Estuaires PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, estuaires PDF-le. Vue aérienne de l’estuaire de l’Elbe. Un estuaire est la portion de l’embouchure d’un fleuve où l’effet de la mer ou de l’océan dans lequel il se jette est perceptible. L’estuaire est un écotone mouvant dont les limites sont d’appréciation délicate.


Elles s’apprécient généralement sur l’analyse du mouvement des masses d’eau douces et salées, sur la base du flot principal ou moyen de la marée. Pour des besoins commerciaux, militaires, maritimes, agricoles, halieutiques ou sécuritaires, depuis des temps millénaires ou séculaires, des ports, des chenaux, des canaux, des aménagements de stabilisations, de drainage et d’assèchement, des atterrissements ou des aménagements conchylicoles ou cynégétiques en ont modifié les volumes et les profils en travers et en long. L’Homme a cherché à maîtriser les estuaires en fixant les berges et les chenaux, en y construisant de coûteuses digues, parfois immergées. C’est le seul écosystème où la modification altimétrique de la ligne d’eau biquotidienne varie dans le temps et dans l’espace, en même temps que la salinité et la turbidité. On y trouve des espèces marines, des espèces d’eau douces et des espèces endémiques aux estuaires. Ceci en fait une zone de reproduction et de nourrissage irremplaçable pour nombre d’espèces.

Tous travaux d’aménagement en aval ou amont peuvent avoir un impact différé dans l’espace et dans le temps, sur les flux, sur les courants, sur les vasières, sur la sédimentation, sur le mouvement et l’importance ou la qualité du bouchon vaseux et parfois sur la sécurité des usagers. Le mot espagnol estuario se traduisait non par estuaire mais par  barre , mot désignant la vague créée par la rencontre de l’onde du fleuve descendant et de la marée. Le bouchon vaseux est créé par la rencontre des eaux douces chargées de matière en suspension et de nutriments en solution et des eaux marines salées. Zone de turbidité maximale, il migre au rythme des marées. Le bouchon vaseux a été peu étudié jusque dans les années 1980. Les milieux estuariens sont caractérisés par des marnages importants, des courants parfois violents. La protection des estuaires implique une gestion quantitative et qualitative de l’eau à l’échelle des bassins versants entiers.

Les milieux intertidaux sont des écotones particuliers, dont slikke et schorre sont les deux principales composantes en zone continentale, remplacées par la mangrove en zone tropicale. La slikke est l’étage le plus bas : exposée à la mer, zone vaseuse immergée à chaque marée, apparemment pauvre, elle abrite une vie intense, essentiellement des macroinvertébrés et micro-organismes. Le schorre n’est submergé qu’aux grandes marées et lors des tempêtes, mais il est exposé aux embruns. Il abrite des graminées constituant les prés salés et une végétation d’autant plus variée que l’eau douce est présente. Remarque : La plupart des amphibiens fuient les zones salées, sauf en Europe le pélodyte ponctué et le crapaud calamite qui fréquentent volontiers les rivages estuariens, avec la Rainette. En Europe, le mot estuaire figure dans les cahiers d’habitats naturels définis en application de la directive Habitats. Grand-Rhône, contaminés par du césium 137, fixé sur des sédiments.

Comme le courant y ralentit et que l’effet des marées s’y fait sentir, certains polluants plus lourds ou s’adsorbant sur les sédiments peuvent s’y déposer et s’y accumuler puis être concentrés par les organismes vivants. Des inductions de spiggin, marqueur d’une exposition à des androgéno-mimétiques ont été observées après 7 semaines de présence dans un estuaire contaminé par de tels leurres hormonaux. Les émissions de GES de certains fleuves alimentant des estuaires commencent à être étudiées xxx , mais les données manquent encore pour les canaux. Delta de l’Atchafalaya, dans le Golfe du Mexique. Ceci pose des problèmes juridiques complexes, par exemple pour la réglementation de la pêche ou la définition des zones concernées par la loi littoral ou Natura 2000.