La régulation néolibérale : Crise ou ajustement ? PDF

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l’aide d’appels de notes. La la régulation néolibérale : Crise ou ajustement ? PDF est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du  bien gouverner .


Si les caractéristiques et les incidences économiques du néolibéralisme semblent largement établies, au point où l’on ne se questionne plus désormais sur la pertinence du modèle mais plutôt sur sa pérennité, il n’en est pas de même en ce qui concerne l’aspect politique de ce courant idéologique. Certes la mondialisation signifie l’avènement d’un marché global et la levée de toutes les entraves étatiques aux flux de capitaux et de marchandises, elle incarne une nouvelle phase du capitalisme dont il convient d’interroger l’issue. Cependant, si le moteur du phénomène de mondialisation fut économique, elle est désormais largement rattrapée par ses implications politiques. Le retour du politique dans la mondialisation, ce n’est pas simplement les contestations populaires et autres forums sociaux, c’est l’avènement d’un nouveau mode d’organisation politique faisant fi des notions classiques de souveraineté, de représentation, de légitimité. Comprendre la régulation néolibérale des sociétés contemporaines et plonger dans les méandres de ses mécanismes à la fois politique et économique imposent de développer une approche globale du phénomène. C’est dans cette voie que nous engage cet ouvrage collectif qui aborde à la fois les mutations de l’agir politique et les transformations de la régulation économique, tout en fournissant des exemples concrets des incidences de la régulation néolibérale au Québec, au Canada et dans les Amériques.

Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de  décentrement  de la réflexion, de la prise de décision et de l’évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la construction d’un projet. On distingue deux principaux types de gouvernance : la gouvernance d’entreprise pour le secteur privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. C’est donc à partir du secteur privé qu’a resurgi cette notion, qui désignait alors un mode de gestion des firmes fondé sur une articulation entre le pouvoir des actionnaires et celui de la direction. La pensée politique et administrative emprunte ensuite au management d’entreprise la notion de gouvernance en deux étapes. La première étape correspond à la révolution libérale des années 1980, entraînant une nouvelle façon de penser le politique.

La deuxième étape est celle des années 1990, où émerge une réflexion plus profonde sur le rôle de l’État régulateur, en réaction à la vision, jugée techniciste, du New Public Management. D’autres travaux évoquent moins la notion de crise de l’État que celle de sa transformation. C’est donc aussi une théorie de la régulation sociale, qui pour fonctionner doit être déclinée à toutes les échelles de gouvernement. La manière dont fonctionnent les institutions a une incidence sur la résilience de l’environnement. Dans le passé, beaucoup de communautés et sociétés ont pu affronter, durant plusieurs siècles, d’importants changements de leur environnement.

Les changements importants et brutaux sont plus difficiles à supporter. Certains détracteurs de la  bonne gouvernance  y voient une idéologie du désengagement de l’État-providence voire une théorie de la décomposition de l’État, à l’œuvre depuis le tournant néolibéral des années 1980. Par une approche interprétative, qui s’attache à relever les intentions et l’histoire des acteurs, il est relevé l’importance des groupes de pression. En effet, dans les démocraties modernes il est nécessaire de tenir compte de leur fonctionnement, en plus de celui des institutions gouvernementales, pour décrire la notion de gouvernance. Article détaillé : Cadre analytique de la gouvernance. Le premier texte associant gouvernance et nécessaire protection transversale de la nature est la charte mondiale de la nature, proclamée par les nations unies en 1982. Article détaillé : Charte mondiale de la nature.