Francis Picabia : les nus et la méthode PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Picabia dans sa Maison rose, au Tremblay-sur-Mauldre. Sa mère, Marie Davanne, meurt en 1886. Il fait ses études chez les maristes au francis Picabia : les nus et la méthode PDF Stanislas, puis au lycée Monge, à Paris.


En 1894, voulant éprouver la vocation tôt manifestée de son fils,  Pancho  Picabia envoie, au Salon des artistes français, la toile de Francis intitulée Vue des Martigues. 1905, à la galerie Haussmann à Paris, est un triomphe. De 1903 à 1908, influencé par les peintres de Barbizon, il côtoie Alfred Sisley, Camille Pissarro et Marius Borgeaud. 1905 à Paris à la galerie Haussmann, chez Danthon, la suivante à Berlin à la Kaspar Kunstsalon. De 1905 à 1908, Picabia séjourne deux fois à Martigues et réalise de nombreux paysages de style impressionniste de la ville et de ses canaux. Ils auront encore une fille, Gabrielle Cécile, dite Jeannine, en 1913, et un garçon, Vincente, né en 1919.

En 1911, il rejoint le groupe de Puteaux qui se réunissait dans le studio du peintre Jacques Villon, frère de Marcel Duchamp, qu’il a rencontré en 1910. Marqué par la Broyeuse de chocolat et le concept de ready-made de Marcel Duchamp, il confectionne, dès 1913, une série d’œuvres où il reprend l’esthétique du dessin industriel, recopiant ou simplifiant des images qu’il trouvait dans le magazine scientifique La Science et la Vie. De 1913 à 1915, Picabia se rend plusieurs fois à New York et prend une part active dans les mouvements d’avant-garde, introduisant l’art moderne sur le continent américain. Il n’en demeurera pas moins fidèle au côté iconoclaste des dadaïstes dans ses écrits et avec ses tableaux résolument provocateurs, tel son L’œil cacodylate simplement couvert des signatures de ses amis, se moquant du fait que la signature de l’artiste est ce qui confère de la valeur à une œuvre.

Mobilisé pour la guerre en 1914, Picabia réussit à obtenir une mission pour Cuba. Il descend à New York où il retrouve ses amis. Inspiré par sa passion de la mécanique automobile, Picabia crée une série de peintures et de collages à sujets mécaniques. Il détourne la figuration proprement dite des moteurs et des engrenages pour s’en servir à des fins humoristiques, symboles des penchants humains, de l’amour et de la pulsion sexuelle. En 1917, il rencontre Germaine Everling avec laquelle il part, en 1918, pour Lausanne. Quand elle rentre à Paris, Picabia est assailli à coups de feu par Costica Gregori qui lui reproche d’avoir eu des relations avec son épouse, Charlotte, artiste peintre sous le nom de  Charles .

Picabia revient alors vivre à Paris, voyageant souvent vers New York, la Normandie, la Côte d’Azur, et joue souvent dans les casinos avec des fortunes diverses. Malgré son apostrophe ancienne à l’encontre du couturier,  Merde pour les collections parfumées de M. Doucet , Francis Picabia est l’un des artistes favoris de Jacques Doucet qui lui achète à plusieurs reprises des toiles et des dessins pour orner ses demeures, conseillé par André Breton. Outre l’automobile et les jeux de hasard, il se passionne pour le cinéma et la photographie. Dans ses écrits sur le cinéma, il pressent le rôle prépondérant du cinéma américain. Il s’installe à Mougins en 1925 dans le Château de Mai.