Les gènes de l’espoir : A la découverte du génome humain PDF

En pratique : Les gènes de l’espoir : A la découverte du génome humain PDF sources sont attendues ? ARN messager spécifique conduit à sa dégradation et à la diminution de sa traduction en protéine.


L’interférence par ARN a été découverte fortuitement : en 1990, Jorgensen et ses collaborateurs tentaient de renforcer la couleur pourpre de pétunias en introduisant un vecteur codant un pigment dans cette plante. De façon surprenante, certains pétunias devenaient partiellement ou totalement blancs, le gène introduit éteignant le gène naturel. ARN double brin dans des cellules d’Arabidopsis thaliana déclenche une méthylation de l’ADN correspondant. Ce mécanisme d’ARN interférence, qui a probablement été sélectionné au cours de l’évolution comme un moyen de protection contre l’introduction de génomes étrangers, notamment viraux, a été très utile pour comprendre la fonction de certains gènes chez le nématode C. Cependant, en 2001, Thomas Tuschl, alors chercheur post-doctoral chez Phillip A. Sharp, eut une idée remarquable : lorsque l’on introduit des ARN double brins longs chez C.

ARN doubles brins courts, de 21 à 25 paires de bases sont générés. Les perspectives importantes ouvertes par ces travaux ont conduit de nombreux laboratoires à étudier ce mécanisme. On en a maintenant élucidé le principe général. Les ARN double brins présents dans une cellule sont tout d’abord pris en charge par une ribonucléase de type III appelée Dicer, l’ éminceuse .

Celle-ci clive l’ARN double brin toutes les 21 à 25 paires de bases. En 2006, plus de 14 000 articles scientifiques faisaient référence à cette technique d’interférence par ARN, montrant l’extraordinaire intérêt que les chercheurs lui portent. L’utilisation de petits ARN interférents pour étudier la fonction d’un gène chez les mammifères est devenue en très peu d’années une technique de base, utilisée par des biologistes de toutes disciplines. Depuis plusieurs années d’autres techniques destinées à inhiber l’expression d’un gène avaient été mises au point.

Les plus connues utilisent des antisens, des ribozymes, des aptamères, des oligonucléotides antisens. L’extinction de gène par ARN interférent fait l’objet de recherches et est déjà utilisé pour remplacer les pesticides de synthèse chimique. L’interférence par ARN permet d’étudier la fonction des gènes, ouvre des perspectives thérapeutiques importantes et a de plus ouvert un immense champ de recherche sur les petits ARN dits non codants. ADN est codant, c’est-à-dire qu’il contient les informations permettant de déterminer l’ordre des acides aminés dans une protéine.