L’Odyssée du climat : Limiter le réchauffement à 2°C PDF

Please forward this error screen to simp2629. La prospective est la démarche qui vise, par une approche rationnelle et holistique, à préparer le futur. Le prospectiviste se distingue ainsi l’Odyssée du climat : Limiter le réchauffement à 2°C PDF prolongateur de tendances comme du visionnaire qui élabore des scénarios à partir de révélations.


Oui, nous pouvons agir pour limiter le réchauffement de la planète ! Oui, il est encore en notre pouvoir de choisir le climat dans lequel vivront nos enfants : un peu plus chaud (+ 2 °C) ou beaucoup plus chaud (+ 6 °C ou plus).

Mais il faut le faire vite car le phénomène s’accélère : au cours du XXe siècle, la température mondiale a augmenté de 0,7 °C. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui sur la barrière des 2 °C à ne pas franchir. La solution est entre nos mains : particuliers, élus, entrepreneurs, chercheurs… il est de notre responsabilité de faire, chaque jour, les bons choix pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce livre, Gaël Derive explique clairement les mécanismes complexes du changement climatique, sans les simplifier. Il aborde le sujet sous tous ses angles : historique, scientifique, énergétique et politique, et ses réflexions, appuyées sur les dernières données publiées, permettent à tous de s’approprier ce défi environnemental.

Gaël Derive, docteur es sciences en hydrologie de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, a été chargé du Plan Climat Local de l’agglomération grenobloise à l’Agence Locale de l’Energie. Il a réalisé la première tournée de conférences sur le changement climatique à l’échelle d’un département (Isère) à destination du grand public.

On est alors loin de la prospective d’une manière générale. On parle de  mémoire prospective  pour désigner la capacité du cerveau à programmer ses actions dans l’avenir proche. Les années 1970-1980 représentaient une première phase où la prospective stratégique s’est imposée comme outil de management et mode de pensée en avenir complexe. La deuxième phase, 1990-2000, répondait au désir des dirigeants d’exercer un contrôle sur les évènements. 1940, le gouvernement américain fait appel à la Rand Corporation. Depuis, l’activité de propective américaine s’est diversifiée en direction des entreprises, devenant un marché pour les sociétés de conseil.

Les approches américaine et française divergent mais ont en commun les grands principes. D’une part l’avenir peut être influencé de manière à favoriser ce qui est désirable. Les divergences portent sur l’objectif final et sur le processus d’élaboration. La prospective américaine est centrée sur l’information des dirigeants, la prévision de l’avenir et l’anticipation. Il s’agit essentiellement d’une prospective exploratoire. Elle est l’œuvre des seuls prospectivistes. Ce sont eux qui construisent les scénarios.

La prospective française est tournée vers l’action. Elle choisit parmi les scénarios un futur possible et souhaitable. Parfois le but de la prospective est fixé dès le départ. Elle ambitionne d’agir déjà sur le présent afin de le réaliser. Pour ce faire, elle a besoin de tous les acteurs. Les parties prenantes, clients, fournisseurs, salariés, etc. Dès le départ elles participent à l’élaboration de la prospective et veulent construire l’avenir.

Son horizon est généralement le court ou moyen terme alors que celui de la prospective est plutôt le long terme. La prévision s’appuie sur des méthodes mathématiques à base de projections. La prospective ne prétend pas prévoir quoi que ce soit. Son point de mire est l’action.

Elle ne se contente pas d’utiliser les méthodes mathématiques. Elle incorpore une vue interdisciplinaire mêlant économie et sciences exactes, histoire, sociologie et statistique. La science-fiction requiert un imaginaire qui n’est pas forcément l’apanage des prospectivistes. Elle aussi participe à la construction et à la diffusion de représentations du futur. Elle est généralement basée sur des projections démographiques qui étayent des scénarios qualitatifs. C’est une préoccupation ancienne de divers états et gouvernements, puis de l’ONU.

En France, un Centre polytechnique d’études économiques s’était en 1939 essayé à évaluer les consommations énergétique décennale, mais fut bloqué par la seconde guerre mondiale qui arrivait. Vers 1950, les calculs prospectifs à long et très long terme se sont multipliés, surtout aux États-Unis, imités par tous les pays industrialisés, avec l’encouragement des Nations unies dont tous les grands organismes ont aujourd’hui des services statistiques et de prospective. Elle se fonde sur l’analyse sociologique mais aussi l’évolution des tendances de consommation et des modes de vie, les transformations sociales et socio-démographiques, en particulier en lien avec le vieillissement de la population. Elle prend en compte le discours des médias et l’évolution des pratiques de communication. La prospective sociale cherche à décrypter les comportements sociaux et à mettre en avant les mutations à l’œuvre. Comme en témoigne la publication en 1972 du rapport du Club de Rome – Halte à la Croissance , il y a toujours eu une relation très étroite entre prise en compte de l’environnement et prospective .