Les guerres de Louis XIV PDF

Les guerres de Louis XIV PDF article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Réforme conduit à une opposition entre protestants et catholiques sous la forme d’une sanglante guerre civile. Ces troubles coïncident avec un affaiblissement de l’autorité royale.


De la guerre de Dévolution à la guerre de Succession d’Espagne, les trente-quatre années de conflits d’un règne personnel de cinquante-quatre ans passées au crible d’une érudition sans faille.
Le jeune Louis XIV se lance dans ses premières guerres pour affirmer son pouvoir à la face de l’Europe, dans la logique d’un héritage stratégique légué par Mazarin. Il achève son règne sur des campagnes plus défensives, particulièrement coûteuses en argent et en hommes, dont la dernière manqua se terminer par l’invasion du pays.
A travers la chronique détaillée de chacun de ces conflits replacés dans une approche géopolitique, l’auteur éclaire l’art de la guerre propre au Roi-Soleil et à son temps, marqué par la rareté des batailles décisives, une progression lente, des sièges répétitifs, le tout subordonné à la volonté d’épuiser l’adversaire tout en menant avec lui des tractations diplomatiques ininterrompues. S’entremêlent dans le fil du récit des considérations étatiques, financières et institutionnelles, une vision de l’absolutisme et des valeurs aristocratiques. En regard, émergent des figures puissantes et vivantes dans la mémoire de tous : Turenne, Louvois, Villars, Vendôme, Luxembourg, le prince Eugène, Marlborough, Montecuccoli…

Professeur d’histoire militaire à l’université du Northwestern d’Evanston (Illinois), John A. Lynn s’est imposé comme le meilleur connaisseur de l’armée française au XVIIe siècle et au début de la Révolution par des publications qui ont fait date : The Bayonets of the Republic et Giant of the Grand Siècle : The French Army, 1610-1715.

Les rois François Ier et Henri II n’ont permis aucune contestation de leur pouvoir. Ils ne peuvent pas empêcher les Français de s’entre-déchirer. Entre les deux camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne fait qu’accentuer les tensions. Le caractère féodal du pays apparaît nettement avec l’indépendance croissante des princes et des partis qui augmentent dangereusement le réseau de leurs clientèles.

La réunion des États généraux, effectuée par trois fois durant les guerres de Religion, est le témoin de cet affaiblissement de l’autorité royale. Les rois étant trop jeunes pour gouverner, différents camps politiques tentent de s’imposer pour contrôler le pouvoir royal. Les Montmorency : Il s’agit d’une ancienne et puissante famille qui tire sa fortune de la formidable ascension politique du connétable Anne de Montmorency sous le règne de François Ier. Les Guise : Ce sont les meneurs du parti catholique. Cousins du duc de Lorraine, ils connaissent leur ascension politique grâce à Claude de Lorraine et son fils François, les deux premiers ducs de Guise. Charles, duc de Mayenne, devient le principal opposant à l’avènement du roi protestant Henri IV. Les Bourbons : Descendants de saint Louis en ligne directe, ce sont des princes du sang.

Les membres de cette maison ont donc la préséance sur tous les autres gentilshommes du royaume et siègent non loin du roi dans les cérémonies. Les guerres de Religion ont également pour cause l’ingérence des pays voisins qui entretiennent le feu des troubles pour mieux affaiblir la France. Mais en dépit de la montée de ces deux pays, la France demeure une très grande puissance en Europe par sa démographie, sa richesse et son prestige. Pour abaisser la France, l’Espagne et l’Angleterre ne cessent de prêter la main aux sujets rebelles. La reine d’Angleterre Élisabeth Ire intervient en soutenant les protestants et le roi d’Espagne en soutenant le clan des Guise, partisan du catholicisme intransigeant.

Les voisins limitrophes de la France ont également des ambitions territoriales. L’Angleterre entend récupérer la ville de Calais dont elle n’a pas accepté la perte en 1558. L’Espagne espère recouvrer la partie septentrionale de la Navarre. Les guerres de Religion sont en France très dépendantes du contexte européen. Cela est particulièrement le cas à l’égard des Pays-Bas espagnols où les troubles politico-religieux sévissent depuis la date de 1566.

La guerre aux Pays-Bas espagnols se répercute automatiquement sur les conflits français et vice versa. Le roi de France fait également appel à des mercenaires étrangers pour l’aider à rétablir son autorité. Il fait ainsi venir des Suisses, et des troupes italiennes envoyées par le pape. Les reîtres et les lansquenets allemands sont largement utilisés dans le conflit par les deux partis. Les Espagnols utilisent des troupes flamandes.

L’historiographie récente tend à insister sur les causes proprement religieuses des guerres de Religion. Le roi met en place une législation antiprotestante. L’édit de Compiègne de 1557 réserve aux tribunaux laïcs le jugement des protestants dès qu’il y a scandale public. Malgré cette persécution, le protestantisme connaît un essor considérable. La répression voulue par le roi reste limitée par la faiblesse de ses institutions. Les édits sont mal appliqués du fait qu’une partie non négligeable de ses officiers éprouve des sympathies pour la Réforme. L’édit de Châteaubriant, en 1551, précise minutieusement les modalités de la répression.

La noblesse française vient à la Réforme à partir de 1555. De grands personnages de la cour, tels que le prince de Condé et François d’Andelot, contribuent à son développement. Henri II, le protestantisme réalise de tels progrès que les premières églises se forment. La réaction du roi est brutale, à l’image de l’arrestation de six conseillers au parlement de Paris, dont Anne du Bourg, lors de la séance du 10 juin 1559. Le roi meurt un mois plus tard.

Sa disparition ouvre une période d’incertitude. 15 ans et de santé fragile. La légitimité de leur présence au pouvoir est remise en cause par les protestants, dont le prince de Condé. Les plus extrémistes d’entre eux font un procès secret aux Guise. Un gentilhomme français, réfugié en Suisse, La Renaudie, se charge d’exécuter la sentence. Cela aboutit à la Conjuration d’Amboise.