L’espérance réformiste : Histoire des courants et des idées réformistes dans le socialisme français PDF

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Jacques Moreau (1927-2004), auteur d’un brillant essai sur Les socialistes français et le mythe révolutionnaire (Pluriel, 2003), explore dans le présent ouvrage, avec une grande clarté, les courants et les idées réformistes dans le socialisme français.  » Contrairement à ce que croient certains, l’essentiel de l’œuvre accomplie par les socialistes depuis cent ans et qui a profondément transformé la société française a été de nature réformiste. Sans doute, […] le vieux credo  » révolutionnaire  » a-t-il été un facteur essentiel de la pérennité du Parti socialiste car constitutif de son identité militante. […] Mais ne tenir compte que de cette eschatologie révolutionnaire officielle, c’est oublier que même minoritaire dans les congrès, l’espérance réformiste est aussi ancienne que le socialisme français et qu’elle est à l’origine de ses meilleures réussites. En retrouver les origines et en décrire les étapes n’est pas trahir le socialisme, c’est lui rendre son esprit.  » La contribution qu’apporte ce nouvel essai de Jacques Moreau peut nourrir bien des réflexions actuelles. Il permet de donner un sens précis aux mots et aux notions en débat dans la gauche. Cet effort de rigueur intellectuelle est particulièrement précieux. Diplômé de sciences économiques et de sciences politiques, ancien élève de l’ENA, Jacques Moreau a été un grand serviteur de l’Etat, mais également un militant socialiste et européen. Homme de réflexion, il poursuivit également une œuvre d’essayiste et d’historien. On lui doit notamment L’Economie sociale face à l’ultralibéralisme (1994

Plus important parti français dans l’immédiat après-guerre, le parti constitue la première force de gauche en France. L’organe officiel du parti est pendant longtemps le journal L’Humanité, qui en est désormais structurellement indépendant tout en en restant très proche. Article détaillé : Histoire du Parti communiste français. Le nouveau parti, qui accepte de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l’Internationale communiste, se présente comme révolutionnaire, internationaliste et n’exclut pas d’avoir recours à des actions illégales en cas de nécessité. Candidats communistes aux élections législatives de 1928.

L’arrestation et l’incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants. La Chambre des députés élue en 1936. Après la prise du pouvoir d’Adolf Hitler, l’Internationale communiste recommande une ligne moins sectaire. L’équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera le parti français près de trois décennies.

De 1936 à 1939, le soutien aux républicains espagnols représente une part importante de l’activité du Parti communiste, tant par l’envoi de volontaires dans les Brigades internationales que par la mise sur pied de moyens matériels. Article détaillé : Parti communiste français pendant la drôle de guerre. Le 23 août 1939, l’URSS signe le pacte germano-soviétique, un accord de non-agression et de partage de l’Europe centrale avec l’Allemagne nazie. Le Parti communiste français approuve la signature du pacte, bien qu’un cinquième des élus du parti s’y oppose.

Réunion clandestine de la direction du PCF à Longjumeau en 1943, réunissant, de gauche à droite, Benoît Frachon, Auguste Lecœur, Jacques Duclos et Charles Tillon. Le gouvernement Daladier estimant que les communistes découragent l’effort de guerre, la presse communiste est interdite le 26 août 1939. Le Parti communiste est ensuite interdit par un décret-loi du 26 septembre 1939. Certains parlementaires sont déportés en Algérie, puis libérés après le débarquement allié en Afrique du Nord en 1943, tandis que d’autres vivent dans la clandestinité en France ou sont emprisonnés. Le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, mobilisé, déserte l’armée française en octobre 1939, et se réfugie en Belgique, où est reconstitué la direction du PCF, désormais clandestin. Mais en parallèle, des militants communistes s’impliquent dans la Collaboration. En dépit des promesses obtenues par les Allemands, l’autorisation n’est pas accordée.