Jacques Saint Hilaire : Deuxième parcours 2003-2016 PDF

Ce motif, apparu dès la préhistoire, se retrouve jacques Saint Hilaire : Deuxième parcours 2003-2016 PDF de très nombreuses civilisations sous des formes diverses. Le mot désigne dans la mythologie grecque une série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l’on ne trouve aucune étymologie satisfaisante. Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité.


« Purifier l’art de ses moyens, de son vocabulaire de formes, pour finalement obtenir la purification du spectateur, de l’humanité, par le pouvoir d’une révélation intérieure » écrivait Mondrian. Visant beauté et pureté, et réduisant le sujet à sa seule forme ronde, puis-je prétendre moi-même éclairer l’humanité ? A défaut d’avoir un sens et une mission, mes toiles ont au moins un contenu, celui de ma propre valeur humaine.

Le labyrinthe du roman Le Nom de la rose est un labyrinthe maniériste et celui où vit Guillaume est suggéré comme étant un rhizome. Le labyrinthe de la mythologie grecque est un labyrinthe  unicursal , dont le parcours, de l’entrée au centre, ne compte pas d’impasse. Le labyrinthe  maniériste  déroulé, quant à lui, se présenterait comme un arbre,  un arbre binaire, du type de celui qu’utilisent les grammairiens et les informaticiens . Il présente un grand nombre de voies mais toutes, exceptée une, mènent à des cul-de-sac.

Le labyrinthe en  rhizome  ou  labyrinthe hermétique , un réseau entrelacé et infini de voies dans lequel tout point est connecté à divers autres points mais où rien n’empêche l’instauration, entre deux nœuds, de nouvelles liaisons, même entre ceux qui n’étaient pas reliés avant. Chaque route peut être la bonne, pourvu qu’on veuille aller du côté où on va. Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d’ours, d’oiseaux ou de serpents. Sur l’île de Gavrinis, en Bretagne, il a été découvert une galerie avec de multiples embranchements. Ces tracés labyrinthiques s’inscrivent toujours dans des lieux sacrés. 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux.