Le peuple du vent PDF

Oriens Christianus, Band 92 Jahr 2008, z. Cette étude, parue début le peuple du vent PDF dans la revue allemande Oriens Christianus, démontre qu’il n’en était pas ainsi.


Pirou, château fort accroché au rivage du duché de Normandie, n’aurait dû être qu’une brève étape du périple de Tancrède et de son maître Hugues de Tarse. Mais en ce mois de septembre 1155, alors qu’un froid terrible s’abat sur le Cotentin, la Mort s’invite dans la citadelle. Le haut mal en est-il seul responsable ? Ou est-ce la passion secrète de Bjorn, le pêcheur, pour la maîtresse des lieux ? Ou ce cavalier noir qui rôde sur les grèves ?
Pris dans les remous des passions, des haines et de la peur qui règnent dans la forteresse, Tancrède découvrira-t-il le secret de ses origines ? Verra-t-il se réaliser la prophétie de l’inquiétant moine rencontré sur la lande de Lessay : « Vous irez loin, fort loin, messire Tancrède. Par terre et par mer, vers des pays où l’on parle d’autres langues que la nôtre, où l’or et l’argent tapissent les murs, où les femmes sont si belles qu’on les enferme, vous serez prince parmi les princes, et mendiant aussi…’ ?

Tout chercheur attentif ainsi que n’importe quel traducteur se rend compte du fait que ces compréhensions ne s’accordent pas avec de nombreuses fois où apparaît l’une de ces deux expressions. Saoudiens sont obligés de faire à certains endroits dans leur traduction. Sans ces clefs de compréhension, la lecture du texte coranique actuel ne peut pas sortir d’un carcan d’obscurités et de contradictions. Au centre des multiples questions qui peuvent se poser, il en est une qui est fondamentale : quand le texte coranique évoque les gens du Livre ou l’appellation de nasârâ, de qui parle-t-il exactement ? Le problème que pose d’emblée l’appellation de nasârâ-nazaréens n’est pas mince.

Pourquoi seraient-ils appelés autrement dans le Coran ? Les chrétiens se seraient-ils trompés d’appellation durant six siècles avant l’Islam ? Certes, on peut le comprendre : tout au long du Coran, les chrétiens sont accusés d’associer à Dieu et sont voués à l’enfer. Or, le premier de ces versets et, implicitement, le second vouent les nasârâ au Paradis. La contradiction est telle qu’en ce dernier verset, nasârâ est rendu par Nazaréens par beaucoup de traducteurs.

Le verset devient clair, sensé et cohérent. Et la contradiction avec le verset 82 disparaît. La convergence de ces trois facteurs ne laisse guère de place au doute : on est devant une interpolation. Mais pourquoi avoir ainsi inséré wa n-nasârâ ? La polémique est fine : ce qui sauve n’est pas le fait d’être juif mais de croire comme Abraham.