L’apprentissage collaboratif : Plus qu’une méthode collective ? PDF

L’apprentissage est un ensemble de mécanismes menant à l’acquisition de savoir-faire, de savoirs ou de connaissances. L’acteur de l’apprentissage est appelé apprenant. On peut opposer l’apprentissage à l’enseignement dont le but est de dispenser des connaissances et savoirs, l’acteur de l’enseignement étant l’enseignant. L’imitation est l’un des modes d’apprentissage fréquemment observé dans le l’apprentissage collaboratif : Plus qu’une méthode collective ? PDF animal.


Qu’est-ce que l’apprentissage collaboratif ? Cet ouvrage tente de répondre à cette question de diverses manières. Tout d’abord, cette forme d’activité collective est comparée à une autre, l’apprentissage coopératif. Mais autant ce dernier s’apparente à une méthode ou une technique, autant l’apprentissage collaboratif ne peut être caractérisé ainsi vu la marge de manœuvre laissée aux personnes pour travailler ensemble, la forte autonomie dont elles disposent. Ensuite, deux versions de l’apprentissage collaboratif sont également donnés et étudiés dans deux domaines : les situations de résolution de problèmes et les activités d’écriture. Ils mettent en évidence nombre de caractéristiques propres à l’apprentissage collaboratif : partage des responsabilités entre les partenaires, compréhension mutuelle, recherche d’un terrain d’entente, exploration collective. Enfin, en conclusion, une théorie de l’apprentissage collaboratif est exposée : elle permet d’ouvrir des pistes de réflexions quant à l’implication des acteurs dans les situations collaboratives, le sens des autres qu’ils développent à cette occasion.

1975, insiste sur l’importance qu’il convient d’attribuer à l’apprentissage. Il force les enfants à vivre au milieu des adultes, qui leur communiquent ainsi le savoir-faire et le savoir-vivre. La psychologie du développement étudie les changements, acquisitions et pertes, de la vie embryonnaire à la mort. L’apprentissage est un concept important étudié par cette discipline. L’apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation d’un environnement de façon à permettre avec celui-ci des interactions ou des relations efficaces ou de plus en plus efficaces. L’apprentissage est un  changement dans le comportement d’un organisme résultant d’une interaction avec le milieu et se traduisant par un accroissement de son répertoire.

20 ans après les expériences de Pavlov par le psychologue Skinner. La plupart des organismes pluricellulaires sont capables d’apprendre et de se souvenir, par des processus émergents. Certains unicellulaires montrent aussi une certaine capacité d’apprentissage. L’aspect fonctionnel en a d’abord été théorisé par Pavlov, fait intervenir des concepts déjà étudiés par Bayes et Laplace.

On est dans ce cas encore loin de comprendre des modèles aussi complexes que le cerveau humain. Chacun d’entre nous étant le produit de son hérédité et de son milieu, on peut parler d’intrication personnelle et collective entre inné et acquis, celle-ci constituant ce que nous nommons l’expérience individuelle et de groupe. Certains phénomènes très aléatoires, se prêtent mal à l’apprentissage : ce que l’on croit savoir est alors une illusion, mais le sujet ne s’en rend pas compte. Ce  faux savoir  peut être très structurant pour l’environnement, notamment si les générations futures ont été conditionnées pour s’en imprégner. Quelle est le rôle de la mémoire ? Comment le transfert du savoir se produit -il ? Quelles pratiques d’apprentissage sont mieux expliquées par cette théorie?

Pratiques d’apprentissage expliqué par cette théorie? Le plus courant : il suppose de la part de l’enfant la valorisation d’un modèle et la volonté de le posséder, de le prendre. C’est par l’imitation que se font tous les apprentissages  spontanés  de la petite enfance: parole, gestes, mimiques, etc. L’induction est une forme d’apprentissage qui fonctionne très bien lorsqu’elle est bien encadrée. Par exemple, si j’observe une seringue remplie d’air que je peux compresser et étirer, j’en induirai que l’air, et les gaz, sont compressibles. Par contre, si un enfant observe une plume et une roche qui ne tombent pas à la même vitesse dans l’air, il induira que les objets lourds tombent plus vite, ce qui est faux.

Il faut donc bien encadrer les sujets lorsque l’on utilise cette méthode. Il s’agit de la méthode essai-erreur. Pour fonctionner correctement, il faut que la solution soit assez facile à trouver, compte tenu de ce que le sujet sait déjà. Pour apprendre des choses complexes, il faut donc s’appuyer sur l’apprentissage par association pour enchaîner des situations de difficulté croissante et permettant de nombreuses répétitions.

Mais c’est le seul qui fonctionne encore quand la solution doit être découverte, on parle alors de démarche heuristique. C’est le principe des cours magistraux. On fait faire au sujet ce qu’il doit apprendre, d’abord passivement, puis de plus en plus activement, jusqu’à ce qu’il puisse faire et refaire seul les opérations. Les langues s’apprendraient mieux en situation d’immersion totale. Par exemple, lorsque les cours ne sont donnés que dans la langue à apprendre et que le professeur ne parle avec les élèves que dans leur langue d’immersion.