Godin, inventeur de l’économie sociale : Mutualiser, coopérer, s’associer PDF

Un article godin, inventeur de l’économie sociale : Mutualiser, coopérer, s’associer PDF Wikipédia, l’encyclopédie libre. Il y a un groupe d’étude à l’Assemblée Nationale qui est co-présidé pour la 15ème législature par Sarah El Haïry et Anne-Laurence Petel .


Fondé par Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), le Familistère de Guise (1870-1968) apparaît aujourd’hui comme l’un des modèles les plus aboutis d’une alternative à l’entreprise capitaliste. L’objet de ce livre est de montrer qu’à travers cette formidable aventure. Godin prouve qu’il est possible de permettre à chacun de bien vivre, dans un habitat confortable et par un travail digne, où il est respecté, sans passer par la violence et sans appauvrir quiconque. En concevant cette coopérative d’habitat, de production et de consommation et cet ensemble de mutuelles et d’associations qu’est le Familistère, Godin s’inscrit en rupture aussi bien avec le père de l’organisation scientifique du travail, F. W. Taylor, qu’avec la critique du capitalisme formulée par K. Marx. Ce livre démontre qu’on peut considérer Godin comme l’un des fondateurs de l’économie sociale et sans doute le plus moderne d’entre eux.

C’est par analogie avec le Tiers état ou le tiers monde, que ce secteur est parfois désigné comme le tiers secteur. L’économie sociale se compose des activités économiques exercées par des sociétés, principalement des coopératives et des mutuelles, ainsi que par des associations. L’économie sociale est constituée par les organisations qui la composent, qui ont traditionnellement des statuts associatifs, coopératifs ou mutuellistes. Par conséquent, il désigne un large éventail de groupes de bénévoles ou communautaires et d’activités sans but lucratif. Parfois, il est fait également référence à un quatrième secteur, le secteur informel, où les échanges informels ont lieu entre la famille et les amis, entre membres d’une famille ou entre membres d’un groupe d’amis. Le mouvement de l’entrepreneuriat social dialogue avec la notion historique d’ économie sociale et solidaire  afin d’en ouvrir le champ progressivement aux  entreprises à finalité sociale ou sociétale à lucrativité limitée .

De fait, cette notion aborde le champ social par la finalité de l’organisation et l’efficacité des moyens, les modalités de la gouvernance étant des aspects secondaires. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Suite à la loi Le Chapelier en 1791 et l’arrivée de la révolution industrielle, de nombreux mouvements sociaux et théories économiques apparaissent. Enfantin critique l’approche d’Adam Smith sur le plan méthodologique. Là où Adam Smith a une approche naturaliste qui explique l’économie uniquement par des comportements individuels  naturellement  égoïstes, Enfantin propose une méthode historique qui voit en premier la société comme responsable des comportements et non les individus.

D’un point de vue moral, la division en classes qui oppose travailleurs et capitalistes est injuste car les capitalistes peuvent consommer sans travailler. Pour Enfantin, cette division est aussi inefficace car les travailleurs ne sont pas incités à améliorer leur travail car le gain va au capital. Article détaillé : histoire de l’économie sociale. En 1844 est créée Équitables Pionniers en Angleterre. En 1847, Friedrich Wilhelm Raiffeisen crée une boulangerie coopérative en Allemagne.

En 1884, abrogation définitive de la Loi Le Chapelier qui proscrivait les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage. En 1895, l’identité coopérative est déclarée. En 1901, la liberté d’association est définie en France. En 1947, le statut de la coopération est défini en France. Des règlementations bancaires comme Bâle II et Bâle III qui visent à réguler le système bancaire s’applique également aux banques coopératives. C’est l’Etat qui donne les impulsions et coordonne l’action des mutuelles et associations assurant pour une grande part l’ESS tout en organisant un secteur semi-marchand. En France le gouvernement Jospin a nommé en 2000 le premier secrétaire d’État à l’économie solidaire, l’écologiste Guy Hascoët, qui reste en fonction jusqu’en 2002.

La loi no 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, dans son article 1, donne pour la première fois une définition législative de l’ESS en France, qu’elle définit comme un  mode d’entreprendre et de développement économique . Les mutuelles sont surtout présentes dans le secteur des activités financières et d’assurances. Les fondations sont présentes principalement dans deux secteurs : celui de la santé humaine et celui de l’action sociale. Les données relatives à l’année 2014, ne couvrent, comme les années précédentes, que les quatre familles traditionnelles de l’économie sociale : les coopératives, mutuelles, associations et fondations employeuses.

En sont exclus les administrations publiques, organisations patronales et consulaires, syndicats de salariés et les organisations politiques ou religieuses. ESS et des perspectives positives dans des secteurs où elle n’est pas historiquement présentes. C’est sur cet aspect fiscal et financier que se joue l’avenir de l’E. Le projet de loi Pacte, porté par Bruno Le Maire , prévoit la création d’un nouveau statut d’entreprise qui pourrait venir élargir le champ des entreprises susceptibles de bénéficier d’avantages fiscaux au nom de l’économie sociale et solidaire, ce qui inquiète nombre d’acteurs de l’ESS, qui y voient un risque de dénaturation. Concernant le dialogue social, employeurs et employés de l’ESS peuvent adhérer à des syndicats comme pour toute entreprise. Article détaillé : Économie sociale au Québec. Sont donc considérées comme des entreprises d’économie sociale les coopératives, mutuelles et associations à vocation marchande.