Le soufisme: Histoire, fondements, pratique PDF

Abū ‘Abdullāh Muḥammad ibn’ Alī ibn Muḥammad ibn `Arabī al-Ḥātimī aṭ-Ṭā’ī est né à Murcie, dans la taïfa de Murcie, le 26 juillet 1165. Son père était de la tribu de Tayy et revendiquait une ascendance du légendaire le soufisme: Histoire, fondements, pratique PDF arabe Hatem at-Ta’i.


Apparu dès l’aube de l’islam, le soufisme est la dimension spirituelle et ésotérique de la révélation coranique. Il se fonde sur la contemplation des réalités invisibles du monde et sur la recherche de la sagesse.

Conçu par un spécialiste reconnu du sujet, ce guide propose une introduction à l’histoire, aux fondements et aux pratiques du soufisme. Vivant et pédagogique, il commence par faire la chasse aux idées reçues, pour présenter ensuite la démarche soufie dans ses divers aspects.

L’histoire – L’expérience – Les pratiques

Al-Arabi mentionne son oncle maternel, Yahya ibn Yughman, qui était à un moment donné un riche prince de la ville de Tlemcen, mais avait quitté cette position pour mener une vie de spiritualité après avoir rencontré un mystique soufi. Ibn ‘Arabi se forme lui-même aux différentes formes des sciences islamiques et acquiert des connaissances considérables par la lecture de plusieurs maîtres. Son érudition ainsi que le rang de son père lui permettent de devenir secrétaire à la chancellerie de Séville. Il la débute par une retraite de neuf mois sous la direction du maître spirituel Abu Dja’far al-‘Urayni. Il dit avoir reçu les  Gemmes de la sagesse  d’un trait, réveillé une nuit par Mahomet. Il est à Mossoul en 1204, pour suivre l’enseignement du maître soufi ‘Alî ibn Jâmi’.

Libéré grâce à ses relations, il quitte la ville pour retourner à la Mecque où il retrouve Sophia aeterna. On le retrouve ensuite en Arménie, puis à Bagdad, la Mecque, Alep et enfin Damas où il s’établit en 1223 et y reste jusqu’à sa mort en 1240. Il est enterré au pied du Mont Qassioun. Elle marque de ce fait une date dans l’histoire de ce courant. Il la présente comme la somme la plus complète et systématique de l’ésotérisme musulman. L’œuvre est d’un abord difficile, car, malgré son étendue immense, elle est souvent rédigée dans un style elliptique et très concis appelant le commentaire. Pour Ibn Arabi, la voie mystique n’est ni rationnelle ni irrationnelle : l’esprit s’échappe des limites de la matière.

La vision d’Ibn ’Arabi est celle d’une rencontre entre l’intelligence, l’amour et la connaissance. Dieu a dit :  J’étais un Trésor caché et j’ai aimé à être connu. Dieu d’être connu est véhiculée par le désir et l’amour :  Lorsque Dieu S’est connu Lui-même et a connu le monde par Lui-même, Il l’a créé selon Sa forme. Le monde fut donc un miroir dans lequel Il contemple Son image.

En Se manifestant dans ces formes, Il Se connaît et Se contemple et aime la créature en S’aimant Lui-même. Ibn Arabi écrit également :  Ainsi, l’objet de l’amour, sous tous ses aspects, est Dieu. L’Être Vrai en se connaissant Soi-même connaît le monde de Soi-même qu’Il manifeste selon Sa forme. Partant, le monde se trouve être un miroir pour Dieu dans lequel Il voit Sa forme. Ainsi, tous les dons de Dieu à l’égard de la création s’épanchent via les Noms divins.

D’autre part, les noms divins se reflètent dans la création, ils ne s’y incorporent pas. La thématique du  miroir de la création  dans lequel Dieu se reflète par l’intermédiaire de ses Noms divins intervient pour interdire toute assimilation de l’essence divine avec la substance de la création. On pourrait dire que, contrairement au panthéisme qui naturalise Dieu et l’absorbe dans l’immanence, le théomonisme d’Ibn Arabi divinise la nature tout en préservant la transcendance de Dieu et son unicité. L’imagination chez Ibn Arabi joue un rôle prépondérant, et Henry Corbin a été le premier commentateur d’Ibn Arabi à en parler amplement dans son ouvrage-référence : L’imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn Arabi. Dieu, ou Sa manifestation dans le monde des phénomènes. Dieu, se voit créé en lui la science de cette divinité incarnée dans le monde.

Tout est interprété à la lumière de la théophanie dont l’imagination représente l’organe de perception. De ce point de vue, Corbin place l’imagination au centre de toute création et cogitation. Il n’y a pas de connaissance, ni de dévoilement, ni d’interprétation d’ailleurs sans l’imagination qui est, avant tout, créativité. L’homme chez Ibn Arabi est l’image parfaite de la création accomplie :  Qui t’a créé, puis modelé et constitué harmonieusement ? L’image extérieure de l’homme ressemble dans une certaine mesure au monde et à ses dimensions macrocosmiques. Avant Ibn Arabi, plusieurs philosophes, comme les Frères de la pureté et Ibn Sina, ont systématisé dans leur métaphysique la face humaine de l’univers et l’aspect cosmologique de l’homme. La perfection humaine est liée à l’image divine qui procure les secrets ésotériques pour agir sur la créature.