La Dorotea de Lope de Vega PDF

Félix Lope de Vega y Carpio, né le 25 novembre 1562 à Madrid et mort le 27 août 1635 dans la même ville, est la Dorotea de Lope de Vega PDF dramaturge et poète espagnol. Il a cultivé tous les tons et abordé tous les thèmes. Il est le fils de Félix de Vega, brodeur, et de Francisca Fernández Flórez.


Si nous ne savons rien de sa mère, en revanche nous savons que son père s’installe à Madrid en 1561, après un bref séjour à Valladolid. Enfant précoce, il sait lire le latin et le castillan dès l’âge de cinq ans. C’est à cet âge qu’il compose ses premiers vers. Sa vie amoureuse dissolue l’éloigne du sacerdoce et le prive des bourses d’études de ses protecteurs. En 1583, il s’engage dans la marine et livre bataille contre les Portugais à l’Isla Terceira, sous les ordres de son futur ami, Álvaro de Bazán, marquis de Santa Cruz de Mudela. Teatinos et les mathématiques à l’Academia Real, il sert de secrétaire au marquis de las Navas, mais il est distrait de toutes ses activités par ses nombreuses relations amoureuses. Cristobal Calderón, et fille du metteur en scène Jerónimo Velázquez, devient son premier grand amour.

Lope, par vengeance, insulte la famille de ce dernier via des libelles. Lope se souviendra de cet amour dans son roman La Dorotea. Après la débâcle de l’Invincible Armada, au naufrage de laquelle il survit miraculeusement, Lope revient à Valence en décembre 1588 avec Isabel de Urbina. En 1590, Lope s’installe de nouveau à Tolède et se met au service de don Francisco de Ribera Barroso et du duc d’Alba, don Antonio de Toledo y Beamonte, en s’introduisant comme gentilhomme de chambre à la cour ducale d’Alba de Tormes, où il vécut de 1592 à 1595. Isabel de Urbina meurt en 1594.

C’est à ce moment qu’il écrit son roman pastoral La Arcadia. En 1595, passés les huit années d’exil, Lope revient à Madrid. L’année suivante, il subit un nouveau procès pour cause de concubinage avec l’actrice Antonia Trillo. Lope eut pourtant avec Juana son fils préféré, Carlos Félix, ainsi que trois filles.

Il vit jusqu’en 1603 à Séville en tant que secrétaire du futur comte de Lemos, et entretient une relation sérieuse avec Micaela de Luján à qui il dédie nombre de ses vers. Femme mariée, actrice, il eut cinq enfants avec elle, dont ses préférés, Marcela et Lope Félix. C’est une des relations amoureuses importantes de Lope, et il semble que cette dernière se termine en 1608. 1596 – Lope se voit dans l’obligation d’assurer un train de vie onéreux et de soutenir plusieurs relations et enfants légitimes ou non. Il y arrive grâce à un travail acharné, écrivant sans relâche poésies et comedias, parfois imprimées sans relecture.

Ce n’est qu’à trente-huit ans que Lope peut enfin corriger et éditer une partie de son œuvre. En 1605 Lope entre au service de Luis Fernández de Córdoba y Aragón, duc de Sessa. Leur amitié dure jusqu’à la mort de Lope de Vega. En 1609, Lope présente son Arte nuevo de hacer comedias, œuvre théorique capitale.

En 1612, la mort de son fils préféré, puis celle de sa femme Juana, l’année suivante, marquent un tournant dans sa vie. Le 24 mai 1614, Lope de Vega entre dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Sa vie désordonnée, ses amours coupables et la mort de ses proches ont sans doute provoqué une crise existentielle chez lui, qui se traduit par une inspiration plus spirituelle et religieuse. Luis de Góngora provoque alors une révolution esthétique dans ses Soledades. Même si l’on sent chez Lope une nouvelle évolution dans l’écriture de ses vers, il tient à se distancier de cette  nouvelle esthétique  culturaniste et s’en moque même dès qu’il en a l’occasion. Ce à quoi Góngora réagit de son côté, notamment en écrivant des satires. Lope doit essuyer d’autres critiques qui portent sur le non-respect des trois règles d’unité.

Pedro Torres Rámila, auteur d’une Spongia en 1617, dénigre non seulement le théâtre de Lope de Vega, mais aussi toute son œuvre narrative, épique et lyrique. Ce à quoi ont répondu plusieurs amis humanistes du Phénix, Lopez de Aguilar à leur tête, dans un texte de 1618  Expostulatio Spongiae a Petro Hurriano Ramila nuper evulgatae. Lope de Vega de 1610 jusqu’à sa mort en 1635. Même si sa vocation est sincère, Lope ne peut maîtriser son tempérament sensuel et poursuit une vie amoureuse sans trouver le bonheur familial. Il tombe amoureux d’une belle jeune femme, Marta de Nevares, un scandale à l’époque vue sa condition d’ecclésiastique. Lope cultive la poésie comique et philosophique en se dédoublant en Tomé de Burguillos, hétéronyme burlesque, et médite sereinement sur la vieillesse et sa jeunesse désordonnée.

Il reçoit les honneurs du roi puis, en 1624, Urbain VIII lui confère le titre de docteur en théologie, mais Lope devient de plus en plus seul. Lope de Vega meurt le 27 août 1635. Le peuple de Madrid lui fait de véritables funérailles nationales. Plus de deux cents auteurs écrivent ses éloges publiés à Madrid et à Venise. Il y évoque ses amours pour Elena Osorio. Lope dénonce et se repent d’une vie amoureuse désordonnée. Lope s’intéresse à la poésie sacrée comme instrument afin de se rapprocher du pouvoir politique et ecclésiastique.