Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent PDF familles autochtones, comme les Ghammad, les Asfouri, les Rassaa, les Qassar, les Meherzi et les Kalchani, occupent des postes dans la magistrature religieuse et l’administration hafside et parviennent à s’y maintenir par la suite.


Aujourd’hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d’un impératif et d’un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne. Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d’où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ? Au cœur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial : il accumule l’argent, détruit l’Etat, dévaste la nature et les êtres humains. Ce livre révèle son visage, analyse son discours, dénonce ses méthodes. Des mercenaires dévoués servent l’ordre des prédateurs au sein de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international. Ce livre suit à la trace les satrapes de ces institutions au-dessus de tout soupçon, démonte l’idéologie qui les inspire et jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par l’empire américain. Mais un peu partout dans le monde, la résistance s’organise au sein de l’extraordinaire front qui fédère tant de refus locaux porteurs d’espérance. C’est la nouvelle société civile planétaire, dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination. La puissance de ce livre engagé ne doit pas surprendre : les gens dont il brosse le portrait, Jean Ziegler les a bien souvent croisés ; les institutions qu’il critique, il les connaît de l’intérieur. Tous ces mouvements de résistance, il les fréquente et les estime. Et puis il y a l’urgence.

La prospérité et la paix revenues, plusieurs puissantes familles de notables ou bourgeoises du pays, s’installent dans la capitale. Les beldis de Tunis sont donc d’origines sociales très diverses. Chaque catégorie sociale possède elle-même divers types d’élites : aristocrates et grands bourgeois pour celles de l’administration, grand bourgeois et classe moyenne pour la religion, des grands aux petits bourgeois pour le milieu artisanal des souks ou les propriétaires terriens. Azzouz, Daoulatli, Bornaz, Chaouch, Bach Hamba, Bach Tobji, Settari, Stamrad, Ben Jaafar, Belhaouane, etc. Ceci est également valable pour les différentes familles d’oulémas hanéfites qui abandonnent le rude métier des armes pour une carrière dans l’establishment religieux plus conforme à l’idéal beldi. Bellagha, ce qui constitue pour eux une forme d’embourgeoisement. Assurant d’abord un rôle de service et de garde rapprochée à la cour, le mamelouk est rattaché à la famille beylicale une fois anobli, par le biais de l’adoption ou de l’alliance par mariage.

Leur sont alors attribués des postes importants — ministres, caïds-gouverneurs de province, généraux ou fermiers fiscaux — mais aussi des missions diplomatiques, au service du sceau, à la trésorerie, etc. Ceci s’explique par la jalousie suscitée par une fortune rapidement acquise et le pouvoir exercé sur une population ne se reconnaissant pas dans ses nouveaux  maîtres . Néanmoins, leur  noblesse  reste très fragile : puisque leur notabilité n’est pas territorialisée et qu’ils ne bénéficient pas d’une assise sociale, ils sont à la merci du pouvoir. Esclaves étrangers, coupés de leur racine, leur seule chance de survie réside dans la réussite individuelle et leur assimilation dans la société. Quant aux faveurs du prince, elles ont permis à ce dernier d’établir des réseaux relationnels avec diverses familles et individus influents de la capitale.

Un autre cas d’intégration à la société des beldis concerne certaines familles de  souche tunisienne  — car venues de l’intérieur du pays — qui réussissent leur entrée dans le milieu social de la capitale par leur richesse ou leur proximité avec le pouvoir, en se voyant attribuer certaines fonctions dans l’État husseinite, les postes d’officiers ou de ministre étant généralement réservés aux Turcs ou aux mamelouks du bey. En effet, jusqu’ici les beys préfèrent s’entourer de personnes n’ayant pas d’attache particulière avec la population locale, c’est-à-dire les mamelouks ou les Turcs, la fin de la traite des esclaves blancs vers 1850 et la séparation progressive avec l’Empire ottoman ayant accéléré ce changement. Le rite islamique du savant est généralement déterminé par l’origine de sa famille : un cheikh hanéfite est ainsi issu d’une famille d’origine turque ou levantine, alors qu’un cheikh malikite est issu d’une famille d’origine arabe autochtone ou andalouse. Le noyau dur de la société des beldis, et sa plus grande majorité, est constitué de famille d’artisans ou de commerçants des souks et de propriétaires terriens.

Les métiers sont regroupés dans les souks de Tunis en corporations, ou guildes, dirigées par des chefs de corporation ou amines qui se chargent de définir les critères de qualité ou de régler les contentieux. Certaines familles monopolisent quasiment cette fonction, preuve de leur ascendant sur la profession. La transmission du savoir-faire artisanal se fait uniquement de père en fils : les familles gardent le métier de leurs aïeux, ce qui conduit à une spécialisation des métiers par origine géographique ou appartenance familiale. Les profits acquis par leurs activités permettent généralement aux artisans d’investir dans des terres et dans l’agriculture et de se constituer un patrimoine plus durable que le négoce, comme la fondation de habous. Zitouna et dans les médersas de la capitale, ce qui leur permet de faire carrière comme notables religieux ou administratifs de la capitale. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Tunis ou dans les deux faubourgs de Bab Souika et Bab El Jazira.