaître PDF’affaiblir dans l’épanouissement de sa propre sensibilité. Il est resté l’un des maîtres à penser de la droite nationaliste durant l’entre-deux-guerres.


Vercingétorix à Alésia, Napoléon à Austerlitz, la Commune de Paris, l’affaire Dreyfus, 732, 1515, 1936…, des noms, des lieux, des dates qui nous sont familiers et dont les illustrations abondent dans nos livres d’histoire et nos musées. Mais qui peut prétendre les replacer dans un juste contexte ? Ce livre qui raconte 60 scènes clés de l’histoire de France veut éveiller la curiosité des enfants et rafraîchir la mémoire de leurs parents. Une façon ludique d’apprendre à reconnaître événements et personnages les plus souvent représentés. Michèle et Alain Vizzavona ont choisi ces épisodes en fonction de la force du message qu’ils délivrent et de la symbolique du dessin qui les illustre.

Plaque devant le logement de Maurice Barrès, lorsqu’il était étudiant à Nancy. Garde impériale, prit sa retraite en 1835, à Charmes, dans le département des Vosges, où il s’était marié. Maurice Barrès naît le 19 août 1862. Il gardera de cette première expérience de l’internat un souvenir douloureux. Il naquit dans l’Est de la France et dans un milieu où il n’y avait rien de méridional. Maurice Barrès, Sous l’œil des Barbares, 1888. Il termine ses classes élémentaires et poursuit ses études à l’internat du lycée de Nancy.

Il y reçoit un  enseignement qui éveille sans exciter , et passe sa vie entre les cours de morale et la lecture des lyriques modernes. Il effectue une année de droit à la faculté de Nancy et publie son premier article dans le Journal de la Meurthe et des Vosges pour soutenir la candidature de Paul de Saint-Victor à l’Académie française. En 1882, il écrit une étude littéraire dans la Jeune France, un périodique mensuel. Il retourne à Charmes au mois de juillet, puis part pour Paris en janvier 1883 pour continuer officieusement ses études en droit. Il continue d’écrire des articles pour la Jeune France mais ne trouve pas d’éditeur à son Départ pour la vie. Il assume à lui seul la rédaction des quatre numéros. Notre tâche sociale, à nous, jeunes hommes, c’est de reprendre la terre enlevée, de reconstituer l’idéal français qui est fait tout autant du génie protestant de Strasbourg que de la facilité brillante du Midi.

Nos pères faillirent un jour : c’est une tâche d’honneur qu’ils nous laissent. Ils ont poussé si avant le domaine de la patrie dans les domaines de l’esprit que nous pouvons, s’il le faut, nous consacrer au seul souci de reconquérir les exilés. Ces fascicules ne sont pas un succès mais il continue à donner des articles à La Vie Moderne, la Revue Illustrée, la Revue des Lettres et des Arts, au Paris Illustré, dans les Chroniques, etc. Paris, Maurice Barrès fréquente les cénacles littéraires. Comme toute la jeunesse de son temps, il est très influencé par la pensée d’Hippolyte Taine et celle d’Ernest Renan, qu’il n’hésite pourtant pas à brocarder dans deux courts récits de 1888, Monsieur Taine en voyage et Huit jours chez Monsieur Renan. Renan et Taine avaient dressée soit à la recherche tranquille des faits, soit au maniement un peu détaché des idées, Barrès venait apporter une pensée sèche en apparence, mais sèche comme la main d’un fiévreux, une pensée toute chargée de métaphysique et de poésie provocante. Il parlait avec une assurance catégorique, à la fois hautaine et gamine, et si dédaigneuse des différences ou des incompréhensions !

Maurice Barrès nous promenait dans ce domaine de l’idéologie pure, le seul que nous connaissions un peu et où nous nous sentions à notre aise. Maurice Barrès, pour qui les écrits de Zola ne sont alors que  grossièretés retentissantes , est sacré  prince de la jeunesse . Dans Le Culte du Moi, Maurice Barrès  affirme les droits de la personnalité contre tout qui se conjugue pour l’entraver , y revendiquant  le petit bagage d’émotions qui est tout mon moi. Je me suis morcelé en un grand nombre d’âmes. Les unes vont à l’église, les autres au mauvais lieu. Maurice Barrès s’attache à démontrer que notre moi n’est pas immuable, il faut constamment le défendre et le créer. Le culte du moi est d’abord une éthique qui réclame des efforts réguliers.