Eduquer et Punir : La colonie agricole et pénitentiaire de Mettray (1839-1937) PDF

Méchants garnements  : Caricature allemande de eduquer et Punir : La colonie agricole et pénitentiaire de Mettray (1839-1937) PDF montrant un maître d’école faisant subir à ses élèves diverses formes de châtiments corporels. Un châtiment corporel est une forme de punition dont l’objectif est d’infliger une douleur physique afin d’amener une personne reconnue coupable d’une faute ou d’un délit à un repentir et à éviter la récidive.


La colonie de Mettray est la plus célèbre de toutes les institutions pénitentiaires pour enfants et adolescents. En un siècle (1839-1937), elle tente de redresser plus de 17 000  » délinquants  » âgés de 6 à 21 ans : les uns ont volé une pomme, les autres commis le seul délit de vagabondage ou encore le crime d’être orphelins… Nichée au cœur de la Touraine, cette entreprise de moralisation par le travail de la terre, cette institution sans mur aux allures de jardin fleuri, donne corps au rêve d’un philanthrope: arracher de petits  » innocents coupables  » à l’univers fétide des prisons. La Colonie invente ses propres valeurs, ses règles et ses légendes, pour répondre largement aux attentes d’une société toujours prompte à contrôler l’individu. Mais le bel exemple se transforme vite en véritable bagne pour enfants. Punitions, vexations, travaux harassants, tel est le lot quotidien des petits côlons de Mettray, L’écrivain Jean Genet, qui y passe près de trois ans, en fait le point de départ de son œuvre en clair-obscur et le philosophe Michel Foucault l’érige en modèle de l’archipel carcéral. Cet ouvrage offre une utile et passionnante mise en perspective historique des colonies pénitentiaires aux centres éducatifs fermés. Il participe au débat actuel sur la prise en charge d’une enfance indistinctement qualifiée de  » coupable « ,  » difficile « ,  » délinquante  » ou  » surveillée « .

Pour la Société canadienne de pédiatrie,  Le terme discipline signifie transmettre des connaissances et des habiletés, éduquer. Cependant, on le confond souvent avec punition et contrôle. La discipline est la structure qui aide l’enfant à se tailler une place dans le monde réel avec plaisir et efficacité. C’est le fondement du développement de l’autodiscipline. Pour la Cour Inter-américaine des Droits de l’Homme,  l’infliction d’un châtiment corporel par flagellation constitue une forme de torture.

Pour la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,  Il n’existe aucun droit pour les personnes, et moins encore pour le gouvernement d’un pays, d’infliger de la violence physique à des personnes en raison de délits. Un tel droit reviendrait à ce que la Charte approuve la torture d’État, ce qui serait contraire à l’essence même de ce traité relatif aux droits humains. Falak fouettant la voûte plantaire d’un criminel. Le châtiment corporel judiciaire désigne l’infliction d’un châtiment corporel en vertu d’une condamnation prononcée par un tribunal. Les formes de châtiments corporels judiciaires utilisées varient selon les époques et les sociétés considérées. Geltner ajoute que  Distinguer les mesures qui relevaient ou non du châtiment corporel demande donc de définir le contexte culturel. Selon Druzin, l’application effective de châtiments corporels varie  quasi certainement de façon significative entre les différents systèmes pénaux nationaux.

Dans certains cas, il pourrait ne s’agir que de la survivance d’une loi « dans les textes », peu voire jamais appliquée en pratique. La prévalence effective des châtiments corporels à l’école à travers le monde est mal connue car peu étudiée. Deux chercheurs spécialistes des violences à l’école écrivaient en 2005 que  Très peu de pays ou d’études collectent des données sur la victimisation des élèves par le personnel des écoles. Taïwan interdit depuis 2006 les châtiments corporels dans toutes les institutions scolaires.

