L’Ange, lumière du coeur PDF

Dialogues avec l’ange est la transcription d’une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois. Gitta Mallasz, réfugiée en France en 1960, traduira ces entretiens en français. Une première l’Ange, lumière du coeur PDF a été publiée en 1976, suivie en 1990 d’une seconde édition, intégrale. Dans la Hongrie de 1943, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les juifs avaient été plutôt protégés par le régime Horthy, pourtant allié des puissances de l’axe.


Ce livre aborde des sujets aussi vastes que l’amour, la nature, le rêve, la destinée… Cette ouverture à l’Ange est un récit empreint d’une sensibilité poétique qui nous aide à pénétrer la puissance secrète des choses, à intégrer la lumière du coeur en nous guidant vers des sommets intérieurs illuminés du chant de l’âme.

En 1943, quatre amis hongrois, Gitta Mallasz, Lili Strausz, Hanna Dallos et son mari Joseph Kreutzer, se retrouvent dans une petite maison louée par Hanna et Joseph à Budaliget dans les environs de la capitale, où ils essaient de trouver un peu de sérénité. Leurs rencontres sont l’occasion de s’interroger ensemble sur la situation et d’écrire leurs impressions. L’armée allemande entre en Hongrie en mars 1944. Seuls les quarante premiers entretiens auront lieu à Budaliget, car après l’invasion de la Hongrie le 19 mars 1944 par l’armée allemande, pensant qu’ils seront plus en sécurité à Budapest où les persécutions n’ont pas encore commencé, Joseph et Hanna décident de s’installer dans la partie Pest de la capitale, dans l’appartement des parents de Hanna qui ont fui la Hongrie. Joseph part le 3 juin 1944 pour ne plus revenir. Gitta cherche alors à sauver ses amies du ghetto, quand on lui propose de prendre le commandement d’un atelier de confection militaire monté par un de ses amis et un prêtre catholique, le père Klinda, pour sauver des juives.

Gitta accepte à condition que soient rajoutés à la liste des ouvrières les noms de Lili et Hanna. Le 2 décembre 1944, ils font irruption à Katalin. Quasiment toutes les ouvrières réussiront à s’enfuir. Restent treize d’entre elles, dont Hanna et Lili qui ont décidé de se livrer pour sauver Gitta, persuadées qu’elle seule pourra transmettre les enseignements spirituels dispensés lors des entretiens. Joseph mourut à la même époque que sa femme dans un camp en Hongrie.

Après quinze ans sous le régime communiste, elle s’installera en France en 1960 et commencera à travailler à la traduction puis à la diffusion des Dialogues avec l’ange jusqu’à sa mort en 1992. Gitta Mallasz avait reçu une vague éducation catholique, les trois autres, d’origine juive, n’auraient pas reçu d’éducation religieuse particulière. Gitta Mallasz, fille d’un général de l’armée hongroise, a un caractère indépendant et aventureux. Elle a épousé un cousin germain, Joseph Kreutzer, d’un caractère très réservé. Gitta Mallasz avait connu Lili Strausz quand elle pratiquait la natation. Enseigner l’expression corporelle n’était guère chose courante à cette époque.

Dernière fille non désirée d’une famille nombreuse, Lili avait souffert dans l’enfance d’un manque d’amour qui l’a marquée profondément. Au début des entretiens, Hanna avertit Gitta, seule présente à ce moment-là :  Attention ! Ce n’est plus moi qui parle. Et Gitta déclare :  C’est bien la voix de Hanna, mais je suis absolument sûre que ce n’est pas elle qui parle : celui qui parle se sert de sa voix comme d’une espèce d’instrument conscient. Dans la suite du livre, le mot  ange  apparaît fréquemment dans les commentaires de Gitta, moins souvent dans le texte lui-même.

Dialogues, on peut s’apercevoir que chacun a son ange. Toujours, selon les explications de Gitta, les anges voyaient avec acuité ce qui se passait intérieurement chez les quatre amis, avaient des pouvoirs guérisseurs et leur enseignement pouvait être accompagné de visions. Mais elle affirme aussi que la nature de l’ange est difficile à saisir, qu’il est à la fois l’être le plus proche de l’humain, mais qu’en une seconde il peut se retrouver dans des régions inaccessibles. Gitta évoque une loi qui lierait les anges aux hommes : la réciprocité. La forme et le contenu évoluent avec les événements qui secouent la Hongrie. Budaliget, Gitta, Lili et Joseph reçoivent des réponses à leurs questions.

Quand commencent les déportations, et qu’ils retournent à Budapest, le ton change. Il n’y a plus de questions. Jésus, est fréquemment cité, surtout dans les derniers entretiens. Les thèmes des entretiens sont variés. Des auteurs se sont livrés à l’exercice de les répertorier. Il faut  être vigilants ,  faire attention ,  être attentifs . Les Dialogues avec l’ange ont d’abord été publiés en français, avant d’être édités dans leur langue d’origine, le hongrois, et d’être traduits en 18 langues.