L’Eglise catholique en Chine au XXe siècle PDF

L’Eglise catholique en Chine au XXe siècle PDF détaillés : Judéo-christianisme, Christianisme ancien et Origines du christianisme. On ne connaît l’histoire des chrétiens du premier siècle que par les Actes des Apôtres et certaines épîtres de Paul, textes produits par les premières communautés chrétiennes. L’historien fera donc de ces textes une analyse critique documentaire alors que le croyant adhère d’abord au message transmis par ces textes du Nouveau Testament.


Dans l’Ancien Testament, le mot hébreu qahal auquel correspond  église  désigne le peuple de Dieu rassemblé dans le désert après l’Exode. Les premiers  chrétiens  sont des Juifs qui ont reconnu en Jésus le Messie annoncé par les prophètes. Rapidement deux tendances apparaissent dans la communauté chrétienne. D’une part le  parti des hébreux  groupé autour de Jacques, un cousin du Christ, reste attaché aux observances juives. D’autre part, un  parti des hellénistes  également composé de juifs, mais qui parlent le grec fait preuve de plus de détachement vis-à-vis de la communauté juive. Ce n’est qu’au bout de vingt ans que l’Église s’échappe du milieu juif et cette nouvelle orientation tient beaucoup à l’influence de Paul de Tarse, un juif de la Diaspora, de culture grecque, dans la mouvance des pharisiens. Christ sur le chemin de Damas.

Les Actes des apôtres décrivent en effet trois persécutions successives : la première a surtout touché les hellénistes. Jacques, le frère de l’évangéliste Jean, et l’arrestation de Pierre. En 49, des débats parfois violents opposent Paul et Barnabé d’une part et des  personnages venus de Judée  à propos des rapports avec les païens. Les pagano-chrétiens sont également appelés  gentils . En 49, un  concile , rassemblé à Jérusalem tranche en faveur de Paul :  L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Paul effectue de nombreux voyages missionnaires à travers le bassin méditerranéen.

Ils convertissent aussi bien des juifs que des païens. En 45, le premier voyage, en compagnie de Barnabé, conduit Paul en Pamphylie et en Lycaonie. Paul qui meurt martyr en 67. En 69-70 se déroule en Palestine une guerre d’indépendance menée par le parti des Zélotes qui se termine par la chute de Jérusalem. Tous les fidèles vivaient unis, et ils mettaient tout en commun. Ils vendaient leurs terres et leurs biens et ils en partageaient le prix entre tous d’après les besoins de chacun.

D’un seul cœur, ils fréquentaient quotidiennement le temple. La prédication chrétienne s’articule autour de trois éléments principaux. D’abord, le témoignage rendu par les Apôtres des événements dont ils avaient été les témoins oculaires, où dont ils étaient les dépositaires par la révélation : la passion, la résurrection et l’ascension de Jésus. Pierre à Rome alors que l’Évangile de Matthieu s’adresse particulièrement aux Juifs et celui de Luc aux Grecs. Pour les catholiques, c’est le Christ qui a initié la structuration hiérarchique de l’Église en choisissant les Apôtres et en donnant à Pierre une place privilégiée. La reconnaissance de certains personnages qui n’étaient pas des disciples du Christ, comme Barnabé, Tite ou Timothée marque l’apparition de l’épiscopat avec une continuation authentique dans l’apostolat, l’enseignement, la sanctification et le gouvernement.

L’historien ne trouve que deux textes de sources païennes pour recouper les textes du Nouveau Testament. L’historien puise dans le Nouveau Testament des informations exceptionnelles sur le développement du christianisme, en particulier sur la personnalité et l’action de Paul, mais il lui incombe d’établir des limites entre les informations historiques et les rajouts à visée apologétique qu’un ou plusieurs auteurs auraient accumulés dans ce qui deviendrait finalement le texte canonique d’une religion déjà structurée. Il est donc aussi légitime pour l’historien de considérer le même objet d’étude, à savoir les milieux concernés par le Nouveau Testament comme une partie de l’histoire du judaïsme de l’époque que comme la naissance de l’église catholique. Encore peu implanté vers 125 à l’ouest du bassin méditerranéen, à part quelques îlots comme Rome, le christianisme continue sa pénétration dans le demi-siècle qui suit. L’Égypte est à nouveau touchée, surtout à Alexandrie qui est la grande métropole régionale. L’Afrique est abordée, à partir de Carthage.

