La mise à l’épreuve: Le transfert des connaissances scientifiques en questions PDF

Formation : Manuels scolaires et matériel didactique, e-292, Janvier 2010, pp. Au bout du compte, il semble qu’on ait peu écrit à propos d’une question fondamentale : la mise à l’épreuve: Le transfert des connaissances scientifiques en questions PDF manuels scolaires sont-ils efficaces ? Comment en effet isoler l’effet du manuel scolaire qui n’est qu’un outil dans un attirail pédagogique ?


La « transférabilité » des connaissances scientifiques devient une question de société lorsque la science est appelée à participer à des décisions stratégiques. C’est le cas pour les problèmes environnementaux, mais plus largement dans toutes les situations où la décision dépend, au moins partiellement, de l’interprétation d’une connaissance scientifique. À travers les contributions d’anthropologues, ergonomes, agronomes, écologues, géographes, archéologues, mathématiciens et épistémologues, cet ouvrage pointe les difficultés inhérentes au « transfert » des connaissances entre disciplines scientifiques et entre scientifiques et autres acteurs sociaux.Un ouvrage destiné aux chercheurs, enseignants et étudiants s’intéressant aux rapports étroits entre science et action, mais aussi aux décideurs collaborant avec des scientifiques.

Dans les pays en voie de développement, la question a fait l’objet de plusieurs études tant il est vrai que le manuel est perçu a priori comme étant un élément-clé pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en fournissant, si possible à chaque élève, un outil susceptible de l’accompagner directement dans son apprentissage. Les études pour les pays occidentaux sont plus rares, voire inexistantes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indicateurs. Il semblerait par exemple qu’en Communauté française de Belgique, huit élèves du primaire sur dix n’ont pas de manuels, alors qu’en Flandre, ceux-ci sont quasiment présents en permanence. Il existe aussi des études qui ne portent pas directement sur les manuels scolaires, mais qui considèrent la présence de ceux-ci comme une des variables explicatives de la part de variance de l’efficacité pédagogique dans un domaine donné. Ainsi, les résultats d’une étude réalisée en 1996 sur le niveau de maîtrise de la lecture en 2e année primaire en Communauté française de Belgique apportent des données intéressantes, même si elles ne constituent pas son information principale .

Une autre étude, portant directement sur les conditions de choix et d’utilisation des manuels scolaires, a été initiée par l’IUFM de Paris et l’association SAVOIR LIVRE. De 1995 à 1999, tous les élèves de 63 classes de CP au CM2, à Paris, en Île-de-France et en province, ont été dotés et ont utilisé des manuels et des cahiers d’exercices choisis par leurs enseignants. Les enfants réalisent un meilleur travail. La mauvaise réputation des manuels scolaires Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si les manuels n’avaient pas si mauvaise presse ! Ce document s’engage, dans la Priorité 6 Doter les élèves et les enseignants des outils du savoir, à « charger la Commission de pilotage d’accorder, sur la base d’avis remis par les services d’inspection, un agrément à des manuels scolaires. Cet agrément qui aura une fonction indicative attestera de la conformité du manuel avec le prescrit du  décret « Missions » et les référentiels pédagogiques communs. C’est vraisemblablement un beau résultat qui, semble-t-il, n’est pas amoindri par le risque que nous énoncions à l’époque de décourager les auteurs potentiels à rédiger des manuels scolaires.

Déplacement des processus de création et de validation Il est d’ailleurs intéressant de constater, dans l’histoire du manuel scolaire en Belgique, le déplacement du processus de création. En 1938, Maurice Grevisse confiait directement à un imprimeur l’impression d’un manuscrit qui allait devenir, pour des décennies, « la » grammaire française de référence pour des milliers d’élèves, d’étudiants et d’enseignants. Petit à petit, les maisons d’édition spécialisées ont pris en charge la réalisation du manuel, mais l’initiative restait dans les mains des auteurs. Il faut d’ailleurs relever que la mise en place d’une procédure d’agrément n’a fait qu’entériner le déplacement d’un autre processus, celui de la validation des manuels scolaires. En effet, même dans un cadre tout à fait libéral du marché du manuel scolaire, il existe de facto une « labellisation », décernée par les enseignants eux-mêmes.

Différents types de manuels scolaires Un enjeu important aujourd’hui est de savoir quels types de manuels privilégier, que ce soit dans le processus d’agrément ou plus pragmatiquement par les enseignants en termes d’efficacité. Plusieurs classifications des manuels scolaires peuvent être utilisées à ce niveau , mais, parce qu’elle parle aux enseignants, nous reprenons celle qui a été proposée par l’Échevin de l’Instruction publique de la Ville de Liège, M. Jules Jasselette, lors du Colloque « Le manuel scolaire, un outil au service des apprentissages de base » organisé le 19 janvier 2005 à Frameries par le Ministère de la Communauté française. Le deuxième axe concerne le dispositif didactique, ou la didactisation : à une extrémité de l’axe, le manuel ne proposera aucun dispositif didactique alors qu’à l’autre extrême, il développera une démarche poussée, avec un appareil pédagogique complet. C’est sans doute une de leurs qualités principales, mais aussi une de leurs limites.