La ligne Maginot et la Seconde Guerre mondiale PDF

Pendant la Première Guerre mondiale, les Pays-Bas étaient restés neutres. Depuis la Seconde Guerre des Boers, les sympathies des Néerlandais vont davantage du côté des Allemands que vers les Britanniques. Conséquence de la neutralité, les Pays-Bas la ligne Maginot et la Seconde Guerre mondiale PDF’ont pas été impliqués dans le Traité de Versailles.


Par la suite, l’économie néerlandaise a souffert des conséquences financières des réparations que l’Allemagne était contrainte de payer, et de nombreux enfants allemands, autrichiens et même hongrois ont été placés dans des familles d’accueil néerlandaises. Entre les deux guerres, les Pays-Bas sont atteints comme le reste du monde, par la Grande Dépression après le Krach de 1929. Conséquence du marasme économique, mais aussi d’un mouvement pacifiste puissant, le budget des armées reste bas et le pays reste en dehors de la course aux armements. En 1939 a lieu l’incident de Venlo. Un parachutiste allemand, le 10 mai aux Pays-Bas.

Lorsque la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne en 1939, les Pays-Bas se déclarent neutres, une fois de plus, mais pour contourner la Ligne Maginot, cette ligne de défense que les Français avaient disposée sur leur frontière à l’Est, et pour prévenir un possible débarquement anglais, l’Allemagne envahit les Pays-Bas le 10 mai 1940. Le 14 mai, les Allemands lancent un ultimatum exigeant la reddition du port de Rotterdam faute de quoi la ville serait bombardée. Dunkerque qui voit l’armée britannique rembarquer avec peine pour échapper à l’encerclement. La flotte néerlandaise ainsi que les réserves pétrolières des Indes orientales néerlandaises, l’actuelle Indonésie, sont d’une grande importance militaire pour les Britanniques. Il mène une double tâche, organisant l’administration du pays comme une prise de guerre qu’il convient d’exploiter sur le plan économique et humain, au profit de l’Allemagne. Quelque 400 000 ouvriers néerlandais sont envoyés de force en Allemagne, au titre d’une sorte de travail obligatoire. Seyss-Inquart favorise la création de toutes sortes d’organisations nationales-socialistes.

Seule une minorité de la population se rallie au national-socialisme. La grève des chemins de fer de septembre 1944 pour soutenir l’avancée de l’armée britannique. Finalement cette politique a complètement échoué, principalement à cause des revers subis par les Allemands sur le plan militaire, et à cause de la récession économique. L’idéologie nazie n’a pas pu pénétrer les subtilités des idéologies néerlandaises.

Toutes avaient en commun de donner une bonne place à l’humanisme, et les atrocités nazies ne font qu’amplifier l’hostilité de la population vis-à-vis du régime d’occupation. Les Nazis sont d’ailleurs divisés sur la façon de considérer les Néerlandais : s’agit-il d’un peuple conquis ou d’un peuple frère,  aryens  ? Assez vite après l’invasion des Pays-Bas par les Allemands commence une politique de persécution des Juifs. Les premières mesures anti-juives datent de juin 1940 avec la radiation des Juifs des services de défense civile antiaérienne.

Après l’installation du gouvernement sous l’autorité de Seyss-Inquart, ils instituent un Bureau juif dont le but officiel est de recenser les juifs. Un certain nombre de notables en provenance des milieux d’affaires du diamant se prêtent au jeu. Les Allemands laissent entendre aux juifs qu’on ne leur ferait pas d’histoires pourvu qu’ils organisent eux-mêmes leur recensement. Amsterdam qui craignent d’être envoyés en Allemagne dans le cadre du travail obligatoire. La déportation massive des Juifs néerlandais est consécutive à la décision des nazis prise à la Conférence de Wannsee.

En 1942, un camp de transit est construit près de Westerbork, à l’emplacement d’un ancien camp d’internement pour immigrants. Des Néerlandais non-juifs ont réagi à la persécution des Juifs. En juillet 1942, les dirigeants catholiques et protestants envoient au commissaire du Reich un télégramme de protestation contre les mesures d’exceptions contre les Juifs et les déportations. Nazis durcissent leur attitude vis-à-vis des Néerlandais : des dirigeants socialistes sont arrêtés et des prêtres catholiques comme Titus Brandsma sont déportés en camps de concentration. Pays-Bas, obligeant tout homme de 18 à 45 ans à travailler dans les usines allemandes qui étaient régulièrement bombardées par l’aviation alliée. Ceux qui refusent sont amenés à plonger dans la clandestinité.