Je ne suis pas né en Mai 68 : Souvenirs et carnets (1934-1992) PDF

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Le nom de Maurice Grimaud est attaché aux journées de Mai 1968. De fait, le préfet de police fut alors l’une des pierres angulaires de la république qui vacillait. L’agenda quasi quotidien qu’il a tenu cette année-là et qu’il livre ici intégralement donne la mesure d’une lucidité et d’un sang-froid développés au long d’une existence originale et d’une carrière exceptionnelle, qui l’ont conduit de la khâgne du lycée Henri-IV et de la fréquentation des écrivains jusqu’à la direction du cabinet de Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation dans les années décisives de 1981-1983.
Quel que soit le poste qu’il a occupé, Maurice Grimaud s’est toujours signalé par une certaine idée de la personne humaine et par un goût affirmé de la chose écrite. Et comme il a connu beaucoup de ce qui a compté, de la fin de la IIIe République jusqu’aujourd’hui, son récit, nourri de portraits, d’anecdotes et de réflexions, constitue, comme l’écrit Michel Winock, «une source précieuse de notre histoire contemporaine», tout comme un grand morceau de littérature.

Né en 1913, l’Ardéchois Maurice Grimaud, d’abord tenté par l’écriture, a servi en Afrique du Nord puis, après la guerre, en Allemagne occupée et à Genève. Préfet territorial entre 1955 et 1963, il est directeur général de la Sûreté nationale, puis préfet de police de 1967 a 1971, enfin secrétaire général à l’Aviation civile. En 1981, il devient le plus proche collaborateur de Gaston Defferre ministre de l’Intérieur. Ses dernières années d’activité se passent auprès du médiateur de la République.

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Georges Loustaunau-Lacau naît à Pau où son père, Jean, sergent-major, est en garnison. Ce Béarnais fait ses études secondaires au lycée de Pau. Blessé légèrement d’un éclat d’obus en février 1918, il est nommé en juin au centre d’instruction des officiers américains. Après la guerre, il sert en Allemagne, à Cologne, travaillant pour la commission du Rhin, puis il rejoint en 1922 l’École de guerre, où il est le condisciple de Charles de Gaulle. Il en sort en 1924 major de promotion. Il est ensuite affecté à la mission française auprès de l’armée grecque.

Il est affecté l’année suivante, en octobre, au cabinet du maréchal Pétain, alors ministre de la Guerre. Il le suit en mars 1935 au Conseil supérieur de la guerre, boulevard des Invalides. Il est l’initiateur à la fin de 1936 d’un service de renseignement anticommuniste dans l’armée, les réseaux Corvignolles, considérés, faussement semble-t-il, comme le pendant militaire de la Cagoule. Dans le procès-verbal de son audition du 6 février 1946 avec le juge Robert Lévy, Loustaunau-Lacau explique :  Le but de Corvignolles était de détecter les cellules communistes qui pouvaient se former dans l’armée. Une fois cette détection faite, la cellule en question était signalée à l’autorité compétente qui la dissolvait en dispersant ses membres en différents corps. En fait, il tente de mettre en place une coalition des droites face au communisme. Ce dernier l’accuse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale d’avoir cherché à renverser la République.