Jean Paul II, la fin d’un règne : Les 25 ans d’un pontificat controversé PDF

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Pas de doute, le pape Jean Paul II est un homme intègre. Il vit sa foi à sa manière et sait rester fidèle à lui-même, tout en demeurant très attaché à l’autorité de l’Eglise. L’avantage avec lui, c’est que l’on sait au moins à quoi s’en tenir. On pourrait le prendre au mot. Cela le rendrait presque sympathique… Pendant les premières années du pontificat de Jean Paul II, de nombreux catholiques se sont enthousiasmés. Ce pape si proche des hommes et si prompt à se rallier leurs suffrages, faisait figure de héros populaire. Mais à l’époque, nombreux sont ceux aussi qui, emportés par leur joie, n’ont pas prêté attention aux conceptions philosophiques, religieuses, et psychologiques rétrogrades de Jean Paul II, toutes droites issues des année
20 et 30. Des conceptions si profondément enracinées dans l’Eglise que le concile Vatican II n’a réussi à les faire disparaître que pendant un temps. Avec la collaboration de spécialistes et experts du catholicisme contemporain, l’ouvrage « Jean Paul II, la fin d’un règne » fait le bilan des 25 ans d’un pontificat controversé

En qualité d’évêque de Rome, il est le 262e pape de l’Église catholique, et son pontificat s’étend de 1963 à sa mort en 1978. La maison natale de Giovanni Battista Montini à Concesio. Après avoir achevé ses études de droit en 1882, Giorgio Montini prend la direction du journal catholique de la ville de Brescia, Il Cittadino di Brescia. Giuditta Alghisi est originaire de Verolavecchia, un village situé au sud de Brescia. Ayant perdu ses parents très jeune, elle fut placée sous l’autorité d’un tuteur et envoyée dans un pensionnat religieux à Milan. Giovanni Battista Montini naît le 26 septembre 1897 à Concesio.

Comme le veut la coutume pour les familles bourgeoises de Brescia, il est confié à une nourrice. Giorgio Montini meurt en janvier 1943. Giuditta meurt en mai 1943, quelques mois après son mari. En 1902, Giovanni Battista commence sa scolarité au collège Cesare-Arici de Brescia, tenu par des jésuites. Il y fait la connaissance d’Andrea Trebeschi, avec qui il entame ses premières grandes actions pendant la Première Guerre mondiale.

Sa mère le fait alors étudier à la maison. Ses études, quoique décousues, sont assez brillantes, si bien que ses camarades le surnomment  le bûcheur . Il doit suspendre à nouveau ses études en 1910, toujours pour des raisons de santé. Ses parents décident alors de le retirer définitivement du collège et de lui faire donner des cours particuliers, afin qu’il puisse présenter l’examen de fin d’études secondaires en candidat libre.

Dès le collège, il rejoint l’association Manzoni, du nom de l’auteur italien Alessandro Manzoni, qui rassemble des élèves et des étudiants catholiques. En 1913, il présente un examen d’études secondaires au lycée d’État de Chiari puis passe sa maturità classica, l’équivalent italien du baccalauréat français, en juin 1916. Il est admis au séminaire à la rentrée suivante. Giovanni Battista Montini n’ayant laissé aucun journal intime, on ne peut déterminer avec exactitude comment est née sa vocation. Plusieurs épisodes de sa jeunesse l’ont néanmoins marqué, ce qui a pu déclencher chez lui les premières interrogations.

La même année, Giovanni Battista Montini fait sa première communion et reçoit quinze jours plus tard le sacrement de confirmation. Toujours la même année, les Montini emménagent au 17 via delle Grazie, à proximité de l’église Santa Maria delle Grazie. En 1910, une communauté bénédictine s’installe à Chiari. Giovanni Battista Montini, contraint de rester chez lui pour étudier, assiste souvent aux complies et y fait quelques retraites spirituelles. Enfin, après avoir quelque temps songé à la vie religieuse, il entre au séminaire en septembre 1916.

Vue de Brescia dans les années 1920. C’est au séminaire Santangelo de Brescia que Giovanni Battista Montini entre en septembre 1916. Pourtant, il ne suit pas la même formation que ses confrères séminaristes : son état de santé demeurant fragile, le supérieur du séminaire et l’évêque de Brescia acceptent d’emblée que le jeune homme ne soit pas soumis à la vie d’internat. Assistant d’abord aux cours en habits civils, il ne peut rapidement plus venir au séminaire. Ces temps de solitude lui permettent de garder un lien fort avec la société qui l’entoure. Il prend tout d’abord la présidence de l’association Manzoni en 1917, grâce à laquelle il lance une  bibliothèque du soldat  destinée à envoyer aux soldats du front de bons livres leur permettant de se distraire et d’entretenir leur foi.

Il fonde en parallèle la  Maison du soldat français , où les militaires peuvent lire journaux et livres. En juin 1918, Giovanni Battista Montini s’attelle à un autre grand projet : défendre la liberté de l’enseignement. Il lance avec des amis le magazine La Fionda dans laquelle il réclame notamment la création d’une université catholique. Enfin, il prend position en faveur du PPI dont son père est député à trois reprises. Ce parti prône la liberté de l’enseignement, la défense de la famille et d’autres points plus administratifs. Ces actions sociales entament nécessairement le temps de formation sacerdotale du jeune séminariste, dont les études sont alors parcellaires et discontinues. Hormis les quelques cours particuliers que certains prêtres viennent lui dispenser, il étudie des compendiums et lit des ouvrages éclectiques, religieux comme profanes.

Le 21 novembre 1919, il revêt enfin la soutane. Giovanni Battista Montini, le jour de son ordination sacerdotale. Après une retraite spirituelle qu’il doit interrompre à cause de la chaleur, Montini est ordonné prêtre le 29 mai 1920. Une dérogation a dû lui être accordée du fait de son âge, le Code de droit canonique disposant alors que le candidat doit avoir vingt-quatre ans révolus.