Entre puissance et coopération : Les relations diplomatiques Orient-Occident du 17e au 20e siècle PDF

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Cet ouvrage présente les principales formes reconnaissables de la puissance et de la coopération qui, en relations internationales, opèrent le passage entre la politique étrangère des acteurs et les relations internationales proprement dites, et la façon dont ces formes s’incarnent dans le contexte particulier des relations entre l’Orient et l’Occident.

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La politique du mouvement sioniste a revêtu avec la fin de la guerre une  orientation française  visant à s’assurer le soutien de Paris. Cette politique résultait à la fois d’une perception romantique de la France et de son histoire et de considérations réalistes. La France permettait aux dirigeants sionistes de mener des activités sur son territoire, d’envoyer sporadiquement des armes et d’organiser l’immigration juive à partir de ses ports. Cette politique française était soutenue pour l’essentiel par certaines personnalités socialistes souvent Juifs et anciens résistants, tels que Léon Blum René Mayer ou Daniel Mayer, par le ministre de l’Intérieur Édouard Depreux et par l’armée. Jérusalem et des Lieux saints et l’avenir des institutions françaises en Israël, sujet qui tenait particulièrement à cœur au consul général de France à Jérusalem, René Neuville. Premièrement, la France  fille aînée de l’Église , qui se préoccupe du sort de Jérusalem et des Lieux saints.

Deuxièmement, la  puissance méditerranéenne  qui se soucie de ses intérêts en Afrique du Nord et au Levant. Troisièmement, la France  humaniste et résistante , pays de l’émancipation des Juifs, où se trouve la plus grande communauté juive d’Europe après la Seconde Guerre mondiale, et qui fait prévaloir les droits de l’Homme. Suez, c’est faire référence à la fois au canal qui relie la Méditerranée à la mer Rouge, mais aussi à la coalition militaire qui a tenté de s’en emparer en 1956. Bien que la France ait déjà amorcé de timides relations de coopération militaire dès l’indépendance d’Israël en 1948, Paris avait cependant privilégié de ne pas définir publiquement ses liens avec le nouvel État, ceci dans le but de maintenir un équilibre avec ses partenaires arabes. En dépit des nombreuses analyses qui supposaient, à l’époque, que toute collusion entre les gouvernements français et israélien ne tiendrait que le temps que l’ordre soit rétabli en Algérie, cette coopération s’est cependant maintenue durant une décennie entière. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France, qui venait à peine de retrouver sa souveraineté nationale, commençait peu à peu à perdre ses possessions en Orient.

En apparence, avec le retrait français au Proche-Orient, le Royaume-Uni aurait pu paraître comme sans rival pour ce qui est de l’influence sur la production des hydrocarbures ainsi que sur le canal de Suez. Un certain nombre de régimes ou de militants politiques arabes ne se montraient pas insensibles à l’assistance de Moscou. C’est ce constat qui a amené les Américains à vouloir barrer au plus vite la route à l’expansion du communisme au sein du monde arabe et dans les zones pétrolifères. Pour la France, cette alliance politique et militaire dont elle était exclue a constitué une violation de l’esprit de la déclaration tripartite, signée le 29 mai 1950.