Le nouvel ordre ivoirien PDF

Please forward this error screen to world-320. De l’ombre à la lumière L’Université libre de Bruxelles organise ce vendredi un colloque consacré à la gestion des collections comprenant des restes humains et se trouvant dans les universités belges. Il s’agît d’ouvrir un débat sur les collections scientifiques constituées dans la seconde moitié le nouvel ordre ivoirien PDF 19e siècle, après l’apparition de nouvelles disciplines comme l’anthropologie.


Ce qui se joue en Côte d’Ivoire dépasse le cadre de l’opposition Gbagbo/Ouattara et se pose en termes simples : faut-il entrer dans l’Histoire en renouvelant le type de relations postcoloniales promises par le nouvel ordre mondial ou pénétrer l’Histoire moderne par la voie de l’autodétermination audacieuse, tous risques inclus ? Seize essais incisifs confrontent l’argumentation, en parcourant les grands axes idéologiques, sociologiques, économiques, médiatiques, culturels qui ont favorisé l’arrivée brutale de ce bouleversement sociétal en Côte d’Ivoire.

L’héritage colonial est-il assumé par la Belgique ? Comment expliquer que des experts de l’ONU aient dénoncé un mur de silence sur la colonisation ? La Belgique est en train d’être rattrapée par son passé colonial et par une sorte d’incapacité à prendre en charge les problèmes qui découlent de la colonisation. Celle-ci a été dure, du début jusqu’à la fin. Aujourd’hui on sort les dossiers de M’Siri, de Lusinga : ils étaient présentés comme des esclavagistes, mais en réalité, ils étaient les dirigeants d’Etats en train de se construire, de sociétés en recomposition après les ravages de la traite négrière.

Lorsque la Belgique prend pied au Congo, sous l’impulsion de Léopold II, sa population est dans une situation d’ignorance totale. La Belgique, elle, n’avait rien, guère de passé colonial, c’était un peuple que la colonisation n’intéressait pas, qui n’était pas sensibilisé aux aventures explorateurs, au thème de la conquête. Pire encore, le peuple belge était ignorant : il ne savait pas qu’en Afrique centrale, existaient des sociétés organisées, des Etats en formation, qui entretenaient des relations économiques. En quoi consiste la violence de l’Etat colonial ? Par la suite, jusqu’à la fin, le régime colonial a pratiqué une sorte d’apartheid interne: chaque jour, à 17h 30, les Noirs devaient quitter les quartiers européens. Pourquoi les principales mises en cause de la colonisation belge sont-elles venues d’Amérique ? Ces derniers ont prononcé des réquisitoires terribles, sans rémission.

Pourquoi les conclusions des experts de l’ONU, formulées cette semaine, ont-elles tellement choqué en Belgique ? Justement parce que la connaissance des faits manque encore, et que l’histoire coloniale n’est pas enseignée. Maintenant se pose la restitution d’un certain nombre d’œuvres à la RDC. Le musée va se trouver délester de certains de ses trésors. Cette question de la restitution des œuvres d’art congolaises n’est pas nouvelle, elle figurait déjà dans le dossier des négociations de l’indépendance en 1960. La revendication est ancienne, elle a été gonflée lors des conflits qui ont opposé le régime Mobutu et la Belgique mais il s’agissait d’un problème de fond. Au vu du nombre de pièces qui se trouvent à Tervuren, peut-on parler d’une véritable razzia qui aurait été opérée par la Belgique ?

Du côté des fonctionnaires de l’Etat, on s’agît réellement d’une razzia, ils avaient des instructions venues de Bruxelles. Storms a reçu une lettre lui enjoignant de ramener quelques têtes destinées aux études anthropologiques. Les Congolais avaient ils conscience d’être spoliés ? Mais certainement, alors que ces objets rituels avaient un sens pour eux, on les en dépossédait. Les gens voyaient des missionnaires s’emparer des fétiches , soi-disant pour les détruire alors qu’en fait ils les mettaient dans des caisses qui étaient embarquées à destination de la Belgique.