Les livrets de pèlerinage : Imprimerie et culture dans la France moderne PDF

La Chanson des quatre fils Aymon, également intitulée Chanson de Renaud de Montauban en référence à son personnage principal, est à l’origine une chanson de geste issue du cycle carolingien. Cette histoire aux thèmes chevaleresques tient son nom de quatre preux nommés Aalard, Renaud, Richard et Guichard, fils du comte Aymon de Dordone. Ce récit légendaire est d’origine les livrets de pèlerinage : Imprimerie et culture dans la France moderne PDF, et trouve quelques racines historiques dans l’époque mérovingienne. Fils du duc Aymon, ils s’opposent au roi Charlemagne et vivent de nombreuses aventures, avec des revers de fortune.


Comment l’imprimerie a-t-elle modifié la culture orale des pèlerinages, faite de cantiques chantés, de récits de miracles racontés et mimés ? Quand le fidèle sait lire, comment le livret transforme-t-il celui-ci, en étant un agent essentiel de la pastorale ? Dans quelle mesure l’imprimé tient-il compte de son auditoire ? Cet ouvrage se propose de répondre à ces questions. A partir d’une enquête sur 596 livrets concernant 216 sanctuaires sur trois siècles, les rapports entre imprimerie et culture sont examinés. Cet ouvrage se veut d’histoire totale, qui montre de manière transversale la production économique du livre, les intentions des auteurs, et la consommation/appropriation de l’objet. Ensuite, le thème est présenté de manière chronologique, par les livrets flamboyants (1480-1560), le temps des controverses (1560-1660), et le long temps de l’aventure individuelle (1660-1790). Le livret imprimé n’aura pas fait disparaître la démarche de pèlerinage très ancrée dans la culture des hommes, mais il aura réussi à la domestiquer.

Beuves d’Aigremont combattant les armées de Charlemagne dans l’Histoire des Quatre Fils Aymon illustrée par Eugène Grasset, 1883, p. Sauf mention contraire, ce résumé de la Chanson des quatre fils Aymon est basé sur le manuscrit La Vallière, compilé par Ferdinand Castets en 1909 et traduit en français moderne par Micheline de Combarieu du Grès et Jean Subrenat en 1983. Charlemagne, refuse de s’y rendre et fait tuer les messagers chargés de lui rappeler son devoir, y compris le propre fils de Charlemagne, Lohier. Le roi, désireux de venger son fils, lui déclare la guerre pour insubordination. Gravure extraite d’un incunable lyonnais, v.

Le duc Aymon présente ses quatre fils Aalard, Renaud, Richard et Guichard à la cour de son suzerain Charlemagne, à Paris, un jour de Pentecôte. Les trois autres frères sont armés de même, et Renaud remporte la quintaine. Mais le lendemain, Renaud dispute une partie d’échecs avec Bertolai, le neveu favori de Charlemagne, qui est mauvais joueur. Ce dernier demande justice et réparation à son roi, en lui rappelant à l’occasion sa responsabilité dans la mort de Beuves. Charlemagne refuse de l’écouter et Renaud, sous le coup de la colère, s’empare de l’échiquier pour le lancer à la tête de Bertolai, qui en meurt sur le coup. L’arrivée des quatre fils Aymon accueillis à Dordone, montés sur le cheval Bayard, après leur exil dans la forêt. Tous les quatre sont chassés de la forteresse de Dordone appartenant à leur père.

Après sept ans, Charlemagne retrouve leur trace et entreprend le siège du château de Montessor. Ils se font remettre des armes neuves, de l’or et de l’argent. Construction de la forteresse de Montauban d’après une image d’Épinal, estampe de François Georgin en 1830. Remis de leur séjour dans la forêt et armés, les quatre frères se présentent au roi Yon qui accepte volontiers leur aide : ses terres sont assiégées par le sarrasin Bège.