Les aînés et l’alcool PDF

Bizutage militaire d’un officier pilote – Compiègne, France – 1997. Le bizutage est un ensemble de pratiques, épreuves, traitements les aînés et l’alcool PDF et imposés, destiné à symboliser l’intégration d’une personne au sein d’un groupe social particulier : étudiants, militaires, professionnels, etc. Refuser la soumission au bizutage expose parfois à la possibilité de subir de l’ostracisme par la suite.


Il n’est pas habituel d’associer la vieillesse à l’existence de problèmes avec l’alcool. Sujet tabou parmi d’autres, l’alcoolisme du sujet âgé est vite relégué aux questions imaginées comme exceptionnelles, anecdotiques, dont on fait le choix de ne pas parler. Lever le tabou, sans intrusion irréfléchie, participe à la préservation de la qualité de vie des personnes âgées : c’est un enjeu d’avenir dans les soins qui leur sont apportés.
À la croisée des chemins de la gérontologie et de l’addictologie, cet ouvrage fait un point exhaustif sur les connaissances actuelles, mais aussi sur les représentations et les préjugés concernant l’alcool et la vieillesse. Plutôt que de parler seulement d’alcoolisme, il explore l’ensemble des interactions possibles entre les aînés, l’alcool et le vieillissement. Il ouvre ainsi des perspectives nouvelles d’accompagnement des personnes âgées en difficulté avec l’alcool, qui intéresseront aussi bien les soignants, qu’ils interviennent au domicile, en maison de retraite ou à l’hôpital, que l’entourage familial.

Pascal Menecier est médecin hospitalier, addictologue et gériatre à Mâcon (71). Praticien clinicien dans ces deux activités depuis plus de quinze ans, il est chargé de cours à l’Institut de psychologie, université Lyon 2 et est auteur de nombreux articles scientifiques sur la question.

La définition donnée du bizutage, provenant de l’article 14 de la loi du 17 juin 1998, est :  Le fait pour une personne, d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatifs. Le Code pénal français punit les actes de bizutage de six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Vite réapparues, les brimades furent de nouveau abolies par l’association des élèves en 1971. Au Moyen Âge, les étudiants novices nouvellement arrivés à l’université de Paris étaient surnommés « béjaunes ». Ceux-ci formaient une confrérie particulière et avaient pour chef l’Abbé des Béjaunes. Le jour des Innocents, cet abbé, monté sur un âne, conduisait sa confrérie par toute la ville.

Le soir, il réunissait tous les béjaunes et les aspergeait avec des seaux d’eau. C’était ce qu’on appelait le baptême des béjaunes. Il y aurait des établissements, particulièrement ceux qui préparent aux grandes écoles, dans lesquels se seraient constituées des associations plus ou moins occultes d’élèves, ayant institué des règles ou des pratiques qu’elles s’efforcent d’imposer aux nouveaux venus. Je suis saisi de nombreuses plaintes concernant les brimades exercées dans certains établissements, en particulier dans les classes préparatoires aux grandes écoles, par les anciens à l’égard des plus jeunes. Je suis décidé à mettre fin à ces pratiques révoltantes.