La tapisserie en Belgique PDF

Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. Tradition pluriséculaire, elle consiste à faire le tissage par des procédés initiés par les artisans issus d’Aubusson et de quelques localités de la Creuse la tapisserie en Belgique PDF France.


Les origines de la tapisserie sont incertaines. Certains auteurs disent qu’elle doit son origine à des Sarrasins qui se seraient installés sur les rives de la Creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Une autre origine possible est peut-être liée à Louis Ier de Bourbon, alors comte de la Marche. Il avait confirmé les privilèges d’Aubusson en 1331. Que ce soit à l’initiative de Louis de Bourbon, ou, peut-être, de marchands désireux de profiter d’une opportunité locale, l’économie drapière se reconvertit.

Les paysans possédaient traditionnellement des troupeaux de moutons dont la laine était valorisée localement. Elle allait désormais permettre la fabrication de tapisserie. Verdure à la girafe, vers 1600, Musée des Hospices civils de Lyon. L’une des plus belles illustrations est la suite des tapisseries d’Anglards-de-Salers.

Les verdures, sous différentes formes, caractérisent la tapisserie marchoise. Encore aujourd’hui, elles représentent une part non négligeable de l’activité des ateliers même si elles sont moins en vogue depuis une trentaine d’années. La verdure, pour beaucoup, incarne la tapisserie d’Aubusson. Les ateliers réalisaient inlassablement des tentures de cette veine. Les origines de la tapisserie d’Aubusson restent toujours incertaines.

Même si certains l’assimilent à des Sarrasins qui se seraient installés sur les rives de la Creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Tandis que d’autres pensent que c’est le fait que Louis 1er de Bourbon aurait incité des tapissiers flamands à venir s’installer dans la creuse. Au début les lissiers s’intéressaient aux tapisseries à verdures. Et par la suite ils commencent à produire des scènes de chasse, par exemple : la chasse à la licorne, au loup, au lion, au sanglier, au cerf.

Aubusson devint la capitale mondiale de la tapisserie. Les lissiers utilisaient la laine de mouton comme support pour la tapisserie. Grace à leur dextérité, ils ont réussi à implanter une considérable collection dans un centre à Aubusson mais dont les éléments sont éparpillés partout dans le monde. On peut citer par exemple les plus grandes tapisseries du monde qui embellissent la cathédrale de Coventry, l’opéra de Sydney et des aéroports en Arabie, ont toutes été tissées à Aubusson ou Felletin. La Dame à la Licorne reste la tapisserie la plus célèbre d’Aubusson.

Elle a été découverte dans l’un des plus grands et beaux édifices de la Creuse : Le Château de Boussac. Elle est actuellement exposée à Paris au musée de Cluny. Elle a connu une histoire assez agitée. Cent ans, réédifié ensuite embelli, le Château de Boussac a rechuté lors de la Révolution. Il devint par la suite sous-préfecture, gendarmerie, annexe du champ de foire où séjournaient les cochons. Racheté par de nouveaux propriétaires, le château a été renouvelé avec une saveur exceptionnelle en 1965.