L’errance juive Tome 2 : De l’ère des ghettos à l’émancipation PDF

Vitrail de la synagogue Sixth and I, à Washington. La synagogue en tant qu’institution caractéristique l’errance juive Tome 2 : De l’ère des ghettos à l’émancipation PDF judaïsme naquit avec l’œuvre d’Esdras. Les synagogues possèdent habituellement un sanctuaire, c’est-à-dire un grand hall de prière, dans lequel sont contenus les Livres de la Torah. Elles peuvent aussi comporter une salle pour les événements communautaires.


Historien du judaïsme et essayiste, Riccardo Calimani décrit les pérégrinations du peuple juif afin de comprendre sa condition actuelle et la singularité de sa destinée.

Ce nom est toujours utilisé pour désigner les synagogues de manière informelle, surtout dans les milieux ashkénazes. Philon d’Alexandrie et le Nouveau Testament utilisent aussi le terme proseuque du grec ancien προσευχή prière puis lieu de prière. L’idée d’une prière collective n’y est pas davantage mentionnée, et le seul lieu du culte décrit est le Tabernacle, un sanctuaire transportable abritant en son Saint des Saints l’Arche d’alliance. Isaïe, afin d’entendre de lui la parole de Dieu et la Torah.

Juda se réunissent dans la maison d’Ezéchiel. Mishna enseigne qu’il existe une synagogue en tout endroit où un minyan de dix hommes est capable, à n’importe quel moment, de se réunir pour prier. Les synagogues vont donc se multiplier dans la diaspora. Les synagogues, orthodoxes comme réformées, se réfèrent, au moins symboliquement, au sanctuaire. Tabernacle, tel qu’il est décrit dans la parashat Terouma.

Traditionnellement située au milieu de la prière, elle a été déplacée dans les temples réformés à l’avant de la salle, faisant face aux fidèles, par analogie à la chaire dans les temples protestants. Dans l’équivalent du Saint des Saints, se trouve une armoire, équivalent de l’Arche d’alliance. Jérusalem et à l’occident dans les pays situés à l’est. Beaucoup de synagogues sont orientées vers Jérusalem, bien que certaines dérogent à la règle pour des raisons structurelles. La menorah du Temple de Jérusalem telle que représentée sur l’Arc de triomphe de Titus à Rome. La menorah construite par l’Institut du Temple, prévue pour le Troisième Temple de Jérusalem, exposée non loin du Mur occidental à Jérusalem. Souvent les femmes disposent d’une galerie, quelque peu dissimulée aux hommes d’où elles peuvent assister à l’office.

On ne trouve pas non plus de mekhitsa dans les kenessot karaïtes, l’origine de cet usage ne figurant pas explicitement dans la Bible. Toutefois, hommes et femmes sont séparés par pudeur pour la prière, car elle contient de nombreuses prosternations. On trouve souvent dans les synagogues un « fauteuil du prophète Élie » qui est utilisé lors des circoncisions. Les plus anciennes synagogues connues aujourd’hui sont situées en terre d’Israël et contemporaines de la destruction du Second Temple. Les synagogues antérieures, s’il s’agit de centres de Dieu décrits dans les Psaumes, ont été détruites. Théodotos, dans la cité de David.

Après la destruction du Temple, les Romains interdisent la construction de synagogues en Palestine. Elles sont pour la plupart situées en Galilée, mais aussi sur le Golan et dans le sud du pays. On en trouve aussi à Beth Shean ou à Gaza. L’une des synagogues les plus célèbres de cette époque est celle de Capharnaüm, située sur le lac de Tibériade, probablement sur les lieux évoqués dans les Évangiles.

Yarmouk, les pavements de mosaïque étaient agrémentés de motifs géométriques. Celui devant la bimah, le plus élaboré, représente deux cyprès et deux lions tournés vers le centre et une guirlande entourant une dédicace qui s’achève sur ces mots en araméen :   dont les actes de charité sont en toute place constants et qui ont fait don ici de cinq pièces d’or. Puisse le Roi de l’univers bénir leur œuvre. Synagogues de la diaspora aux deux premiers siècles. En diaspora, les synagogues se répandent dans le monde hellénistique ou romain. La synagogue de Sardes en Lydie, située dans d’anciens thermes romains, est l’une des plus grandes synagogues connues, avec ses 122 mètres de longueur. Celle de Naro, aujourd’hui Hammam-Lif en Tunisie, présente de remarquables mosaïques.