Enquête : traité de commerce avec l’Angleterre Tome 1 PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche L’abolition de l’esclavage consiste à interdire juridiquement l’esclavage. Europe, un enquête : traité de commerce avec l’Angleterre Tome 1 PDF historique d’ampleur internationale conduisit à une abolition progressive de l’esclavage dans les territoires contrôlés par les Européens ou ceux issus de leur colonisation. L’émergence de multiples formes de résistance peut être considérée comme une donnée structurelle des sociétés esclavagistes.


Enquête : traité de commerce avec l’Angleterre. Tome 1 / Conseil supérieur de l’agriculture, du commerce et de l’industrie
Date de l’édition originale : 1860-1862
Sujet de l’ouvrage : France — HistoireFrance — Histoire

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De telles révoltes ne sont pas l’exclusivité du domaine occidental : la rébellion des Zandj contre le pouvoir des Abbassides entre 869 et 883 dans le sud de l’Irak constitue historiquement l’une des principales révoltes d’esclaves noirs. Dans un registre plus quotidien, les phénomènes de sabotage du travail, des outils, les vols, l’empoisonnement des maîtres et commandeurs, les incendies de plantations, le refus d’apprendre le créole de la part des bossals nouvellement débarqués des navires négriers étaient des manifestations de cette culture de résistance, au même titre que l’infanticide ou le suicide. Ces révoltes ont pu rendre plus complexe le maintien et le développement de sociétés esclavagistes et même contribué a accélérer le phénomène abolitionniste. L’abolition de l’esclavage est un acte juridique qui ne peut émaner que d’une autorité reconnue comme normative au sein d’une communauté politique. En d’autres termes, c’est le dominant, et donc le maître de l’esclave, qui  accorde  l’abolition. Sa législation, la seisakhtheia ou  libération des dettes , ne concernait cependant qu’une catégorie très particulière de la population, les citoyens athéniens asservis pour dettes. Elle interdisait toute créance garantie sur la personne du débiteur, mais également la simple vente d’un Athénien libre, y compris par lui-même.

La tradition établit un lien entre ce phénomène et les décisions de Bathilde, reine des Francs et régente du royaume. Louis X le Hutin, miniature du Recueil des rois de France, vers 1550. L’application de l’ordonnance royale demeura cependant strictement circonscrite au territoire européen, ne remettant à aucun moment en cause la participation active de Français au commerce triangulaire et à la mise en place d’une économie esclavagiste dans ses colonies antillaises. Même si ces deux mouvements, légitimation toujours plus nette de la traite d’un côté, émergence d’un discours abolitionniste puissant de l’autre, semblent être contradictoires, ils ne le sont qu’en apparence, dans la mesure où ils puisent aux mêmes sources de l’affirmation de la liberté individuelle. En fait, cela doit être mis en relation avec l’idée que tout processus d’intégration politique et sociale au sein d’un groupe entraîne l’impossibilité de l’asservissement au sein de ce groupe et inversement la désignation d’un  Autre , extérieur à la communauté, qui lui paraît tout désigné pour jouer le rôle de l’esclave.

On chercha immédiatement à obtenir des autorités religieuses un blanc-seing pour pratiquer la traite et l’esclavage. La question se posa d’abord pour les Portugais qui souhaitaient prélever quelques populations noires d’Afrique pour peupler et exploiter São Tomé et les Açores. Le 2 juin 1537, le pape Paul III le condamna à son tour en termes vigoureux dans sa lettre Veritas ipsa, suivie le 29 mai de la bulle officielle Sublimis Deus. Ces tergiversations des autorités catholiques manifestent le caractère contradictoire des textes auxquels un chrétien pouvait se référer pour définir son positionnement vis-à-vis de l’institution esclavagiste. Les précurseurs de l’abolitionnisme furent les quakers américains et britanniques dès les années 1740.