Le miroir : une médiation entre imaginaire, sciences et spiritualité PDF

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Quelles relations entretiennent l’imaginaire, les sciences, et les spiritualités, autour du miroir tantôt motif, image et symbole? A travers les siècles et les cultures, parcourures dans les contributions à cet ouvrage, le lecteur se forgera la conviction que cette mise en relation contribue activement aux différentes modalités de la connaissance. En quoi la féconde ambiguïté du miroir offre-t-elle une médiation dans l’intelligence de soi, des autres et du monde? Pourquoi sa transparence fallacieuse finit-elle par induire la promotion du reflet, parfois ressenti comme plus « réel » que notre réalité socialement construite? En quoi sa fondamentale et féconde ambiguïté s’avère-t-elle être une médiation révélatrice dans la littérature et les arts? Multipliant les angles d’attaque originaux, ce volume transcende les barrières disciplinaires pour condudire le lecteur vers de nouveaux

Pensées tourbillonnantes , une représentation photographique sur la question de la conscience : comment la conscience peut-elle être expliquée en termes de processus cérébraux ? Où se trouve le siège de la conscience ? Cette difficulté se heurte en effet à la problématique d’une conscience tentant de s’auto-définir. En effet, la possibilité qu’aurait la faculté de se discerner elle-même ne fait pas consensus, et connaît même des détracteurs dans des courants de pensée fort éloignés. Auguste Comte assure que personne  ne peut se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue . La conscience en tant que substrat de l’existence, dans certaines conceptions de la spiritualité.

Le premier sens renvoie à ce qui permet une représentation, même très simplifiée, du monde et des réactions par rapport à celui-ci. Il est alors question de  conscience du monde . C’est celle qui est évoquée dans des expressions comme  perdre conscience , ou, à l’inverse,  prendre conscience . La conscience est un  fait  au sens où René Descartes, dans les Méditations métaphysiques, laisse entendre que  l’âme est un rapport à soi . L’examen de la conscience suppose ainsi le doute méthodique comme la façon première d’entrer dans un rapport à soi non erroné. La conscience de soi est bien illustrée en médecine, surtout au niveau individuel. C’est en effet une des fonctions vitales qui permet de réagir aux situations, de bouger et de parler spontanément.

Antonio Damasio, neurologue, étudie les bases neuronales de la cognition et du comportement. Au niveau de la conscience du monde, les choses peuvent se montrer plus complexes, en impliquant un ensemble de phénomènes liés au contexte sociologique, politique, économique. Le degré minimal de conscience du monde semble celui où on a tout simplement quelque chose à dire sur le monde. Une question qui s’en déduit – puisque toutes sont incomplètes – est  quel est le degré minimal de conscience de soi imaginable ?

La formule de Socrate, tirée de l’oracle de Delphes :  connais-toi toi-même , montre qu’une mauvaise connaissance de soi a un impact sur la connaissance du monde et réciproquement – puisque nous faisons partie du monde. La notion de conscience du monde pourrait aussi être rapprochée de celle de culture, en tant que cette dernière est un système de représentation. Daniel Dennett a, entre autres, écrit sur les Qualia. Conscience de soi : la conscience est la présence de l’esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant. Thomas Nagel : il s’agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d’être ce qu’il est. Dans l’ensemble de ces distinctions, on peut noter une conception de la conscience comme savoir de soi et perception immédiate de la pensée, et une autre comme sentiment de soi impliquant un sous-bassement obscur et un devenir conscient qui sont, en général, exclus de la première conception.

La conscience morale, quant à elle, désigne le sujet du jugement moral de nos actions. De cette conscience-là, on dit aux enfants qu’elle nous permet de distinguer le bien du mal. Pour Jean-Pierre Changeux, il existe un  espace de travail neuronal  constitué de neurones momentanément coactivés et qui forment le siège de la conscience. Il existe de nombreuses théories qui s’efforcent de rendre compte de ce  phénomène .

Ce sujet fait l’objet des travaux de Daniel Dennett, Antonio Damasio et Jean-Pierre Changeux, ainsi que des sciences cognitives. Il semble que ces questions soient à mettre en rapport avec le cogito de Descartes, replacé dans son contexte, et avec la notion de représentation du monde. Dans le langage courant, le concept de conscience peut être opposé à l’inconscience, à l’inattention, à la distraction, au divertissement, etc. Lorsqu’il s’agit de l’étudier, c’est avant tout la philosophie qui a été et est concernée. Dans la première topique établie par Freud, la conscience est l’une des trois instances composant l’appareil psychique, les deux autres étant le préconscient et l’inconscient. C’est une méthode pour entrer en soi et s’interroger soi-même dans la perspective de mieux se connaître et de vivre une expérience subjective intérieure personnelle.

Chez certains auteurs romains, le mot latin prend une dimension morale dérivée du droit, exprimant le fait de se prendre soi-même pour témoin. Jean-Paul Sartre :  La conscience n’a pas de dedans, elle n’est rien que le dehors d’elle-même. La conscience s’accompagne de souvenirs, de sentiments, de jugements, de sensations et de savoir que nous rapportons à une réalité intérieure que nous nommons moi. Cette conscience est appelée conscience de soi, et est structurée par la mémoire et l’entendement.

Il implique et nécessite, pour être exprimé, la conscience de soi. La conclusion d’être pourrait dès lors paraître redondante. Toutefois, elle vient exprimer l’état et la relation sensitive. Je pense donc je suis » peut donc se décliner en « Je sais que je ressens donc j’existe ». Auguste Comte :  On ne peut pas se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue . L’introspection est une méthode d’investigation de la conscience qui vient, généralement, la première à l’esprit.