Les résistances à l’Europe : Cultures nationales, idéologies et stratégies d’acteurs PDF

Ce mémoire a été les résistances à l’Europe : Cultures nationales, idéologies et stratégies d’acteurs PDF en Mai 2008. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008.


Les résistances à l’Europe
Cultures nationales, idéologies et stratégies d’acteurs

La question d’une hostilité, latente ou déclarée, vis-à-vis du procès d’intégration européenne est désormais d’une actualité évidente. Pour la pre­mière fois dans son histoire, la construction européenne pourrait être interrompue, ou du moins sérieusement ralentie, par la désaffection des électorats et de certains de ses dirigeants. Pourtant, tant les objectifs que les formes prises par les mouvements d’opposition à l’intégration européenne diffèrent grandement d’un pays à l’autre. D’une part, ces «résistances à l’Europe» expriment des valeurs issues de cultures poli­tiques particulières. D’autre part, le choix d’un acteur politique de «s’opposer» à la construction européenne est largement fonction des perspectives stratégiques ouvertes par un tel positionnement dans les différents contextes nationaux. Enfin, les «résistances à l’Europe» sont issues de matrices idéologiques souvent si opposées entre elles qu’aucun «front commun» ne paraît envisageable. Loin de s’imposer comme une nouvelle mouvance transnationale, la critique de la construction européenne demeure ainsi un phénomène national profondément enraciné dans des traditions distinctes. Pour cette raison, cet ouvrage structure l’étude des «résistances à l’Europe» pays par pays. Par souci d’éviter toute convergence artificielle, des cas nationaux ont été sélectionnés en vue de confronter différents contextes intellectuels et politiques.

Cette étude est le fruit d’une coopération entre des chercheurs issus de plusieurs universités européennes : Harmen Binnema et Ben Crum (Vrije Universiteit Amsterdam) ; Manuela Caiani et Donatella délia Porta (Institut universitaire européen) ; Florence Delmotte (Facultés univer­sitaires Saint-Louis) ; Michel Hastings et Cécile Leconte (Institut d’études politiques de Lille) ; Robert Harmsen (Queen’s University de Belfast) ; Karen Henderson (Université de Leicester) ; Vello Pettai (Université de Tartu) ; Antoine Roger (Institut d’études politiques de Toulouse) ; Olivier Rozenberg (Cevipof, Paris) ; Ramona Coman, Sophie Heine, Justine Lacroix, Jean-Benoît Pilet et Emilie van Haute (Université libre de Bruxelles).

Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation. En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories.

Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue. C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité.

La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture. Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines. Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat. La démocratie Le concept de démocratie était important pour la modernité. Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Elle est mise en œuvre et la philosophie n’aborde pas ce sujet en tant que tel.

Personne ne semble vouloir revenir en arrière. Ce qui peut faire débat, c’est le fait qu’elle est limitée. Par exemple, toutes les personnes qui vivent en France n’ont pas le droit de vote. La raison est partagée par tous les êtres humains. La raison peut s’élever au-dessus des situations particulières pour ne retenir que ce qui est fondé en raison. La raison pouvait servir de point d’appui au progrès et conduire au bonheur de l’humanité.