Génétiquement incorrect PDF

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? Depuis plusieurs années, Boris Cyrulnik dispose d’une carte blanche dominicale bimensuelle sur une radio du service public, via la pastille radiophonique  Histoire d’Homme  de France Info. Un sujet d’actualité brûlant s’il en est, et une question à laquelle sa réponse est assurément utile pour  génétiquement incorrect PDF les comportements de société . Récemment, Doreen Kimura, une Canadienne, a dit qu’il y avait de très grandes différences entre le cerveau des hommes et le cerveau des femmes.


Les industries du vivant nous promettent depuis quelques années un avenir radieux : les thérapies géniques devraient pouvoir bientôt soigner les maladies géniques mais aussi le cancer ; le clonage et les manipulations génétiques nous faire vivre mieux et plus ongtemps ; les OGM préserver de la famine les populations des régions les plus défavorisées. En dépit des annonces fracassantes qui donnent l’impression que les scientifqiues maîtrisent déjà la connaissance du génome, que sait-on de ces gènes ? Imprévisibles, ils fonctionennt en réseaux, mutent, se taisent, sautent, se déplacent, vieillissent et meurent, bref, ils échappent très souvent à nos pronostics. Un nouveau paradigme divise les scientifiques, qui met au premier plan la plasticité du génome. Car les gènes ne vivent pas dans un théâtre fermé où regnerait à la fois le hasard et prédetermination. Ils sont en interaction constante avec l’environnement, qui exerce une influence capitale sur leur évolution. Sans prendre en compte cette relation fondamentale, il est impossible de comprendre la genese des maladies, d’envisager leur prévention et leur traitement. Ce livre, premier bilan scientifique après le décryptage du génome humain, nous prémunit contre le chant des sirènes, contre ces pratiques qui se font passer pour génétiquement correctes en se garantissant au passage un quadruple pouvoir : scientifique, économique, militaire et politique

Alors elle a provoqué l’explosion de Catherine Vidal, qui est une neurobiologiste parisienne, mais son argument dit :  Doreen Kimura est une scientifique d’extrême droite, donc ses arguments n’ont pas de valeur . Premièrement, lors de cette autre chronique il invoque ce livre d’un  neurobiologiste  mais enchaîne en ne citant que des observations éthologiques et ethnographies qui n’y figurent pas. Deuxièmement, s’il avait bien lu Jean-François Bouvet il n’aurait peut-être pas commis l’erreur d’affirmer que Camille Paglia est  professeure de neurologie à l’université de Philadelphia . Titulaire d’un doctorat en lettres, elle est en réalité professeure en humanités et étude des médias à l’Université des Arts, une faculté sise à Philadelphie. Boris Cyrulnik de remonter aux sources de ce qu’il utilise. Il ne conviendrait pas pour autant de parler de plagiat, car son texte s’écarte notablement de celui de Jean-François Bouvet, et pas seulement par l’introduction des informations erronées qu’on vient de voir. Endossant le rôle de sage homme exempt du caractère  passionné  de ces quatre femmes aux positions  radicales et violentes , examinant les ressorts de l’  explosion  de Catherine Vidal avec le recul conféré par son objectivité supposée, Boris Cyrulnik met ici une nouvelle fois en scène l’opposition entre cette dernière et Doreen Kimura.

En 1994, lorsque Le Nouvel Observateur lui demande si le cerveau d’une fille se développe différemment de celui d’un garçon, il répond par l’affirmative en citant les travaux de Kimura sur les aptitudes verbales et spatiales. En 2005, voici comment il reformule ce que dit Kimura :  Puisqu’il y a une différence de nature, nous explique Doreen Kimura, psychologue canadienne, on ne peut que se soumettre à ses lois. Inutile donc d’orienter les filles vers les disciplines scientifiques, car leur cerveau les prédispose plutôt aux métiers de la parole. Quant au livre de Catherine Vidal, voici tout ce qu’il en dit dans cette même chronique de 2005 :  Catherine Duval et Dorothée Benoit-Browaeys démontrent sans peine  l’idéologisation  de ces données neurologiques. En mars 2013, ce que Boris Cyrulnik fait maintenant dire à Doreen Kimura  récemment , c’est qu’ il y a  de très grandes différences entre le cerveau des hommes et le cerveau des femmes .