Les français en Guyane (7e éd.) (Éd.1887) PDF

L’histoire guyanaise est complexe et en partie mal connue. Arawak et Palikurs, probablement originaires d’Amazonie, arrivent sur le littoral et chassent les premiers habitants, ils parlent des langues de la famille linguistique arawak. Wayana occupent à leur tour les littoraux et l’est de l’actuelle Guyane, ils les français en Guyane (7e éd.) (Éd.1887) PDF le caribe. Plusieurs dizaines de nations amérindiennes ont conjointement ou successivement peuplé la Guyane et l’actuel état brésilien d’Amapa depuis 400 ans.


Les français en Guyane (7e éd.) / par Jules Gros,… ; ill. par P. Hercouët et Bassan
Date de l’édition originale : 1887
Sujet de l’ouvrage : Guyane — Descriptions et voyages — 19e siècleFrance — Colonies
Collection : Collection Picard

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Wayana, vivait au Nord de l’Amazone. Rio Xingu au sud de l’Amazone, qu’ils semblent avoir franchi en vagues successives après 1720. Amérique du Sud, amenant armes et microbes inconnus sur ce continent. C’est le temps de la colonisation qui arrive. Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane. Des populations indigènes amérindiennes occupent le littoral, et sont estimées à environ 30 000 Amérindiens pour la Guyane française, au siècle suivant, ils ne seront plus que 25 000. En 1604, le capitaine Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière est le premier Français à faire une reconnaissance sérieuse de la Guyane.

1630 : Implantation des Britanniques à l’embouchure du fleuve Suriname. En 1624, le roi de France Louis XIII ordonne l’installation des premiers colons originaires de la Normandie. En 1626, le cardinal de Richelieu autorisa la colonisation de la Guyane. En 1638 : le Cardinal de Richelieu confie au capitaine Bontemps le soin de coloniser les territoires de Guyane avec 1 200 Français.

En 1643, le Français Charles Poncet de Brétigny de la Compagnie de Rouen, rejoint les premiers colons à la tête d’un groupe de 400 nouveaux colons. Il a recours aux persécutions et humiliations contre les Indiens autochtones qui finissent par se révolter. En 1648, il ne reste plus que 25 colons français. Le 29 septembre 1652, les « douze seigneurs » de la Compagnie de la France équinoxiale tentent de s’installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen se trouvant sous la direction de Huet de Navarre.

En 1652, une nouvelle expédition est organisée avec 650 colons, menés par Balthazar Le Roux de Royville. Cependant mal préparés, ils sont rapidement décimés par les Indiens et les fièvres. Au début de 1654, après la perte du Brésil hollandais, un groupe de Néerlandais et de Juifs du Brésil atteignit Cayenne, découvrit les installations récemment abandonnées par les Seigneurs et décida de rester. En 1654, les Anglais s’emparent de la Guyane française. Une partie se perdent dans la Caraïbe sur l’île de Tobago, où ils cultiveront le cacao. En 1662, les Français reviennent avec quelque 800 recrues, la « Compagnie des Douze Seigneurs », mais dès 1663, les Néerlandais retrouvent la place vacante et s’y installent à nouveau. En 1664, la Guyane redevient française, prise par une flotte de cinq vaisseaux et 1.

La colonie se développe grâce à l’exportation du roucou, de l’indigo, du coton, de la canne à sucre, du café, de la vanille, des épices et des bois exotiques. En 1667, sous les ordres du général anglais Henry Willoughby, le capitaine John Harmon envahit Cayenne : Remire-Montjoly est totalement détruite. 27 février 1667, les Néerlandais envahissent la colonie anglaise fondée en 1650 par Anthony Rowse, sous le commandement d’Abraham Crijnssen, avec l’aide d’esclaves marrons cachés dans la jungle. Ils rebaptisent Fort Willoughby « Fort Zeelandia ». Le 31 juillet 1667, Britanniques et Néerlandais signent le traité de Breda : New York passe aux Britanniques et le Suriname aux Néerlandais.

Le 1 avril 1668, les Jésuites fondent l’habitation Loyola. Jusqu’à 500 esclaves y travaillèrent à produire des biens dont les revenus finançaient leur grand projet : l’évangélisation des Amérindiens par le biais des missions. L’amiral français d’Estrées le reconquiert pour le compte de la France. Guyane découvrent le territoire de l’Araguary, aujourd’hui brésilien. Article détaillé : Liste des administrateurs coloniaux en Guyane. En 1713, le traité d’Utrecht considère le fleuve Maroni comme la frontière ouest de la Guyane française. Vers 1750, de nombreux Amérindiens s’installent sur le territoire.

Kourou, baptisé Îles du Salut pour l’occasion, avant de retourner en France. Bien après ce grave échec, un gouverneur compétent est enfin nommé. Pierre-Victor Malouet, secondé par l’ingénieur Joseph Guisan, d’origine suisse, entreprend un programme de réforme de l’agriculture et d’aménagement de territoires agricoles. 1792, la Révolution française fait de Cayenne un lieu de déportation pour les prêtres réfractaires et les ennemis politiques de la Révolution. Le premier bagne, celui de Sinnamary, était né. 1805, le territoire devint un lieu de déportation pour les opposants politiques aux différents régimes qui se succédèrent en France.

En 1794, la République Française abolit l’esclavage mais remplace les esclaves par les religieux français et belges. Article détaillé : Liste des gouverneurs en Guyane. Guyane n’est pas concernée par la Loi du 20 mai 1802 qui maintient l’esclavage en Martinique. Une partie de la population noire refusant cet état, s’enfuit en forêt, privant ainsi de main-d’œuvre l’économie guyanaise affectée par ailleurs par les difficultés de la France. Après 1817 et la fin des guerres napoléoniennes, la Guyane va connaître une période très prospère grâce à l’esclavage et à la reprise du plan de développement de Joseph Guisan. 1828, les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, sous l’impulsion de la mère Anne-Marie Javouhey, rachètent des esclaves pour les libérer et leur donner du travail dans la région de Mana.