Droit de l’Union européenne – 1ère éd.: Connaissance du droit PDF

La religion grecque antique désigne un ensemble de rites et de pratiques de l’Antiquité grecque. Chacun d’eux peut être invoqué sous divers aspects en fonction du lieu, du culte et de la fonction qu’il remplit. Ces puissances dotées de pouvoirs surnaturels, sous le même nom, peuvent droit de l’Union européenne – 1ère éd.: Connaissance du droit PDF une multiplicité d’aspects. En fait, elle ne se cantonne pas à certaines sphères de la vie quotidienne mais peut concerner tous ses aspects.


Droit de l’Union européenne Pierre-Yves Monjal L’Union européenne est un objet juridique qui repose sur un corps de principes et de règles contenus notamment dans ses traités fondateurs. Cet ouvrage a ainsi pour ambition de présenter ces principes afin de saisir l’Union de manière objective et débarrassée de tout jugement de valeur politique. C’est en effet la bonne connaissance des fondements juridiques de cette association de vingt-sept membres, de cette union conventionnelle d’États inédite dans l’histoire de l’organisation internationale, qui permet de comprendre l’Union européenne dans ce qu’elle a d’original.
Dans cette optique, quatre thèmes seront successivement abordés : le système normatif, la distribution des compétences, l’organisation institutionnelle, les procédures décisionnelles et de contrôle. La part généralement consacrée aux faits historiques ou encore à l’actualité de l’Union européenne sera ici délaissée en raison de l’orientation disciplinaire choisie.
Pierre-Yves Monjal est agrégé des facultés de droit, professeur de droit public à l’Université Paris XIII, consultant à la direction des affaires juridiques des ministères de l’Économie et du Budget (sous-direction du droit communautaire).

Cependant la société grecque antique était radicalement différente de la nôtre. Notre mot  religion  n’existe pas en grec ancien. L’opposition entre le profane et le sacré, les limites que nous établissons entre le laïque et le religieux, sont ici incertaines, voire non pertinentes. Article détaillé : Sources sur la religion grecque antique. La religion grecque n’existant plus en tant que telle, il faut, pour la connaître, s’appuyer sur un ensemble important de sources, qui sont principalement d’ordre littéraire, épigraphique et archéologique.

Aussi riches et intéressantes qu’elles soient, toutes ces sources ne sont réellement pertinentes que considérées ensemble. Dans les textes d’Homère et d’Hésiode, la place et la fonction des grandes divinités de la Grèce sont déjà en partie fixées. Hésiode, un poète béotien, dans sa Théogonie, présente une mise en ordre des rites et des mythes relatifs à la naissance du monde divin. Cette religion était dotée de divinités multiples, surtout féminines et anthropomorphes, et accordait un caractère sacré à l’arbre, au pilier, aux cornes de consécration, à la double hache et au bouclier en huit, ainsi qu’à certains animaux comme le serpent, l’oiseau et le taureau. Zeus carien de Labranda, à la double hache, peut-être d’origine égéenne.

Le nom de la plupart des divinités apparaît déjà sur les tablettes mycéniennes. La période qui s’étend entre la chute de la civilisation mycénienne et celle où la Grèce s’est formée avec sa propre religion, est très obscure. Hyacinthos désigne une divinité préhellénique de la végétation. Il n’est pas aisé, en l’absence de témoignages directs — la majorité des sources étant littéraires — de se prononcer sur la nature réelle de la foi et du sentiment religieux du peuple grec.

Pour les Grecs, les dieux ne sont pas extérieurs au monde, ils n’ont pas créé l’univers ni les hommes, mais ont été eux-mêmes créés. Ouranos, qui donnent chacune naissance à d’autres puissances de façon indépendante. Lui manquer de respect, c’est risquer qu’elle cesse d’assurer cette protection, danger qui concernerait tous les citoyens. Les obligations de la communauté concernent d’abord le respect de la tradition ancestrale. La religion grecque ne s’appuie sur aucune révélation.

La cité grecque ne connaît ni Église. La piété n’est pas l’expression d’un sentiment de relation intime avec une divinité. La religion grecque ne semble donc pas avoir demandé une adhésion profonde en un dogme, qui n’existe d’ailleurs pas, mais le simple respect des rites. Est généralement considéré comme impie tout ce qui va à l’encontre de la tradition, en matière de religion, toute innovation : l’introduction dans la cité de dieux qui ne sont pas encore officiellement acceptés, des conceptions qui mettent en cause des croyances traditionnelles, la modification de rites ancestraux.

L’impiété, c’est-à-dire une absence de respect à l’égard des rites d’une cité, est considérée comme un crime passible d’une condamnation devant les tribunaux. De même, l’on jugeait impies les excès de  piété , comme la superstition. Ainsi, à supposer que les sectateurs d’une nouvelle religion ou d’un dieu nouveau pour la cité désirent pratiquer leur culte, ceux-ci doivent en demander l’autorisation, qui sera soumise au vote. La gravité de la peine infligée à Socrate peut s’expliquer par le fait qu’en introduisant illégalement de nouveaux cultes, il risquait de vexer les dieux de la cité et d’affaiblir leur protection. Le sacré en tant que tel n’existe pas dans la religion grecque. Trois notions proches, cependant, sont à connaître, qu’il convient de ne pas confondre.

Ce terme renvoie aux choses qui permettent la mise en œuvre des conditions nécessaires à la réalisation du rite. Il s’agit des formes casuelles ou circonstancielles, et non pas essentielles, du sacré. Ce terme pourrait être traduit par l’adjectif saint. Il caractérise ce qui est définitivement éloigné de la vie quotidienne et du monde commun par sa pureté. Il est notable que c’est le terme qu’on utilise en grec moderne pour désigner les saints chrétiens. Le téménos est en effet une zone, un lieu, un endroit de taille variable que l’on a séparé du domaine humain, revenant ainsi définitivement aux dieux. Ce dernier terme connote l’idée de permission.

Un être devenu impur à cause d’une souillure, donc exclu des rites et interdit d’entrée dans un téménos, redevient hósios après s’être lavé de cette souillure. La pureté, dans la religion grecque, n’est pas morale mais matérielle. Son importance est capitale car l’on ne peut participer aux rites et pénétrer dans un téménos, sanctuaire ou non, qu’en état de pureté. Les notions de pureté et d’impureté dépendent entièrement du contexte : tel objet considéré comme pur peut être impur dans un autre contexte. C’est pour cette dernière raison que tout meurtrier, qu’il soit mortel ou non, doit être  lavé  de sa souillure après le combat, même si celui-ci était loyal ou dans l’intérêt de la Cité. Léto, mère d’Apollon et Artémis, pour qu’elle y accouche. Apollon lui-même dut, après avoir tué le monstre Python, se purifier de son meurtre.