Foi et cultures au tournant du nouveau millénaire PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Dans la pensée médiévale, foi et cultures au tournant du nouveau millénaire PDF science, la géométrie et l’astronomie étaient directement liées au divin.


Bible moralisée de Vienne 2554, f. Notons d’emblée la profonde difficulté d’assimiler des savoirs hétéroclites à des corpus de savoirs cohérents, ou encore de vastes conceptions systémiques et classificatoires à la science moderne que nous connaissons. Par l’intermédiaire des traductions et des commentaires des philosophes arabes comme Avicenne et Averroès mais aussi et surtout par de nombreux transferts culturels venus de l’Empire byzantin orthodoxe, l’œuvre d’Aristote est parvenue en Occident et a nourri la pensée médiévale. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Selon Richard Dawkins,  la science n’est pas seulement corrosive envers la religion, la religion est corrosive envers la science. Elle enseigne aux gens à se satisfaire de pseudo-explications surnaturelles et triviales et les aveugle au sujet des explications merveilleuses et réelles que nous avons à portée. Elle leur apprend à accepter l’autorité, la révélation et la foi au lieu de toujours mettre l’accent sur les preuves.

Elles peuvent aussi disposer d’universités, de centres de recherche, comme l’Académie pontificale des sciences, et d’outils de recherche, comme l’Observatoire du Vatican. La redécouverte, en occident, de pans entiers de la philosophie grecque, par les échanges avec d’autres civilisations, et la traduction de nombreux manuscrits antiques, entre 1120 et 1190, a permis de diffuser ces textes dans tout le monde occidental. L’astrophysicien Hubert Reeves considère que même si  on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c’était une erreur. Science et religion n’abordent pas les mêmes questions : La science décrit les phénomènes, les mécanismes, les principes auxquels nous sommes soumis, en un mot le comment de l’existence. Articles détaillés : Théologie du Process et Alfred North Whitehead. Au début du Moyen Âge, la science était prise entre deux grands courants théologiques. Articles détaillés : Science du Moyen Âge et Renaissance du XIIe siècle.

Il cherche à en retrouver le sens originel en la débarrassant de toutes les interprétations faites jusque-là. Il se l’approprie avec assez de pénétration et de puissance pour construire un système qui porte sa marque personnelle. C’est à la question de l’origine des êtres qu’il s’intéresse le plus. Ces doctrines philosophiques soulèveront des débats passionnés dans le monde chrétien et trouveront presque autant de disciples que d’opposants.

Il fut mêlé en 1268, à une controverse autour de l’aristotélisme opposant les partisans de la philosophie de Saint Augustin aux averroïstes. Les premiers se sentaient menacés par les seconds qui prônaient l’indépendance de la philosophie vis-à-vis de la révélation. Au cœur du débat, Thomas d’Aquin soutenait alors une position intermédiaire qui lie foi et raison. En balayant cette synthèse finalement contraignante entre lois divines et antiques lois naturelles, ces juges sévères ouvrent sans le savoir la voie à d’autres formes de pensée scolastique, privilégiant la logique, la simplicité et une quête de liberté par une recherche.

Articles connexes : Héliocentrisme, Géocentrisme et Révolution copernicienne. On l’a vu, le géocentrisme régnait donc en maître sur la pensée scientifique depuis l’Antiquité. Cependant la possibilité de l’héliocentrisme est déjà évoquée, avant Copernic. C’est en suivant Platon et les Pythagoriciens, les plus grands mathématiciens de cet âge divin, qu’il pensa que pour déterminer la cause des phénomènes, un mouvement circulaire devait être attribué à la terre sphérique. Terre est située au centre de l’univers, le soleil et les planètes tournant autour d’elle. Prudent, car craignant les foudres de la communauté scientifique de l’époque, Copernic publie ses conclusions dans De revolutionibus orbium coelestium, en affirmant qu’il ne s’agit que d’un modèle pour décrire l’Univers. Univers infini, peuplé d’une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre.

Il est arrivé dans l’histoire de la physique naissante, et de certaines autres sciences, que les résultats obtenus entrent en conflit avec les autorités publiques et religieuses. Index de Copernic en 1616, décida de livrer Galilée au tribunal de l’Inquisition, et commua immédiatement sa peine en assignation à résidence. Les juges refusèrent de regarder dans la lunette. Le procès portait principalement sur la preuve que Galilée avait désobéi à une injonction du Saint-Office lui interdisant de discuter des thèses coperniciennes hérétiques. Ces controverses sur l’interprétation des passages cosmologiques de la Bible qui laissaient entendre à l’époque que l’univers était géocentrique, eurent des conséquences considérables sur les relations entre la science et la foi. En novembre 1633, Descartes apprit la condamnation de Galilée. Aussi la fraction des pionniers des sciences en Europe, eux-mêmes sincèrement croyants quelle que soit leur confession, ont appris la prudence envers les autorités.

Nombreux ont été les physiciens qui étaient ou bien très religieux, ou bien ordonnés eux-mêmes. Par exemple, Nicolas Copernic était moine, Edme Mariotte était prêtre et Georges Lemaître abbé. Le mouvement de rejet de l’héliocentrisme par la religion chrétienne — plus particulièrement par l’Église catholique, placée sous l’Inquisition — est stigmatisé par les philosophes partisans au siècle des Lumières du projet encyclopédique. Articles détaillés : Révolution copernicienne et Purification de la mémoire. Dans ses Philosophiae naturalis principia mathémathica de 1713, Newton défend la thèse d’après laquelle la création du monde, tout comme sa structure et son devenir, peuvent s’expliquer par des causes mécaniques, l’ordre du monde étant garanti par Dieu. Galilée, ce qui passe relativement inaperçu au siècle des Lumières.

Ces mesures, ainsi que les hommages rendus à Galilée par les papes modernes, constituent implicitement une réhabilitation de Galilée par l’Église catholique. 1981 une commission chargée d’étudier la controverse ptoléméo-copernicienne. Cette commission remit ses conclusions en 1992. Dieu étant le créateur de toute chose, il a, dès le commencement, créé tous les animaux, toutes les plantes et tous les hommes amenés à peupler le monde jusqu’à la fin des temps. Ces multiples adaptations parfois très conservatrices ont-elles conduit à un rapprochement ou un éloignement entre science et religion ?