Histoire du Moyen Age : Tome 1, (VIIe-Xe siècles) PDF

Saint Clément, premier évêque de Metz, conduit le  Graoully  sur les bords de la Seille. Metz a longtemps été une entité à la fois politiquement puissante et riche. Opposé à la bourgeoisie messine puis soumis à l’influence du royaume de France, il va progressivement perdre son poids économique puis histoire du Moyen Age : Tome 1, (VIIe-Xe siècles) PDF influence politique. Saint-Arnould et Saint-Clément, ainsi que par l’abbaye de Gorze et l’évêché.


La construction romaine ne dépassait guère les rives méditerranéennes ; son implantation plus au nord et à l’est restait légère. La poussée des peuples germaniques et scandinaves vers le sud, combinée à l’effrayante épidémie de peste du VIe siècle, ouvrirent la voie à une lente inondation barbare sur tout l’ouest européen. Mais ces peuples ne parvinrent ni à limiter la poussée de l’islam en Espagne et en Italie, ni à établir des dominations vraiment organisées. Seuls les Francs de la Gaule du Nord purent fonder une puissance réunissant l’héritage germanique et l’élan de christianisation venu d’Italie et des pays saxons. La famille des Carolingiens construisit ainsi. de 700 à 900, un  » empire  » de l’Atlantique à l’Elbe. En 800, Charlemagne, avec la complicité pontificale, rétablit à son profit le titre impérial d’Occident. Mais son héritage se brisa assez vite : du partage de Verdun (843) à la mort du dernier Carolingien (911 en Germanie, 987 en  » France « ), des dominations locales, guerrières et claniques se substituèrent à toute autorité centrale. L’échec politique des Carolingiens ne peut dissimuler l’important effort d’organisation administrative et religieuse du IXe siècle. La rénovation culturelle qui l’accompagna préserva une grande partie de ce qui restait de la culture antique. L’aurore dune reprise démographique, la clarification du système d’exploitation du sol ont armé la future chrétienté. Mais la hiérarchie sociale demeure inégale et sévère : la militarisation de l’aristocratie dominante enserre les hommes ; le privé l’emporte sur le public. La  » clairière carolingienne  » restera un grand souvenir.

Philippe de Vigneulles ou le moine augustin Jean Châtelain. 280-300 : saint Clément de Metz, le 1er évêque de la ville. Siméon, 7e évêque La tradition le dit originaire de Palestine. Il a été inhumé à Saint-Maximin. Une charte d’Hermann de 1090 indique qu’il a créé la paroisse Saint-Jean-Baptiste. 717 les évêques obtiennent des droits d’immunité sur leurs domaines. Vers l’an mil l’évêché devient une principauté du Saint-Empire romain germanique et le prélat prend le titre de prince-évêque.

1006-1047 : Thierry II de Luxembourg, 49e évêque. En 1087, Henri IV fait à nouveau chasser Hermann et place à son poste Brunon de Calw. Les messins attaquent la cathédrale et massacrent la suite du prélat qui parvient à prendre la fuite. Hermann décède le 6 mai 1090. La querelle des Investitures, qui a démarré en 1075 sous le règne de Hermann marque le début du déclin du pouvoir épiscopal. Bertram sépare le temporel du spirituel et accorde à la cité une charte de franchise. Shield of the House of Lorraine.

Entre 1186 et 1189, il se réfugie à la Basilique Saint-Géréon de Cologne, chassé par l’empereur Frédéric Barberousse. Coat of arms of family de Scharfenberg. Le chapitre s’était partagé entre Frédéric de Lorraine et Thiébaut de Bar. Les évêques s’opposent aux bourgeois messins et doivent se retirer dans leur château de Vic-sur-Seille. Le chapitre est partagé entre Philippe de Bayon archidiacre de Sarrebourg et Pierre de Sierk archidiacre de Marsal. Portrait du Bienheureux Pierre de Luxembourg – Musée du Petit Palais d’Avignon. Guillaume de Coucy, fut après évêque de Noyon.

Verdun, devient ensuite duc de Mercœur. Le traité de Westphalie de 1648 entérine le rattachement de Metz à la France, les évêques qui se succéderont sont des alliés politiques du roi de France. Ces nominations ne seront pas reconnues par le pape avant la signature d’un indult personnel le 2 décembre 1664 par Alexandre VII reconnaissant à Louis XIV le droit de nommer les prélats de ces trois évêchés. Henri Charles de Cambout, évêque de Metz. Grand aumônier de France, cardinal , évêque réfractaire, il refusera de démissionner lors du concordat de 1802 et se considérera évêque en titre jusqu’à sa mort en 1808. Paul Dupont des Loges en 1880. En vertu du concordat en Alsace-Moselle, les évêques de Metz et de Strasbourg sont les seuls à être encore nommés par le gouvernement français.