Une circulaire de 1991 stipule que  Le maître s’interdit tout comportement, geste ou parole qui traduirait indifférence ou mépris à l’égard de l’élève ou de sa famille, ou qui serait susceptible de blesser la sensibilité des enfants. Tout châtiment corporel est strictement interdit. Concernant les collèges et lycées, une circulaire de l’année 2000 stipule que  Les punitions infligées doivent respecter la personne de l’élève et sa dignité : sont proscrites en conséquence toutes les formes de violence physique ou verbale, toute attitude humiliante, vexatoire ou dégradante à l’égard des élèves. En 1987, dans une étude consacrée à la prévalence des punitions constatable en pratique dans le système scolaire primaire français, le sociologue Bernard Douet indiquait :  il est clair que le système punitif est bien présent dans l’institution scolaire actuelle, et qu’il dépasse largement les recommandations officielles. En 1992, Éric Debarbieux écrivait :  il faut bien le dire, il y a plus d’enfants recevant gifles, fessées ou subissant diverses contraintes physiques que d’enseignants agressés dans les écoles françaises ! Dans son rapport, Baldet a tenté d’établir un état des lieux à partir des réponses à un questionnaire diffusé dans toutes les académies. Du fait du très faible nombre de réponses concernant le second degré, celui-ci n’a pas été inclus dans l’analyse.

En France, les punitions physiques ne sont pas interdites explicitement par la loi. Un système de tourniquet servait à bloquer sur une barre de bois les chevilles des élèves définis dont le maître pouvait frapper la plante des pieds à son aise. 6 enfants sur 10 âgés de 2 à 14 ans, soit près d’un milliard d’enfants dans le monde, subissent des châtiments corporels de façon régulière de la part des personnes qui en ont la charge. Nicaragua : les châtiments corporels existent encore, même si une loi en 1996 a tenté de les limiter. Guatemala : beaucoup de personnes pensent que les enfants sont la propriété des parents. Les châtiments corporels sont mis sur le compte des guerres et conflits qui ont frappé le pays pendant longtemps. Une Commission a été créée en 1998 contre les mauvais traitements sur les enfants.

Caraïbes : les châtiments corporels sont très fréquents et sont presque une  tradition . Cuba : l’État dit qu’il n’existe plus de châtiments corporels à l’école, et que ceux dans les familles sont très rares. Haïti : beaucoup de personnes pensent encore que les châtiments corporels sont  normaux . Des juristes veulent essayer de lutter contre cela. Jamaïque : les châtiments corporels semblent encore être acceptés. Le Comité des droits de l’enfant remarque qu’il n’est pas suffisant d’interdire les châtiments corporels trop  excessifs .

République Dominicaine : les châtiments corporels sont encore très fréquents. Pérou : les châtiments corporels très présents. Bolivie : les châtiments corporels sont presque un  phénomène de société . Ils sont beaucoup utilisés par les parents comme une méthode d’éducation. Les enfants les acceptent car ils pensent que cela les éduquent. Colombie : les châtiments corporels sont encore très fréquents. Cependant il commence à y avoir des actions contre, grâce au Comité des droits de l’enfant.

Canada : les enfants ne peuvent pas bénéficier de la sécurité de la personne. Les châtiments corporels sont interdits par le Code civil. Mais ils sont acceptés dans une mesure raisonnable par le code pénal. Beaucoup d’enseignants sont favorables aux châtiments corporels. L’ONU et la Commission québécoise des droits de l’homme ont demandé au Canada d’enlever cet article du Code pénal. Le Child Management Policy interdit les châtiments corporels dans les familles d’accueil.

Unis : les châtiments corporels sont encore très pratiqués à l’école dans beaucoup d’états. Le New-Jersey est le premier état à avoir interdit cela en 1867, et le Delaware est le dernier en 2003. Dans certaines écoles, les parents peuvent à ce que leur enfant n’en reçoive pas. Les élèves noirs américains sont plus souvent battus que les élèves blancs.

Les châtiments corporels sont également très présents dans les familles. En 1998, la chambre des communes a interdit les châtiments corporels dans les écoles de GB. 12 ans polonais ont subi un traumatisme physique dû à une punition à visée éducative. Hongrie : La société Tarki a réalisé une enquête montrant que le châtiment corporel était un procédé éducatif utilisé de manière quotidienne. Le président Saparmourad Niazov s’exprimait au sujet des châtiments corporels :  Nous devons éduquer notre jeunesse. IBN SINA disait que celui qui veut donner une bonne éducation à son enfant doit le battre. C’est comme l’utilisation de l’engrais en agriculture.