La face Nord de René Desmaison PDF

Cette arête marque la frontière entre la France la face Nord de René Desmaison PDF l’Italie. Elle domine, du côté français, le glacier de Leschaux, affluent de la Mer de Glace, du côté italien le val Ferret et la vallée de Courmayeur. Alpes : 1 200 m de haut sur près d’un kilomètre de long. Article détaillé : Face nord des Grandes Jorasses.


Dans la mémoire collective, 342 Heures dans les Grandes Jorasses demeure l’un des drames les plus retentissants des années 1970. De l’intérieur, René Desmaison y racontait son calvaire et celui de son compagnon Serge Gousseault. La Face nord de René Desmaison apporte un éclairage inédit et extrêmement fouillé sur la complexité de ce drame. Il explore les multiples facettes de la psychologie d’une des figures les plus emblématiques et médiatiques de l’alpinisme français des années 1960-1970. Ayant travaillé aux côtés de René Desmaison à l’élaboration de sa biographie (Les Forces de la Montagne), Philippe Bonhème a recueilli la parole de l’alpiniste et de ses proches. Il s’est appuyé sur de nombreux témoins et sur l’ensemble de la presse de l’époque – journaux, radio, télévision – pour démêler l’écheveau des faits et des passions. Avec lucidité et impartialité, il dresse ici un portrait croisé du couple « terrible », Simone et René Desmaison. Il s’approche au plus près de leurs ressorts intimes, de leurs ambitions communes et de leurs secrètes défaillances… A travers le drame des Jorasses, le journaliste-enquêteur nous restitue avec une acuité saisissante les contradictions et les fêlures d’un alpiniste érigé au rang de mythe national. Quitte parfois à égratigner le héros des cimes.

L’ascension de la face nord fut considérée comme l’un des  grands défis des Alpes  jusqu’à la première en 1935. Elle fait toujours partie des trois grandes faces nord des Alpes. Cet itinéraire reste le plus célèbre et le plus parcouru de la face. La renommée de la face Nord des Grandes Jorasses allait par la suite attirer tous les alpinistes de haut niveau, au point qu’aujourd’hui elle comporte un très grand nombre de lignes d’ascensions, rocheuses, glaciaires ou mixtes, gravies en toutes saisons et parfois en solitaire. La pente de glace raide située à gauche de la pointe Walker a été baptisée  le Linceul . René Desmaison fait équipe avec Robert Flematti et s’engage dans la pente en hiver, pour réduire les risques de chutes de pierre. L’imagination des grimpeurs étant sans limites, de nouveaux défis allaient marquer notamment les années 1960 et 70 : tracer la  ligne  la plus directe possible de la base au sommet de la montagne.

Dès 1971, René Desmaison s’attaque avec Serge Gousseault à un itinéraire direct dans le flanc nord-est de la pointe Walker, choisissant de surcroît la saison hivernale. L’entreprise allait malheureusement se conclure par un drame : les alpinistes restèrent bloqués à peu de distance de la pointe Walker après avoir passé quinze jours dans la paroi. Mais ce n’est pas tout : hivernales, solitaires et solitaires hivernales ont été l’occasion de nombreux exploits, ainsi que toutes les voies tracées dans la face, spécialement nombreuses : fin 2004, la face Nord des Grandes Jorasses comptait plus de 40 itinéraires distincts sur son versant nord ! Cette face Nord est très intéressante en hiver car l’impression de solitude et d’isolement est exceptionnelle pour les Alpes. La raison en est que depuis cette face, on ne peut voir aucune vallée alpine habitée, contrairement à la face Nord du Cervin ou de l’Eiger par exemple.