Vers 300, le centre de gravité du christianisme reste déporté vers les églises d’orient, c’est-à-dire celles qui se sont établies en Égypte, en Syrie et surtout en Asie mineure. Les paysans chrétiens restent peu nombreux, sauf dans quelques régions où la population chrétienne était spécialement dense, comme en Anatolie ou en Afrique. Il n’existe pas de date précise où le christianisme se serait séparé du judaïsme. Cependant la fin du premier siècle, après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, a été une période où le christianisme s’est éloigné du judaïsme. En se structurant à l’extérieur du judaïsme, les chrétiens sont amenés également à se différencier entre eux : d’une part, la  grande Église , affiche l’image des douze apôtres et de Paul et se réclame de leur tradition. La Grande Église reconnaît l’Ancien Testament comme un ensemble d’écrits inspirés et délimite un certain nombre d’écrits  canoniques  qui constituent le Nouveau Testament. Les premiers écrits philosophiques chrétiens sont indépendants de ces rivalités internes au judaïsme ou au christianisme.

Les divergences au sein du christianisme stimulent la production d’écrits théologiques du même niveau intellectuel que celui, élevé, de certains docteurs gnostiques pétris de culture juive ou helléniste. On appelle Pères de l’Église ces auteurs qui ont marqué la tradition de l’Église. Les chrétiens sont invités à ne pas se distinguer du reste de la population, mais des règles de vie morale régissent les relations dans les communautés. Le problème des relations entre les sexes est une caractéristique importante dans la vie des croyants. Articles détaillés : Persécution de Dèce et Persécution de Dioclétien.

Les responsables des Églises enseignent la soumission à toute autorité. Les chrétiens ont un statut encore plus précaire que celui des juifs, reconnus comme monothéistes, et dispensés à ce titre du culte officiel des empereurs. Les chrétiens sont moins bien identifiés et leur attitude suscite une grande méfiance, qui parfois tourne à l’hostilité, voire à la violence. En 249, l’empereur Dèce prescrit à tous les habitants de participer à une prière pour le salut de l’Empire au moyen d’un sacrifice aux dieux. Les édits de Dioclétien, en 303 et 304 sont comparables : il est prescrit à tous de faire des libations et de sacrifier aux idoles. Beaucoup parviennent à obtenir un certificat sans participer au culte païen.

Nombreux aussi sont ceux qui se soumettent à cette participation, ce sont les  lapsi . Ils sont alors exclus des communautés, ce qui pose vite le problème de leur mode de réintégration. Carthage, en 251, un synode d’évêques africains décide qu’on peut les réintégrer, mais après pénitence. La conversion de l’empereur Constantin, c’est-à-dire, pour le chef politique qu’il est, une attitude de soutien au christianisme, à la fin de l’année 312, est un événement d’une importance considérable avec d’immenses conséquences. Avant 312, on peut estimer que cinq à dix pour cent de la population de l’Empire romain est chrétienne. Il s’agissait de la prétention de l’empereur à être la tête de l’Église, à laquelle l’Église d’Orient répond, d’une façon générale, plus favorablement que l’Église d’Occident.

Pendant cette période, l’histoire de l’élaboration de l’orthodoxie vis-à-vis de ce qui est considéré comme hérésie se mêle toujours à l’histoire des relations entre l’empereur et l’Église. Ainsi, en 321, c’est Constantin, pas encore baptisé, qui convoque le concile de Nicée, inauguré en 325 et qui aboutit à proclamer dans ce qu’on appellera le symbole de Nicée. La Cité de Dieu, Augustin d’Hippone reprend cette théorie et fixe au pouvoir temporel la tâche d’aider l’Église à établir ici bas la  cité de Dieu . Au niveau local, les évêques continuent de jouer un rôle de première importance. Yves Congar observe que la papauté que l’on voit se dégager occupera une place privilégiée dans la vision que les catholiques romains ont de l’Église, dans leurs sentiments spirituels et religieux profonds. Parallèlement à la division du pouvoir impérial entre Orient et Occident, les églises d’Orient et d’Occident précisent leurs différences.