L’Epreuve de l’argent : Banques banquiers clients PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-l’Epreuve de l’argent : Banques banquiers clients PDF. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires.


Les relations entre banquiers et clients, parfois violentes, souvent méfiantes, sont fondées sur des contradictions profondes venant de deux définitions de ce qu’est la banque : une institution sociale assurant un service public ou un espace marchand poursuivant des buts uniquement monétaires.

Les banques françaises ont entamé dans les années 1960 un tournant commercial qui a transformé leurs modes de recrutement, leur management et les services proposés aux clients. Dans les années 1960 et 1970, le client bancaire « type » était un salarié disposant d’un revenu permanent, qui lui permettait de projeter épargne et crédits. Alors que la situation de l’emploi a changé, que les carrières sont moins sûres, et que l’insertion professionnelle des jeunes générations s’est compliquée, les banques continuent à exiger une stabilité professionnelle, mais aussi personnelle et familiale. Cela les mène soit à rejeter une partie de leurs clients, soit à trouver des moyens de faire « comme si » les clients ressemblaient aux salariés stables nécessaires au commerce d’argent tel qu’elles l’ont organisé.

Les clients eux-mêmes font en sorte de ressembler au modèle exigé. Au travers d’entretiens avec des emprunteurs de crédit immobilier, L’Épreuve de l’argent donne à voir ces efforts de mise en conformité de soi avec l’image du « bon client bancaire ».

Ce livre de « sociologie du quotidien » permet à chaque lecteur, tout particulièrement en période de crise financière, de se retrouver et de s’interroger sur son propre rapport à la banque et à l’argent.

La finance islamique est-elle réellement islamique ? La finance islamique se représente comme une branche de l’économie islamique, visant à établir un ordre économique conforme à l’islam. Le fondateur et principal théoricien de l’économie islamique est le théologien fondamentaliste pakistanais, Sayyid Abul Ala Maududi. Pour cela, il défend qu’il est nécessaire de se conformer à la Loi révélée de l’islam, la Chari’a. L’économie islamique est restée encore en grande partie à un stade théorique.

L’une des réalisations majeures de l’économie islamique est le développement de la finance islamique. La finance islamique est l’un des champs d’applications majeurs de l’économie islamique. La première institution s’approchant d’une banque islamique a été une caisse locale malaisienne pour financer l’organisation du Hajj : la Perbadanan Wang Simpanan Bakal-Bakal Haji, fondée en 1956. Fondée par Ahmad El Najjar, elle intégrait clairement le référentiel religieux. La même année, la Bank Islam Malaysia Berhad est créée. En 1994, la Faysal Bank est mise en place. En 1992, l’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions est créée à Alger, puis déplacée à Bahreïn.

Cette institution joua un rôle fondamental dans le développement de la finance islamique en mettant en place des normes légales et comptables communes au secteur. La prohibition de l’intérêt se situe dans le Coran :   Cela, parce qu’ils disent : « Le commerce est tout à fait comme l’usure » Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et interdit l’usure. Le Coran prohibe tout particulièrement le ribaa. Cette forme d’intérêt date de l’époque pré-islamique et a un fonctionnement tout particulier : en cas de défaut de paiement de l’emprunteur, celui-ci doit rembourser au prêteur une somme plus élevée que son emprunt initial, en guise de sanction du non-paiement.

Cet intérêt est donc largement favorable au prêteur et peut mettre l’emprunteur dans des difficultés considérables. Ce hadith a une portée générale parce qu’il vise six produits dits  ribawi  : or, argent, blé, froment, dattes, sel. Entrent dans cette catégorie les contrats de prêt. Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara. La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent les pertes en capital, les promoteurs supportent les pertes en fruits de leur travail.